INFLUENCE SUR LES MASSES DE TISSU MOBILES
modifia la force du choc, il se trouva qu'un courant même très-faible suffisait pour raccourcir les filaments. Un courant trop fort les tue, c'est-à-dire qu'ils se raccourcissent brusquement et ne se rallongent plus.
Kabsch * a employé un appareil de Ruhmkorfi' desservi par un élément de Grove. Le gynostènie de Stylidium graminifolium et adnatum montra le maximum de sensibilité aux chocs d'induction ; un courant très-faible, la spirale secondaire étant presque entièrement déployée, exerça tout à fait la même influence qu'un ébranlement mécanique ; les organes les plus vieux et ceux qui ont déjà été souvent excités se meuvent plus lentement Un courant fort, traversant la plante tout entière, amène une sorte de paralysie, les organes reproduc&urs restent immobiles ; les ébranlements mécaniques sont sans action sur eux, même lorsque le courant a cessé d'agir; au bout d'une demi-heure environ, la sensibilité reparaît. Pour anéantir définitivement le mouvement, il fallut employer l'action inductrice de toute la spirale primaire. — • Une pai-ticularité remarquable de cette plante est que les fleurs qui étaient encore en boutons dans l'inflorescence où a agi le courant électrique se développent bien, mais leur appareil reproducteur a perdu la sensibilité, tandis que, dans les autres inflorescences de la même plante, elle est encore -complète. • Les étamines de Berberis et de Mahonia sont beaucoup moins sensibles ; elles ne sont mises eu mouvement que par un courant assez fort pour anéantir la sensibilité; une fois paralysées, elles gardent la position du sommeil, tandis que les gy- Dostèmes de Stylidium peaveut, dans ce cas-là, rester dans la position normale. J'ai déjà parlé de l'influence qu'ont, suivant Kabsch, les chocs d'induction sur les folioles latérales d'Hedysarum gyrans ; remarquons encore que, lorsque l'appareil agissait très-énergiquement pendant peu de temps, les folioles terminales prenaient la position du sommeil ; si, au contraire, on les saisit dans cette position et qu'on les soumette à un courant modéré, elles se relèvent l^rement au bout d'un certain temps; aucun efiet semblable ne se produit sur les Oxalis, Acacia, Robinia, etc. — Dans ces observations, le choc d'induction n'était pas appliqué directement sur l'organe, mais un des fils rencontrait une plaque de cuivre dans le sol ; l'autre, terminé par un crochet, était fixé à un rameau au milieu de la tige environ, le contact étant rendu parfait au moyeu
■ Bot. Zeîlg. 1861, p. 358 et suiv.
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