‹ Physiologie végétaleChapitre 68 sur 121 · nov · texte numérisé non relu

nov

5 ap.m.— 8 av.m.

1,77 gramm.

Nuit.

8av.m.— lOav.m.

Matin.

lOav.m.— llav.m.

llavjn.-12h.

12 h. — 2ap.m.

Milieu du jour.

2ap.m.— 4ap.m.

Soir.

4ap.nL— 6ap.m.

6apjn.— 8 av.m.

Hi *

8av.m.— 3ap.m.

Jour.

3ap.m.— 5ap.m.

5ap.m.— 8av.m.

Nuit.

D'autres expériences me conduisirent à des résultats analogues, mais je n'ai jamais pu parvenir à écarter entièrement les oscillations de température.

x) On peut comparer l'évaporation de l'ean à l'air libre et de colle qui est enfermée dans la plante, en supposant que la quantité d'eau qui s'est échappée d'une feuille forme une couche à sa surface. D'après Unger (L c, p. 332), la couche d'eau qui, pendant l'unité de temps, s'évapore à l'air libre est plus épaisse que celle qui s'échappe d'nne feuille, dans certains cas, jusqu'à cinq et six fois. En septembre 1856, je plaçai un rameau de peuplier blanc, coupé obliquement à sa base, dans l'ean près d'une fenêtre ouverte ; il était haut de 135 cent., et offrait une surface de feuilles de 2700 cent.

îdbyGoogle

254 CIBCULATIÛN DE l'EAO.

carrés' ; eo 1 10 heures, il s'en échappa 480 cent, cubes d'eau, ce qui, sur la surface de 2700 cent carrés, donne une couche de 1,8»™ de hauteur. Dans un cylindre de verre rempli d'eau, il s'évapora pendant le même temps une couche de 5'*™ de hauteur, soit 2,8 fois plus que par les fenilles. — Un Hehanthns annuus eo fleurs coupé an collet absorba et transpira eu 118 heures 1100 cent, cubes d'eau ; hauteur de la tige : 140 cent; surface des feuilles et des enveloppes florales : 4920 cent carrés, ce qui donne une couche d'ean de 2,23™™ d'^aisseur; à l'air libre, 5,3"™. — L'eau ne s'échappe pas de la surface mesurée h l'extérieur des feuilles, mais des parois et des espaces iatercellulaires qui oflrent une superficie bien plus considérable, 10 fois au moins sans exagération. Le rapport de ]a quantité d'eau évaporée en plein air ou dans les parois d'une cellule est donc pour le penpher '/t» ^ U P^^^ l'Helianthus Vtt ^ 1- Cette grande lenteur de l'évaporation dans les parois des cellules peut venir de ce que les espaces intercellulaires sont presque saturés de vapeur et de ce que les membranes vivantes retiennent l'eaa avec une certaine énei^e; dans les membranes mortes, l'évaporation est beaucoup plus rapide, ainsi que Mohl et d'autres observateurs l'ont démontré.

Une membrane animale morte ne retarde nullement l'évaporation de l'eau dont elle est imbibée; à aurfacea égales, elle semble, au contraire, perdre plus de liquide dans l'ucité de temps qu'un bocal à l'air libre; j'at^ trïbue cela à ce que, grâce à sa structure moléculaire, la membi-ane offre toujours nne foule d'inégalités qui, en fait, font que sa surface est plus considérable que ne l'indiquent les mesures. Dans un vaste cylindre de verre, je versai une couche d'acide sulfurique concentré ; puis, sur le fond d'un verre renversé, je plaçai deux petite vases également de verre. J'en suspendis deux autres au couvercle de verre qui fermait exactement le cylindre ; ces deux derniers étaient des bouteilles sans fond. Les deux premiers vases furent remplis l'un d'eau et l'autre de sel de cuisine; la surface de ces liquides était en contact immédiat avec l'air desséché au moyen de l'acide sulfurique, et s'évaporait directement. Le fond d^ deux bouteilles était remplacé par une membrane animale (amnios) soUdement attachée, au-dessus de laquelle se trouvait, dans l'une, de l'eau, et dans l'autre une solution de sel de cuisine. Le col de ces bouteilles était assez bien bouché pour que l'évaporation ne pût se faire qu'à travers la membrane. En 78 heures, à 14,5° R., il s'évapora, sur 10 cent, carrés :

' Poids des fenilles fraîches 57,6 gr.

Poids de la tige 67,6 t

Poids de tout le rameaa 125,3 •

En 110 heures, 480 gr. d'eau éTsporée; soit 8,8 fois le poids de la plante.

îdbïGoO^lc

EFFET COMBINÉ DE Lh FOEtCE DES HACINES, ETC. 355

Eau libre. 2,38 gr.

Solution de sel libre 1,37 n

Eau à travers la membraue 4,55 »

Sel à travers la membrane 2,23 »

Ainsi l'évaporation à travers la membrane était presque le double de celle qui avait lieu à l'air libre.

d. Sffet combiné de la force des racioes, de rasceusloD de la sève à Irarers le bois,

el de la trauspiralioa.

§ 63. Les trois organes au moyen desquels la circulation de l'eau s'effectue, les racines, le bois et les feuilles, travaillent chacun pour leur compte, an moyen des forces dont ils sont doués; dans les racines, c'est surtout l'influence endosmotique du contenu des cellules qui attire l'eau et la chasse dans les cavités du bois; dans le corps ligneux, la capillarité, l'imbibition et les changements de volume de l'air agissent de concert pour élever l'eau en partie dans les cavités du bois, en partie dans l'épaisseur des parois des cellules et des vaisseaux ; les feuilles, de leur côté, transpirent plus ou moins, suivant leur état propre et suivant aussi les circonstances extérieures. Le résultat de ces actions diverses peut être que on bien que la quantité d'eau perdue par la transpiration est égale à celle qu'amènent les racines, ou bien celles-ci absorbent plus que les feuilles ne transpirent, ou bien enfin les feuilles sont plus actives que les racines. La plante se trouve ainsi placée dans des états différents, que certains signes extérieurs peuvent faire reconnaître. Le corps ligneux peut être considéré comme un régulateur, et lorsque son volume est considérable, il peut en quelque sorte annuler de grandes différences entre l'absorption des racines et la dépense des feuilles, et les rendre inoffensives pour la plante. Si, comme cela arrive au printemps, il entre plus d'eau par les racines qu'il n'en peut sortir par les feuilles, le superflu s'emmagasine dans le corps ligneux jusqu'à ce qne la pression qu'il exerce arrête l'absorption ; si, au contraire, pendant les jours chauds de l'été, la transpiration est énergique, tandis que le sol est desséché, le liquide renfermé dans le corps ligneux satisfera pour un temps aux besoins des feuilles. C'est à cause de cela que de grands arbres peuvent résister à de très-loogu» sécheresses sans se faner, tandis que nous voyons les plantes herbacées accuser bientôt par l'état de leurs feuilles le dessèchement partit^ du soL Ainsi, pour expliquer les différents états dans lesquels

\ ■ DigizedtyGOOgie

266 ancuuTiON de l'eau.

se trouve un végétal par suite de l'action inhale des racines et des

fenilles, il vaudra mieux nous en tenir aux plantes herbacées.

§ 64. Nous pouvons prendre connue état normal de la plante, celui dans lequel les racines tirent dn sol et envoient dans le corps ligneux autant d'eau que celui-ci en cède aux feuilles qui transpirent. Nous n'avons à étudier ici que la rapidité avec laquelle l'eau traverse le corps ligneux, condition qui, dans la même plante, peut varier considérablement d'un moment à l'autre- lorsque la transpiration et la force des racines agissent éneigiquement toutes les deux, le volume d'eau qui traverse le corps ligneux est considérable, tandis que lorsque le temps est humide, que les feuilles n'agissent presqne plus, la rapidité de la circulation descendra à son minimum. Si nous représentons la rapidité du courant d'eau dans le corps l^oeux, au moyen du volume du liquide qui le traverse dans l'oaité de temps (volume qui, dans les conditions que nous avons posées, est égal à celai qu'évaporent les feuilles), cette rapidité ne sera pas la même en tous les points dn corps ligneux. La masse d'eau qui s'évapore au sommet d'un arbre traverse la partie non divisée de la tige avec une certaine rapidité ; ensuite elle se répand dans les rameaux', dont les coupes transversales prises ensemble représentent une plus grande surface que celle de la tige ; la rapidité diminue par conséquent ; si la tige devient plus mince h mesure qu'elle produit un rameau latéral, ce pourra être dans un rapport tel que la rapidité d'ascension de l'ean reste la même sur de longs espaces. Ces conditions, dont la réalisation peut amener de grandes différences dans l'état de la plante, n'ont été jusqu'à présent soumises à aucune recherche.

D est difficile de donner des renseignements un peu approximatifs sur la rapidité de l'ascension de l'eau dans le bois, même lorsqu'on sait quel volume il en passe dans l'unité de temps. D'après tout ce que nous avons vu, les cavités visibles et les pores moléculaires des membranes semblent se comporter d'une manière très-différente à l'égard de l'eau ; il faut donc distinguer la rapidité d'ascension dans les premières et dans les secondes, mais les chif&'es manquent complètement; ce serait évidemment un travail fort utile de chercher à en établir an moyen de mesures exactes du volume d'eau trangpirée, de la surface transversale du bois, de ses cavités et de ses parties solides, etc. Â défaut de données plus exactes, je repren-

' Voyez de» exemples de Da Hamel, Phya. des arbres, 175S, I, 95.

DigizedtyGOOgle

Page 1