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EFFET COMBINÉ DE LA FORCE DES RACINES, ETC

drai le calcul fait par Haies ' ponr donner une idée approximative de la rapidité d'ascension de l'eau dans la tige. Il passa eu douze heures à travers son Heliantbus 34 pouces cubes d'eau ; la section de la tige oSrait une surface de 1 pouce carré; si elle avait été creuse, elle aurait été traversée en douze heures par une colonne d'eau de 34 ponces de hauteur. Mais comme le liquide ne se meut que dans les interstices de la substance solide, sa rapidité devait être plus granda Haies estime les interstices à '/, de la surface, et ta rapidité à 45 '/^ pouces en douze heures. En transformant ces chiffres en secondes et en millimètres, nous trouvons que chaque molécule d'eau parcourait en une seconde h peu près 0,03i^; d'après Nsegeli *, le zoospore de Tetraspora tubrica se déplace en une seconde à -j- 14" G. de 0,08""", soit trois fois plus vite que la molécule d'eau dans l'Helianthus. Mais le chifire trouvé par Haies est évidemment trop petit ; de la surface de 1 pouce carré de la tige, il fallait commencer par retrancher la moelle et l'écorce, à travers lesquelles l'eau ne monte point. Du corps ligneux lui-même, il faut encore retrancher tes grands vaisseaux et les cavités cellulaires remplies d'air qui ne servent point à l'ascension de l'eau. Par ces corrections, la surface qui sert véritablement à l'ascension de l'eau (c'est-à-dh« surtout les pores moléculaires des parois cellulaires) se trouve réduite à '/, tout au plus de l'estimation de Haies. La rapidité d'ascension se trouve donc à peu près égale à celle du zoospore de Tetraspora. D'après H. v. Mohl et Max Schultze', le courant de protoplasma parcourt en une seconde, dans les poils staminauxde Tradescantia, 0,0045"™,et dans ceux d'Urtica, 0,003'miij l'eau se meut donc dans la tige 6 à 10 fois plus vite qu'une granule de protoplasma. Dans le rameau de peuplier blanc dont j'ai déjà parlé, il passe en 110 heures 480 cent cubes d'eau; la surface de section du bois était à la partie inférieure, abstraction faite de l'écorce et de la moelle, de 72°i"i carrés. Si la tige avait été creuse, la colonne d'eau aurait monté en une seconde de 0,016o°i», soit trois ou quatre fois plus vite que le protoplasma. Mais les parties qu'il fant retrancher du corps l^eux, vaisseaux et cellules, représentent an moins la moitié de sa surface ; la rapidité d'ascension de l'eau se trouve ainsi doublée; en outre, nous n'avons pas encore tenu compte des molécules solides de la membrane, entre lesquelles l'eau

> Statical Essa;», 1781, I, 8 à 9.

' Beitr&ge z. wiss. Bot., Heft II, 102.

^ M. Scboltze, • das Frolopluraa der Rbizopoden. j IdGS, p. 47.

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est imbibée; nous avons supposé que toat l'espace occupé par les membranes était rempli d'mie couche d'eau conttnue; si noas supposons que les pores moléculaires occupent la moitié de la snr&ce des membranes, nous sommes plutôt au-dessous de la vérité ; notre nombre primitif de 0,016°™ se trouve donc doublé encore une fois, et Dons avons pour la vitesse d'ascension de l'eau par seconde 0,016 X 4"™ = 0,064™™, soit 19 à 20 fois plus vite que les granules de protoplasma dans les poils. Si l'on pouvait apercevoir les molécules d'eau dans les membranes, elles paraîtraient, sous an fort grossissement, animées d'un mouvement très-rapide, et ressembleraient dans les espaces moléculaires à un essaim de zoospores. Mais si elles étaient visibles à l'œil nu, leur mouvement serait à peine sensible, tout au plus deux fois aussi rapide que celui de l'extrémité de l'aiguille à minute longue de 20™™ d'une montre.

§ 65. Le second cas possible, celui où les radnes absorbent plus d'eau qu'il ne s'en échappe par la surface de transpiration, peut se présenter chez toutes les plantes; les circonstances extérieures peuvent toujours diminuer ou arrêter la transpiration, tandis que les racines continuent à agir comme à l'ordinaire ; ce fait se présente r^lièrement au printemps chez les plantes ligneuses, lorsque les feuilles ne sont pas encore développées; il y a enfin des v^étanx qui, grâce à une oi^anisation spéciale ou à l'état particulier du milieu où ils vivent, absorbent plus d'eau par leurs racines qu'ils n'en peuvent évaporer par leurs feuilles ; ce superflu s'échappe sous forme liquide en des points spécialement organisés pour cela. — Les tissus seront diversement influencés par cette grande activité des racines ; d'abord Us se rempliront d'eau, se gonfleront jusqu'à ce que la pression qu'ils exercent arrête l'ascension du liquide ; ensuite, si sur les feuilles ou la tige se trouve un point incapable de résister longtemps à la tension intérieure de la sève, celle-ci commencera à s'échapper et les racines h agir de nouveau ; nous nous retrouverons ainsi dans un cas analogue à celui d'une tige coupée au-dessus du collet Si le volume du corps ligneux est faible, il sera bientôt saturé, et si les circonstances sont favorables, la sève sortira goutte à goutte; c'est le cas de beaucoup de nos plantes herbacées et annueUes ; lorsqu'après le coucher du soleil, l'air se rafraîchit et que la rosée commencera tomber, on voit paraître de petites gouttelettes d'eau à l'extrémité et au bord des feuilles. C'est le moment où la transpiration atteint son minimum, tandis que le sol, encore chand, favorise l'absorption de l'eau par les racines. Fendant la journée,

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