‹ Physiologie végétaleChapitre 45 sur 121 · INFLUENCE DE L ELECTRICITE SUR LES PLANTES, ETC · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE L ELECTRICITE SUR LES PLANTES, ETC

le demiei' limbe, la tension est toujours très-faible et corresjiond tout au plus à la moitié d'un élément galvanique (zinc, cuivre et eau).

En employant la méthode de Du Bois, Jiirgensen et Heidenhaiii ' sont arrivés à des résultats tout à fait semblables. Ils traitèrent une feuille de Vallisneri a spiralis comme Du Bois traite un morceau de muscle ou de nerf; au moyeu du nmltiplicateur, ils constatèrent un courant allant de la surface extérieure à la surface de section ; la déviation de l'aiii^lle fut, dans ditl'érentes expériences, de 1 à 30 dcfîrés; la force du courant diminuait toujours rapidement et variait beaucoup d'une feuille à l'autre. Toute nouvelle section en augmentait immé<liatement l'intensité. Entre le sommet et la surface supérieure de la feuille il n'y avait jamais de courant. Cela les amena à penser que le phénomène était dû uniquement à la différence chimique entre la sève et l'eau qui humecte la face supérieure de la feuille ; ils le prouvèrent par l'expérience suivante : Un petit cylindre (le papier buvard est saturé d'eau ; une extrémité est en outre humectée avec de la sève, et soit cette partie, soit la surface extérieure sont mises eu comnmnication avec des âls conducteurs. L'a^uille du multiplicateur dévia constamment de M degrés ; le courant allait de l'eau distillée à travers le multiplicateur jusqu'à la sève, c'est-à dire suivait le même chenun (jue dans la feuille.

Becxiuerel ' a déjà expliqué en la critiquant l'expérience suivante de Pouillet. Ce dernier auteur place sur mie table vernie deux rangées de douze bocaux de ven-e également veniis ; il les remplit de terre de jardin et, au moyen de tils métalliques, les fait comnmniquer entre eux et avec la fa(^ supérieure d'un coiulensateur ; la face inférieure était en contact avec le sol. Des graines sont ensuite semées dans les vases ; ]>endaiit les deux premiers jours, elles augmentent de volume, et il n'y a pas production d'électricité ; mais lorsque les petites plantes conmiencent à sortir de terre, les plaques d'or manifestent la présence d'un excès d'électricité lK>sltive. Les vases avaient, par conséquent, retenu l'électricité négative, tandis que les gaz qui s'échappaient des jeun^ plantes emmenaient la jiositive. La remarque (1. c.) que, « pendant la nuit, l'effet était le même, bien que l'action chimique filt renversée, » rcjiosc sur une erreur, puisqu'il s'agit ici simplement de la germination et non point encore d'assimilation. Ijes expériences jiortèrent sur des graines de blé, de cresson, de giroflée et de luzerne. Au bout de trois ou quatre jours, il suffisait d'une seconde pour charger le condensateur. Pour que l'expérience réussisse, l'air de la chambre doit être au.ssi sec que possible. Le rôle de la végétation dans ces phénomènes n'est prouvé que par le tait qu'avant la germination, il n'y a pas d'électricité produite. Cela posé, on peut accepter l'explication de Becquerel; il compare la germination à une véritable combustion, et cherche à comprendre par ce moyen ce développement d'électricité. Pendant les premiers temps, lorsque les gaz restent dans la terre, les deux électricités s'annulent. Pour que le condensateur se charge, il fant que l'acide carbonique puisse s'échapijer. Becquerel lui-même reconnaît, avec raison, que cette théorie n'est jias parfaitement satisfaisantp,

< Studicn (Ifs physiol. Instituts zu Breslau, 1861, p. 104,

' Elemeiitp (1er Êlectro-Chemie (Irntl. allem.), Erfurt, 1857, ji. 3(11.

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DES INFMtKCËS DANS L'INTÉKIEUR DK LA PLANTE, ■ 97

car l'évaiKiration et les troiiijforinatioiis Aes substances ortfaniques dans la teiTe des vases, suffisent à elles seules pour dévelopiter de l'électricité. — Riess, qui a répété ces expériences ' sans obtenir les mêmes résultats, itf ,se prononce pas positivement ; il (lit simplement qu'il lui schMh que, ilans les expériences tle Pouillet, tout accès n'est pas fermé à des causes productrices d'électricité étrangères à la véf^étation. Il remplissait une t-apsule de laiton, ou plus souvent un vase de porcelaine, soigneusement isolé, de terre de jardin humide ; au moyen d'un lil de laiton, il la faisait rommuniquer avec la plaque collectrice, également en laiton, d'un condensateur de 6 i>ouces de diamètre. Depuis mars jusqu'en août 1844, il tit {fermer onze fois du Lepidium sativum ; il examinait le condensateur chaque joui-, jusqu'à ce que les jeunes plantes eussent atteint une hauteur (le 2 pouces. H y avait souvent des traces d'électricité dans le condensateur, mais elle n'était pas toujours de m^me espèce, et d'autres expériences faites avec de la terre non ensemencée semblèrent montrer que ces trace.s d'électricité ne venaient i)oint de la végétation.

' Pogg. .Ann LXIX, 2,sc*,

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I\FLL'BM'E DE LA PESANTE tilt

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