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MOUVEMENTS DE8 GAZ DANS LES PLANTES. S6T

ambiant que par la diffusion ' ; id, comme dans la diffusion des principes nutritifs, les modifications chimiques qui s'opèrent incessamment dans l'intérieur de la cellule, empêchent rétablissement d'un équilibre stable entre le gaz qui a déjà pénétré et cdoi qui est encore à l'extérieur ; une cellate, même isolée, o&e à ce point de vue des conditions trop compliquées pour qu'il soit possible d'estimer la quantité de gaz qui passera dans un temps donné, ou même de ramener ce phénomène aux lois élémentaires de la diffusion. La complication augmente naturellement beaucoup lorsque des cellules de différentes espèces sont réunies en masses de tissus considérables; les gaz ont alors à passer tantôt d'one cellule à l'autre, tantôt d'une cellule à un espace intercellnlaire. Je crois qu'en résumé on pourrait distinguer les cas suivants :

1) Toute cellule isolée est en contact immédiat avec l'atmosphère ou avec l'eau ambiante : le volume du gaz ambiant comparé à celui que renferme la cellule est assez considérable pour qu'on puisse négliger les changements de composition chimique et de pression, occasionnés par l'échange constant de molécules. Dans ce cas se trouvent tes algues et beaucoup de champignons unicellulaires qui vivent dans l'eau, les Vauchériées, les gonidies des lichens. On peut paiement y faire rentrer les plantes filiformes ou membraneuses formées d'une seule couche de cellules : algues filamenteuses, protonema des mousses, Hyphomycètes, Nitella, feuilles de la plupart des mousses, etc.

2) Dans les masses de tissas formées d'un grand nombre de cellules, si celles-ci sont intimement soudées les unes aux autres, les plus extérieures seules tirent directement de l'eau ou de l'air, les gaz dont elles ont besoin ; celles qui sont situées à l'intérieur reçoivent par diffnsion les gaz qui ont déjà traversé leurs voisines ; ceux-ci arrivent non-seulement plus lentement, mais encore ils ont subi en route différentes modifications chimiques; par exemple, une partie de l'oxygène est employé dans les couches extérieures à former de l'acide carbonique qui pénètre avec lui dans les parties plus profondes. Cela seul suffirait déjà à rendre différente l'activité chimique et par conséquent tout le cours de l'existence des diverses couches de cellules. Ce n'est qu'hypothétiquement qu'il faut mentionner ici les algues et les champignons gélatineux : toutes les

' Les lois de la difhslon des gaz, sont fort bien exposées dans: Lndwig, Lehrbnch des Physiolog. des Mensctieii. 1868, I, 10, et dans: A. Ficb, Mediciniacbe Pbysik,

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cellnles isolées les unes des antres dans la conche de gélatine sembleat placées dans les mêmes conditions. Un tissu dans leqael les gaz ne peuvent arrirer à certaines cellules qu'après en aToir traversé d'autres, se rencontrent bien dans certaines parties des plantes sapérienres, mais toujours rarement; le cas de beaucoup le plus fréquent est celui où les cellules laissent des inter^ valtes entre elles, de manière que chacune est au moins sur une partie de son pourtour en contact immédiat avec les gaz. A ce but concourt encore la formation des espaces intercellulaires (lacunes) fréqnents déjà dans les algues massives, dans certains champignons et dans beaucoup de lichens, parfaitement réguliers dans le parenchyme des plantes supérieures. Enân, des conduits aériens d'une certaine capacité sont fréquemment formés par la résorption de certaines séries de cellules, par le dessèchement et le déchirement des tissus à l'intérieur ; le bois est parcouru par des vaisseaux, et ses cellules communiquent fréquemment les unes avec les antres.

C'est ainsi qu'à de rares exceptions près, dans les masses les plas considérables de tissus végétaux, un point tout au moins de la membrane cellulaire se trouve en contact direct avec le gaz. Nous pouvons encore distinguer deux subdivisions suivant que les cooduits aériens sont ouverts à l'extérieur ou non.

a) Les conduits aériens intérieurs ne sont pas, lorsque la plante est intacte, directement onverts dans l'atmosphère; les différences de pression entre l'intérieur et l'extérieur ne peavent pas s'égaliser immédiatement mais seulement par diflusion ; un passage constant de gaz a lieu à travers les membranes extérieures des cellules superficielles. Ce cas ne parait se réaliser que dans les plantes submergées qui ne possèdent pas de stomates*. Les espaces intercellulaires atteignent alors une grande capacité, de manière à former une sorte d'atmosphère intérieure; souvent mi^me certaines parties se gonflent, deviennent de véritables vessies aériennes et servent alors d'appareils natatoires. Cette atmosphère intérieure est soumise

' D'après A. Weisa (Jahrb. fdr wies. BoL, IV, 189) des stomates, en petit nombre il est vrai, existent sur les parties submergées des Najas et des Potamogetoa ; la conclusion de cet auteur qœ le milieu dans lequel uu organe se tronve (air, terre, eau), n'a pas d'influence sur l'ezisteBce des stomate s, me parait an peu prématurée. La rareté des stomates sur les paraâies sans chlorophylle qui habitent l^umos, leur fréqueDce, an contraire, sur les octanes à chlorophj'lle, sur les feuilles des plantes terrestres, montrent qu'ils jouent un rdie positif dans la circulation des gu, c'est-àdire dans tonte la vie de la plante-

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