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LES MATÉRIAUX DE LA CELLULOSE

draient directement d'ane transformation de la cuticule; celle-ci de son cdté dérive de la cellulose ; d'abord de nature subéreuse, elle devint peu h peu soluble dans Talcool et fusible à un certain d^ré de chaleur. L'autenr n'a pas examiné si la cuticule suffGrait pour produire les masses considérables de cire qui reconrrent ces végétaux. Le foit que les membranes cellulaires ne sont pas perméables pour la cire ne prouve point que ces substances ne viennent pas de l'intérieur de la cellule ; nous connaissons trop peu les propriétés endosmotiques de la cellulose pour pouvoir décider la question. Les arguments invoqués par Wigand à l'appui de sa théorie ae sont pas non plus fort concluants. Malgré cela, je ne repousse point cette idée de prime abord ; je prétends seulem^t qu'elle n'est point absolument prouvée.

Earsten et Wigand ' ont également admis la transformation des membranes cellulaires en résine ; ce dernier pense que les membranes cellulaires des tissus les plus divers peuvent subir cette métamorphose.

Dippel ' conteste la chose au moins pour l'Abies pectinata. Mais comme il prétend que ce sont les grains d'amidon qui produisent la résine, que les membranes ne jouent qu'un rôle secondaire dans cette opération, la contradiction n'est peut-être pas aussi évidente qu'elle semblait au premier abord. Si les grains d'amidon se transforment en résine, la cellulose peut bien suivre le même chemin. En tous cas les observations de Wigand, dans lesquelles cet auteur a vu les membranes disparaître et être remplacées par de la résine, n'ont point été contredites '.

Jetons encore avant de terminer un r^ard sur les substances du groupe pectique *. La pectose dont elles dérivent toutes entre probablement dans la constitution des membranes- La pectine (la première du groupe après la pectose) peut fort bien dériver de la cellulose ; rien, ni dans ses qualités physiques, ni dans sa formule chimique ne s'oppose à cette hypothèse. D'après d'anciens travaux de Frémy', dans les fruits qui mûrissent la pectine augmente tandis. que la cellulose diminue (dans les poires d'hiver de 17,7 % à 3,4 o/„.)

■ Voy. 1. c, de plus, sur la forma^oo de la résine: H. von MoU, Bot. Zeituug, 1869, n- 39-40.

■ Dippel, Bot. Zeituug, 1863, p. 256.

* Wigand, Jahrb. f. wisB. BoL UI, 164.

* Toj. Fr. Schotze, Lahrb. d. Chem. f. Landw., II, 191. D'après Frém; la formule de la pectine serait: C^H^gOg^ (ou CtHsO*).

■ Frémy, Comptes rendos, XLVIU, 203.

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400 TRANSFOIUIATIONS DIS PRINCIPES NUTRITIPS.

D'après Mnider ' , ]es parois des cellules de l'épiderme, da coUochyme et da parenchyme d'Opmitia brasUiensis, du coUenchyme de SambncQs nigra, la paroi extérieure des vaisseaux lacticifères de TEophorbia Caput-Afedosse seraient composées d'un mélange de cellnlose et de pectose. D'après Frémy, les couches internes des membranes cellulaires seraient formées de pectose dans les racines qui prodoisent de la pectina D'après Eabsch *, ce sont les coaches externes des membranes cellalalres de Daacns Garota qui se transforment en pectose. Enfin, saivabt Yogel' : « La substance intercellulaire de la racine du Taraxacnm officinale et du Podospenaum Jacquinianam est due à nne transformation chimîqoe graduelle et centripète des membranes cellulaires; le produit en est de la pectose. » Il dit aussi plus loin : * Les vaisseaux lacticifères dans ces deux plantes se forment par la fusion de cellules conductrices (cambiformes et criblées) voisines. La fusion est précédée de la transformation des membranes en pectose. » Mais toutes ces données ne sont point prouvées et U faut des recherches approfondies, exécutées avec l'aide de méthodes micro-chimiques ponctionnées pour que ces transformations prennent rang de faits positif et prouvés.

< Hnlder, Vemich einer allgem. phjsiol. Chemie, 1844, p. 498 et 514.

* Kabwh, Jahrb. £ wiss.Bot., UI, 368.

■ Togel, Sitznngsber. der bùa. Âïad. d. Wiss. Wien, 1863, XLVIU, 689.

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