MOUVEHENTS DES GAZ DANS LES PLANTES. S
L'extrémité capillaire da tube correspond évidemment aux ouvertures des vaisseaux, sur la section supérieure du morceau de .bois de k fig. 28. U faut donc toujours penser à cette force capillaire, lorsqu'on étudie la sortie de l'air par une ouverture étroite sous l'eau.
Haies (Statical essays, I, p. 156) a montré par une expérience (fig. 30) la perméabilité des vaisseaux pour l'air ; il a prouvé en même temps qu'ils communiquent avec les fissures de l'écorce. Un rameau o u est fixé au moyen d'un bouchon et d'un enduit dans le col d'une cloche M; l'extrémité u plonge dans l'eau du petit vase c ; l'appareil est placé sur la platine d'une pompe pneumatique à laquelle la cloche E sert de récipient. A mesure qu'on le vide, l'air qui pénètre par la surface o sort en fonne de bulles par rextrémité m ; lors même que 0 est recouvert d'un enduit imperméable, l'air continue à passer par «, souvent pendant plusieurs jours; il ne peut, ainsi que Haies l'a montré, pénétrer que par les fissures de l'écorce entre /.■ et 0, Celles-ci ne communiquent donc pas seulement avec les espaces intercellulaires de l'écorce, mais aussi avec le bois, et ce dernier est plus perméable à l'air que les premiers. Si l'on enferme la branche A- o, dans le récipient a rempli d'eau, ^'8- 30.
il ne passe plus d'air, et le courant ne recommence que lorsque le bois est de nouveau parfaitement sec
§ 72. J'ai démontré par l'expérience suivante la perméabilité des stomates pour l'air et leur communication avec les vaisseaux ligneux. Les traits principaux de l'appareil %. 31 sont les mêmes que ceux du précédent; de l'acide carbonique, produit dans la bouteille F, est amené par le tube de caoutchouc K dans le récipient a (ju'il remplit entièrement Une feuille fraîche Best fixée au moyen d'un enduit parfaitement imperméable danslebouchonde la cloche !1; l'extrémité u du pétiole plonge dans de l'eau de chaux. Dès les Itremiers coups de piston, le gaz Fig. si.
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Î78 aRCULATION DE L AIR.
passe à travers la feuille et vient sortir en « où il trouble l'eau; il pénètre par Its stomates, traverse les espaces intercellulaires dn parenchyme et passe dans les vaisseaux; c'est exclusivement par eux qu'il sort ; si le pétiole est creux, il ne s'échappe même que par te canal principal.
Si, au lieu d'une feuille, on place dans l'appareO une tige de Brassica Napus, de Polygonum Fagopyrom, de Solanum tuberosum, ou UQ rameau de Syringa, de Prunus Gerasus, on verra, dès qu'on raréfie l'air du récipient, l'acide carbonique arriver dans l'eau de chaux par la section de la tige; ainsi les vaisseaux du bois communiquent avec les stomates. Si l'on place dans la même position une plante entière avec ses racines intactes (Brassica, Hordeum, Fagopyrum), on ne verra passer aucune bulle de gaz; elles arrivent, au contraire, dès qu'on coupe une racine.
Au moyen de l'appareil fig. 32, il est facile de &ire passer par les stomates un courant de gaz en sens inverse; il faut seulement que les difTérentes parties en soient construites avec le plus grand soin. Le limbe de la feuille est enfermé dans la cavité sphérique du récipient de verre a. Le pétiole est très-soigneosement fixé dans le bouchon, le tube terminal de a pénètre dans le récipient R et plonge dans l'eau de chaux c. On peut supprimer le vase b où arrive l'acide carbonique, en attachant le tube de caoutchouc k à l'extrémité du pétiole. A mesure que l'on vide le récipient B, l'acide carbonique pénètre dans l'eau de chaux par le tube du vase a ; il ne peat arriver là qu'après avoir pénétré par le pétiole et être ressorti par les stomates du limbe.
(Phaseolus, Helianthus annuus.) Si l'on se bornait à retourner la feuille de la fig. 31 de manière à faire tremper le limbe directement dans l'eau, on obtiendrait un tout autre résultat, dn moins avec beaucoup de plantes ; il sort bien un certain nombre de bulles qui restent attachées à la surface du limbe, mais ii ne se produit jamais de courant continu parce que les stomates se ferment, ou bien l'eau y pénètre et s'y maintient par la force de la capillarité.
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