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TRANSPORT DES PRINCIPES PLASTIQUES, ETC

sîème agent, le bois dont les élémeats parenchymatenx serrent de dépôt pendant tes périodes de repos ; an printemps lear contenu est utilisé par les bourgeons. Les vaisseaux lacticifères contiennent des combinaisons azotées, des bydrates de carbone et des matières grasses qui se meuvent librement & travers la plante.

Dans mon mémoire : u Ueber die Leitung der plastischen Stoffe durch verschiedene Gewebeformen n (Flora, 1863, n" 3), j'ai donné un résumé des ouvrages les plus nouveaux sur le sujet qui nous occupe. J'attache maintenant encore moins d'importance qu'alors aux expériences d'annulation pratiquées sur les dicotylédones ligneuses ; je pense que les fonctions des oi^anes que j'ai désignés comme tissus conducteurs, sont suffisamment prouvées par le mode de distribution des principes élabora dans la plante, par leur apparition et leur disparition dans certaines cellules, par le fait enfin qu'ils ne sont pas toujours créés, mais amenés, là où nous les rencontrons. Ma manière de voir me semble d'accord avec les fiiits connus ; elle ne s'appuie que sur la connaissance de la distribution des principes élaborés dans les tissus et sur les conditions générales de l'assimilation. Les anciennes rechercbes sur la sève descendante s'étaient limitées aux plantes dicotylédones ligneuses; les conclusions tirées des expériences d'annulation étaient toujours incertaines ; par la solution de continuité de l'écorce, les fonctions de différents tissus se trouvaient troublées, et comme on ne savait pas quelles cellules remplissaient le rôle de tissus conducteurs dans l'écorce, on ne pouvait pas appliquer ces observations à des plantes d'une structure différente. C'est H. von Mohl ' qui, le premier, a attribué à un organe particulier (cellules à parois minces des faisceaux) les fonctions de tissus conducteurs (vasa propria des monocotylédones, « Siebzellen » de Hartig, « Gitterzellen « de Mohl); il s'appuie sur le fait que le contenu muqueux de ces cellules est toujours riche en matières protéiques. Caspary * fit remarquer que chez beaucoup de phanérogames, les vasa propria, les cellules criblées sont remplacées par des cellules allongées, à parois lisses (plantes aquatiques), remplies de substances protéiques. Leur longueur lui fait penser qu'elles sont chargées du transport des principes, et ainsi il les rattache, comme Mohl, au système de la a sève descendante ; » il leur attribue le nom de cellules conductrices (Leitzellen).

J'ai adopté cette dénomination pour tous les tissus homologues, et je l'ai employée dans tous mes travaux. Malheureusement plus tard, Caspary* a cherché à faire adopter sans raison suffisante ce mot à la place de celui de : « fiùsceaux fibro-vasculaires, » connu depuis bien plus longtemps. Comme je ne veux pas risquer d'être mal compris, je laisse de cMé l'expression de Caspary, qui a perdu sa netteté primitive, et j'emploierai

■ H. TOn Mohl, Bot. Zeitimg, 1856, p. 697.

■ Caapary, Jahrb. f. wias. Bot., Band I, p. 381.

> Casparj, Honateberichte der k. Akad. der wiBS. Berlin, 10 Jnli 1663. < Lei ftisceaiu flbroTaacul&îres, dit-il, cbarri«ot bien quelque chose ; deB gaif.> H y «nrait klois dans la plante bien d'anlrea cellnles qui mériteraient ce nom.

îdbyGoOgle

i08 MIGRATION DES SUBSTANCES.

les termes plus positife de : < cellules carabiformes » (Niegeli) et de : < cellules criblées > (Gitterzellen, Mohl, et Siebrohren, Hart^) '. J. Hanstein' est le premier qui ait essayé de démontrer expérimentalement les fonctions des tissus ci-dessus nommés, dans le transport de la < sève plastique.> n enlevait un morceau d'écorce sur un rameau détaché de dicotylédones fort diverses; les résultats différaient beaucoup suivant la structure anatomique. Dans les espèces chez lesquelles la moelle ne renferme ni faisceaux fibro-vasculaires, ni cellules cambifonnes ou criblées, il ne se produisait au-dessous de l'anneau d'écorce pas ou presque pas de racines; au-dessus, au contraire, il en poussait beaucoup (fig. 41) ; N est le niveau de l'eau dans laquelle plongeait le rameau'. Ainsi, dans ces cas, les substances nécessaires à la production des racines ne pouvaient passer qu'à travers l'écorce; c'est donc là qu'il fallait chercher les tissus conducteurs. Il n'en fut pas de même avec des rameaux chez lesquels la moelle renfermait des faisceaux fibro-vasculaires (Piper médium, Peporomia blanda, Mirabilis Jalappa, Amaranthus sanguineus) ; la sève nécessaire à la formation des racines ne fut point arrêtée par l'annulation; elles poussèrent abondamment au-dessous de la blessure, presque pas au-dessus. C'est donc dans les &.isceaux fibro-vasculaires de la moelle qu'il fallait chercher ici les éléments du tissu conducteur. L'expérience faite sur des monocotylédones donna des résultats tout à fait analogues (Draœna purpurea, Philodendron, Stenotaphrimn glaucuni,TradescantiaSeUoi).La moeÛe du Nerium Oleander, du Cestrum noctumum, du Solanum dulcamara, de la Vinca minor et de l'Hoya cariiosa ne renferme pas des faisceaux fibro-vasculaires complets, mais seulement des séries de cellules cambifonnes et criblées ; cela suffit pour que les racines Pig. 41. continuent à pousser au-dessous de l'anneau.

C'est donc à ces cellules, qu'elles se trouvent dans la moelle ou dans l'écorce, qu'est confié le transport des principes

' Peut-être pourraiMn adopter le terme général de : • cellnles à mucus » (schleimflthrende Zelleo).

» Uanatein, Jahrb. f.*îs». Bot. n, et : Die MjlchBaftge&sse, etc. Berlin, 1864, p. 56.

> Le bourrelet F n'est pas dû à une formatioD ligneuse, mais à une fonte de petites racines encore cachées dans l'écorce.

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