IKFLCENCK DE L'ÉLECTHICITÉ SUR LES PLANTES, ETC
entourées d'une couche d'iiumidité hygroscopique, il mit les plantes à examiner dans l'eau. Au fond de deux verres à boire, il verse une couche d'un demi-pouce de mercure, et les remplit ensuite d'eau jusqu'au boni. Des fils de platine fixés dans des tubes de verre plongent leur extrémité amalgamée (qui ne dépasse le verre que de quelques lignes) dans le mercure; l'autre bout est mis en communication avec le fil multiplicateur. Il fermait la chaîne en plongeant dans les deux verres une bande de papier buvard humide; l'aiguille restait immobile; il la mit eu mouvement eu ajoutant dans l'un des vases une petite quantité de sel de cuisine, d'un acide et de sève végétale. Pour empêcher la polarisation de la surface supérieure du mercure par le courant, il suffit de le remuer avec une baguette de verre. Pour étudier l'état électrique d'une plante, il la uiettail à la place du papier buvard : après chaque expérience, il examinait l'état de l'appareil en rétablissant la communicatiou par le premier moyen. Les racines soigneusement lavées plongeant dans un vase, et les feuilles dans l'autre, l'aiguille dévie très-clairement ; si l'on renverse l'arfangement. elle se meut dans l'autre sens. Il examina de cette foçon des jeunes pommiers, pruniers, sapins, églantiers, euphorbes, Senecio vulgaris. Beta. Daucus carota, Oxalis stricta, Reseda, Viola tricolor et odorata. Fragaria. Nicotiana, différentes graminées, joubarbe. Agave aniericana. Opuntia. Acropera Laddigesii, etc. Le degré de déviation de l'aiguille variait beaucoup, mais la direction du mouvement était toujours la même, indiquant un courant qui allait des racines vers les feuilles ; la taille des plantes, la quantité de sève qu'elles renfermaient et d'autres circonstances (jui modifiaient leur conductibilité, n'agissaient que sur le degré de déviation de l'aiguille.
n soumit aussi à l'exjiérience des rameaux. îles tiges ou des feuilles coupées; la surfiace de section plongeant d'un côté, la partie intacte de l'autre, le courant se manifesta toujours et sa direction fut constamment de la sur&u:e de section vers les feuilles ; outit' les plantes déjà mentionnées, il examina encore du chêne, du noyer, du saule, du peuplier argenté, Paulownia imperialis. érable, Oleander, gi-oseiller, thé, Spira-a. vigne, pin, cyprès, Pinus lanceolata, genévrier, choux, raifort, pavot, TrapKolum majus. Seduin tectonim et hybridum, fougères, etc. Le courant se manifestait toujours que la blessure fût faite avant ou après l'immersion. Sur des rameaux arrachés et ayant séjourné jilusieurs jours dans l'eau, sur des feuilles tombées à demi flétries. l'action fut la même, mais beaucoup moins énergique. L'effet n'était pas toujours immédiat, mais. tont en diminuant insensiblement, durait des heures entières. — Deux feuilles attachées à la même plante et i)longées dans tes deux vasee ne font pas dévier l'aiguille; mais si Tune d'elles est nmtilée, un courant partant de ce point se dirige à travers la plante vers l'autre feuille. Le limlie d'une seule feuille suffit pour produire un courant, toujours à condition que la partie qui plonge dans un des vases soit entamée; le courant se dirige de ce point vers la face supérieure de la feuille. Les fleurs et les friiits ©firent des phénomènes semblables ; la portion intacte de Técon-e verte est également positive à l'égard de la i)artîe blessée du rameau. Les parties situées immédiatement sous l'épidenne sont négatives par rappoH À la surface extérieure : le cambium est également négatit de méine que
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DES INFLUENCES DANS L INTËHIEUH DE LA PLAMt, Uî)
i'aubîer et le bois. Pour les chainpignoiis (Agaricus cainpesti-is, nudusmuscarius, Lycopenlon gemmatuni), la surface supérieure «lu clia))eau et la couche extérieure du style sont positives, tandis que l'intérieur est négatif. — Il n'y a pas de courauts eutie différentes parties de l'épiderme ou des tissus intérieurs ; dans ce liemier cas pouilant, en séjtarant les portions acides et alcalines, on doit olitenir un r^ultat. BufT attribue toute destruction momentanée de l'équilibre à des circonstances accidentelles.
Le même auteur tire de ses observations les conclusions générales suivantes : 1° tous ces courants électriques ne peuvent pas avoir leur origine dans la plante elle-mËiue, puisqu'on peut à volonté les diriger en haut, en bas ou latéralement ; lem' direction à l'intérieur du végétal dépend uniquement de la position de la feuille à laquelle le circuit, après avoir parcoui'u une partie de la plante, est fermé ; 2" toute la surface verte des feuilles est constamment clans un état électrique iH)sltif : tandis que les liquides contenus dans les cellules et les racines sont négatifs, la force électromotrice, par laquelle cette séparation est effectuée, est très-faible, n'a aucun rapport avec les phénomènes de végétation, mais dépend uniquement des relations chimiques entre l'eau et la sève des plantes. Cette dernière idée s'appuie encore sur les observations suivantes : il se sert de l'appareil déjà décrit, prend deux bourrelets de papier buvard soigneusement humectés et pUés à angle droit; chacun d'eux est placé perpendiculairement dans un des vases, les deux branches lioiizontales tournées l'une vers l'autre. Sur l'extrémité de l'une d'entre elles, il place un i)eu d'acide sulfurique dilué, de solution de sel de cuisine, de potasse, de sève tte lummes. de prunes, etf.. puis l'amène en contact avec l'autre. Immédiatement, un courant passi' du premier rameau dans le second ))ar la surface de contact, mais il s'af- &iblit rapidement et cesse bient&t tout à fait. Cela semble montrer, suivant Buff, que lorsqu'iuie solution aqueuse est entoui'ée d'eau de telle façon que d'un côté le passage soit soudain, tandis que de l'autre il y ait gradation, un courant se développe toujours et se dirige du côté où la solution cesse brusquement. Ces conditions se trouvent réaUsées dans les plantes, car l'épiderme limite bien nettement la position de la sève, tandis que, du côté des racines, il y a passage graduel jusqu'à l'eau environnante. — Les racines employées dans ces observations offraient évidemment une foule de blessures, car il est impossible de débarrasser ces organes de la teiTc sans déchirer quelques parties du chevelu ; ou pourrait donc attribuer à ce fiiit la similarité de propriétés des racines et des surfaces de section. D'un autre côté, les racines qui se sont développées lians l'eau et dont la surÊice est parfaitement intacte, se comportent vis-à-vis de rabsori)tioii des liquides, des solutions de substances colorantes et de rhyi>ernianganat(' de potasse, parfaitement comme les surfaces de section. Les données de Buff sont donc peut-être bien vraies pour les racines intactes, mais il serait intéressant d'en avoir ta preuve directe. Le même autem* a aussi étudié la tension électrique d'une chaîne de feuilles. Douze verres remplis d'eau sont placés à la suite les uns des autres : chacun contient une capsule d'argile également pleûie d'eau, les observations sont fajtes sur des feuilles autant que possible de forme allongée et en pleine végétation ; le style de chacune ploi^e dans une capsule d'argile, tandis que l'extréinité du limbe va jusque dans l'eau du verre suivant. Entre le premier style et
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