‹ Physiologie végétaleChapitre 83 sur 121 · he«e.j5È:;j · texte numérisé non relu

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' Yrolik et de Vriese, Ann. des Se. nat., 1840, XIV, 360.

' Gurean, * Hémoire sor les relations qui existent entre l'oxygène consommé par

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3t4 INPLUBNCB DE L'OXVG^E ATMOSPHÉRIQUe.

Carreau a encore donné deux autres tabelles analogues qui montreDt le même rapport entre l'oxygène consommé et la chaleur propre; les trois laoyennes sont les suivantes :

1" expérience : chaleur moyenne = 6,5' 2" » » = 6,1'

oxygène consommé = 16,1 « = 16,9

Les chiffres de la dernière colonne indiquent combien un volume du epadice contient de volumes d'oxygène.

t) Hubert et de Saussure ont remarqué que des quantités considérables de vapeur d'eau se condensaient sur les parois des récipients, renfermant des spadices de Colocasia odora et d'Arum Dracunculus. On ne sait point encore s'il faut attribuer la présence de cette eau à la transpiration activée par l'élévation de la température ou à d'autres causes. L'eau produite en même temps que l'acide carbonique aux dépens de la substance organique ne peut représenter qu'une faible portion de cette quantité.

H. Production de chaleur dans Vautres fleurs.

C'est encore Th. de Saussure qai, le premier, a tenté ces recherches, mais il n'a jusqu'ici pas trouvé d'imitateur. D ne s'est pas seulement borné aux fleurs dont il avait étudié la respiration, il en a encore observé 60 autres espèces dont la forme, la disposîtioD intérieure, etc., étaient favorables à l'expérience. Il s'est servi d'un thermoscope de la construction de Pictet; c'était une boule de verre de 9™"" de diamètre munie d'un tube long et étroit, ouvert aux deux bouts ; l'iDStroment est plein d'air, et le tube renferme on index mobile (une goutte d'eau ou d'alcool) qui parcourt un espace de 2 cent, lorsque la température de la boule varie de l** C. Les fleurs il examiner étaient placées dans un endroit où la température fut constailte, un certain temps avant le commencement de l'expérience. Le thermoscope portait des bras mobiles qui permettaient à l'observateur de l'introduire dans la fleur, et de l'en ressortir sans s'approcher trop près.

Un grand nombre de fleurs se maintenaient, à cause de la transpiration, un peu plus froides que l'air ambiant. Ce n'est qne dans trois cas qu'il fut possible de constater une chaleur propre dans \e^ fleurs : Cucurbita, Bignonia radicans, Polianthes tuberosa.

Lorsque, dit de Saussure, on applique entre 7 et 10 heures avant midi la boule du thermoscope contre la base des anthères de Cn-

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PRODUCTION DE CHALBUR. 3tS

cnrbita Melo Pepo, on voit souvent, si la fleur est, bien fraîche et provient d'une plante jeune, l'index parcourir un espace de 6 à 9 cent', ce qui représente une augmentation de température de 4 à 5° C; dans un certain cas, la différence fut même de 8 à 10°. L'auteur examina à différentes reprises 30 fleurs mâles, et n'en rencontra pas une seule où l'augmentation de température ne fût pas sensible. Si les plantes sont vieilles et que leurs feuilles soient recouvertes d'une effiorescence blanche, la différence n'est pas aussi marquée ; pendant la pluie ou la rosée, elle n'est pas appréciable ; la température de l'air la plus favorable à ces observations est de 15 à 20o C. Les fleurs femelles s'échauffent beaucoup moins que les mâles. Les résultats obtenus avec des fleurs de Gucurbita Pepo sont les mêmes. Aux mois de joillet et d'août, des fleurs parfaitement intactes de Blgnonia radicaus s'échauffent également un peu. En faisant pénétrer la bonle dans l'intérieur de la corolle aussi profondément que possible, on remarque une différence de 0,5» G.

Dans le Polianthes tuberosa, ce ne sont que les premières feuilles épanouies d'une inflorescence dans lesquelles se manifeste une élévation de température de 0,3" C.

De Saussure ne parait pas attribuer senlement & la forme des flenrs lenr refroidissement si fréquent; il semble même disposé i admettre d'antres causes d'échauffement que la combustion du carbone.

Caspary (Flora, 1856, p. 219) a étndié avec assez de soin tes phénomènes de production de chaleur dans la fleur de la Victoria r^ia; la température s'élève déjà dans les bontons, surtout dans les anthères; an moment de l'épanouissement, elle s'abaisse de nouveau pour s'élever encore au bout de 1-4 heures. La fleur est alors de O,55('-4,04° B. plus chaude que l'eau dans laquelle la plante croit, et de 6,45-1 1,1° R. plus chaude que l'air; chaque jonr, au lever du soleil, la température de la fleur atteint son minimum, et son maximum à midi. La chaleur est produite dans les filaments, les staminodes, les pétales et les pistils, mais surtout dans les anthères, qni sont parfois de 2,90-5,95° R. plus chaudes que l'eau, et de 8,66°- 12,2° R. (?) plus chaudes que l'air. Les pétales, les staminodes et les stigmates sont notablement plus frais. Cependant, vers le troisième jonr, la température des anthères s'abaisse, et alors les stigmates sont de 0,8-1° R. plus chauds qu'elles. D'une fleur h l'antre,

' L'origiiuil porte • millim. > ce qui est uui§ doute une erreur tn)0gn4>lijque.

DigizedtyGOOgle

St6 INFLUENCE DE l'uXTGÈNE ATMOSPHÉRIQUE.

il y a des Tariations notables. La température moyenae de la fleur diffère d'autant pins de celle de l'air, qae celnî-ci est plus froid (?). La prodnctioD de chaleor continae jusqu'à ToaTerture des anthères et à l'émission du pollen, qui a lieu ordinairement pendant la seconde nuit (certfdns points de ce travail me paraissent peu clairs).

D'après Gdppert (Warmeentwickelimg, 1S30, p. 185), Schulz aurait constaté un échauffement dans les fleurs de Cactus grandiâonis et Ae PancratiDin maritimum ; d'après Unger (Anat. und Physiol., p. 403). de Vriese aurait fait la même observation sur le Cycas circmalis.

I 81. La produciion de clialeur pendant la gertninalion a été d'abord reconnue dans la préparation du malt d'orge ; Gdppert* l'a plus taird observée dans différentes espèces. Après avoir fait ramollir un grand nombre de graines dans l'eau, il les mettait en tas; elles commençaient là à germer et à s'échauffer. Pour mieux empêcher encore la déperdition de chaleur, il les entassait quelquefois dans des vases de bois enveloppés d'étoupe. Dans ces conditions, plus la germination est rapide, plus il y a de chaleur produite ; mais souvent les graines moisissent et se décomposent. Le grand défaut de cette méthode git dans la trop faible quantité d'air qui arrive aux graines ; on pourrait peut-être y remédier tout en gardant le même principe. En tous cas, ces expériences prouvent positivement la production de chaleur dans la germination, surtont si l'on ne s'occnpe que de l'effet produit pendant les premiers jours. D'ailleurs, dans bien des cas, les graines se développèrent assez pour qu'on ne pût pas attribuer à leur décomposition la chaleur produite. En s'en tenant donc à la première période de la germination, où il n'y avait pas encore de moisissure, on peut en toute sécurité citer les chifires suivants, qui indiquent la différence de température entre tes graines et l'atmosphère : Blé et avoine, 9-10» R.; maïs, 5-6° R.; pois et chanvre, 6-7° R.; trèfle, 14° R.; Spergula arvensis, 9» R.; Braskica Napus, 17° R. ; Carum Carvi, 6° R. Des bulbilles d'Allinm sativnm, des pommes de terre, traitées de la même façon, s'échauffèrent de 2,T> R. sans qu'il y eût apparence de décomposition.

§ 82. Production de chalpur dans les organes verts de végétation. Je laisse ici de côté tous les travaux de date un peu ancienne, leg méthodes d'observation ne permettant pas d'avoir la moindre confiance dans les résultats '. Je ne parlerai que des observations de date récente de G&ppert et de Dntrochet

' < Deber W&nneentwickelnng io den lebenden Pflanzea. * Wien, 1832. ' Toyez-en le résumé dans GOppert, < Ueber die W&rmeentwickeliuig in den Pflinzen, derea OefKeren und Sehntzmittel. * Breslau, 1830, p. 1S5-177.

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PROOUCTrON DE CHALEUR. 3x7

Pour préserver autant qae possible la chalear produite dans les oi^anes de végétation contre la condacUbllité, le rayonoement et l'évaporation, G^tppert (L c) a employé une méthode analogue à celle qni lui avait réussi dans ses recherches sur la germination ; il entassait une certaine quantité de plantes, et plaçait le thermomètre au milieu ; les différeuceB & observer devant être très-faibles, il fallait eipérimenter à un moment où la température de l'air n'offrit que de faibles oscillations; un abaissement rapide du thermomètre, par exemple, pourrait conduire, grâce au peu de conductibilité des organes végétaux, à de graves erreurs. Avant le commencement de t'espérience, les plantes étaient maintenues pendant un certain temps à l'endroit où elle devait se faire.

< Le plus souvent, - dit GOppert, « le thermomètre commence par baisser de */, ou de 1 degré pour se relever ensuite. Avait-il atteint une hauteur supérieure à celle qu'il occupait dans l'atmosphère, il fléchissait dès qu'on éloignait les enveloppes protectrices de la plante. ■ Gdppert employait soit des rameaux coupés, soit des plantes entières; pour les maintenir frais, il faisait plonger les premiers dans l'eau. Dans une de ces expériences, 14 onces de plantes d'avoine de 3 ponces de longueur (qui, par conséquent, n'avait pas entièrement dépassé la période de germination) étaient mises en un tas. Pendant trois jours, la température de l'air oscilla entre 15,1 et 15,60 R.; celle des plantes d'avoine entre 16,6 et 18, 4» R; elles étaient encore parfaitement saines après l'expérience, et continnèrent à croître.

Vingt tiges de mais et de Cypems esculentus attachées ensemble se maintinrent de 1 à 1,5'' an-dessns de la température de l'air. Une livre de plantes d'Hyoscyamus n^er en âears munies de leurs racines s'échauffèrent en deux heures de 0,3° ; pendant la troisième heure, de 0,9'>; de ta quatrième à la dixième, de 1,4" h 1,8»; le troisième jour ce n'était plus que l». Quatre livres de plantes de Sedum &cre, une livre de rameaux de Pinns Abies, d'Eupatorium cannabinum, de Solidago arguta en fleurs, s'échauffèrent de 1,5 à 2". Pendant seize heures, la température de 10 livres de fruits vertfi de Fhaseolns vulgaris se maintint entre 19,2 et 19,5°, tandis que celle de l'air oscillait de 17,4° à 15,4o. En une heure, latempératare d'une livre de plantules de Spergula arvensis, longues de 1 pouce, s'éleva de 1 degré. Des plantes de pois qui avaient déjà servi anx expériences sur la germination se maintinrent, lorsqu'elles eurent atteint une longueur de 2-4 pouces, de 4 à 5" au-dessus de

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ZtB tNPLUEHCB DE L'OXYGÈNE ATMOSPHÉRIQUE.

la température de l'air (1 livre). Hait jours plas tard, les mêmes plantes (384 exemplaires), longues de 10 à 12 pouces, pesaient 24 ODces; leur température oscillait entré 17,5 et 19,4'>, tandis que celle de l'air était 16,5-16,4".

Datrochet' compare les plantes aux animaux & sang froid, et conclut à la nécessité de la production de chaleur par la respiration chez les premières. Sa méthode diffère beaucoup de celle de GOppert. Il a employé deux appareils, dont l'un est représenté dans la fig. 39 ; o, e, A est une aiguille thermo-électrique que les fils n cj' et m f mettent en relation avec le multiplicateur; la partie e est en fil de fer, les parties o et A et leurs prolongements eu fil de cuivre; les deux extrémités de e sont soudées avec o et avec A, et les points de soudure vernis sont plantés dans les rameaux c et d. c est l'organe virant dont il s'agit d'observer la température; il repose dans le vase d'eau x; d &été tué auparavant; il est suspendu par un fil au support s, et sert de point de comparaison. Le pot à fleurs a est remph de sable humide et recouvert de la plaque de gypse b, sur laquelle repose une grande cloche de verre; les bords de cette dernière sont entourés de sable humide. Dans des expériences préliminaires, on compare les écarts de l'aiguille du multiphcatenr avec des différences de température connues; toutes les précautions sont prises pour écarter les causes d'erreur. Le rameau qui sert de point de comparaison a été tué par immersion dans de l'eau à 50^ G. à l'air libre; le rameau vivant est toujours un peu pins chaud, ce qui peut s'expliquer par la transpiration on peu plus lente de ses tissus. Mais si, tandis qu'une des extrémités de l'aiguille est introduite dans le rameau c, l'autre est enveloppée de papier, c'est l'inverse qui a lieu ; la transpiration dans l'oigne vivant suffit pour abaisser sa température. C'est à écarter cette cause d'erreur en

Rg. 39.

■ Ann. des Se. nat., 1840, Xm, I.

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