STE
Cantons Nombre de viticulteure Superficie totale Récoltes AMIDOISON LE 169 601 172 EN RTS Le 122 30 1.125 Blété #7 2 ce 83 36 359 Château-Lavallière 550 230 187 Châteaurenault .... 115 70 6.000 Chinon AE 2510 56 2.500 LÉECUPNÉ hé tre , “41 8 308 Ile” Bouchard....... 114 38 706 Éanebais ee... 104 38 706 1 D PAT RS RASE 119 52 39 Poches ete re slt 155 9 Montbazon ........ 550 485 2.496 Moniréson-" = #° 343 27 2.100 NEVERS ee 45 Pr 13 Prune 541 414 714 Richelieu ere 66 19 1.083 Sainte-Maure ...... 504 194 288 Savigné ........... 16 9 1.295 HOULS- Ste. et: ce 156 34 843 Tours-Gare 20... 36 8 P Hours Nordeer ee 220 141 378 Tours-Ouest ....... 36 8 81 Hours-Ssndeese re 90 20 215 VOUNTA NE: - 185 143 150
Dotaeeete 4.923 2.894 21.616
On compte donc pour cette année une superficie de vignobles totale de 31.342 hectares pour une production globale de 1.028.891 hectolitres de vin.
Et d’après les chiffres officiels, la consommation de vin pour le département d'’Indre-et-Loire est de 476.594 hectolitres. En 1930 elle fut de 468.443 hectolitres et sa moyenne de 1924 à 1934 fut de 496.933 hectolitres.
Nous ne ferons pas une étude complète de la qualité chimique de ces vins. Nous citerons seulement quelques chiffres de quelques années prises au hasard et de cette dernière année en particulier. Cette composition des vins varie également de façon très sensible d’une année à l’autre, et suivant qu'il s’agit de vin
de telle ou telle partie du département. Comme nous allons le voir, le degré alcoolique des vins dits de « grand cru » est toujours le plus élevé :
VinseBlancs ee ter creme ‘Vouvray-Montlouis Autres Crus Années mn ir cocon one me CE 1911 | 1912 | 1934 | 1911 | 1912 | 1934 Desréalcooetes 220 eme me ut 11,3 9,7 9,8 10,8 9,4 8,9 A GIdItCRTOIAle nm nes ne ue Cuers 4 9,22 7,4 4,56 8,96 8,7 EXtTAIELSe Can se ce MU nm eat 30,30 | 44,07 | 31,05 | 18,87 | 26,31 | 22,3 Sommeracide alc00he rm mme eee 15,27 | 18,03 | 16,8 155021808277 Vins Rouges.......... Chinon-Bourgueil Cher Vin Ordinaire Années tee 1911 | 1912 | 1934 | 1922 | 1912 | 1934 | 1922 | 1912 | 1934 Degré alcoolique. ..... 10,2 9,6 10,1 9,3 8,9 8,9 9,4 7,9 8,3 Acidité totale......... 4 6,3 5571 4,54 5,94 5,13 5,83 4,41 4,99 ÉXtraitesec ce 18,50 | 20,30 | 17,9 19,74 | 20,72 | 18,41 | 19,12 | 20,06 | 21 Somme acide alcool... 14,25 | 15,91 | 15,60 | 13,78 | 14,87 | 14,70 | 13,75 | 13,82 | 13,16 Mann ne 6,46 6,02 6,07 4,66 4,90 | 4,80 4,51 4,03 3,98
La principale coractéristique chimique des vins de Touraine est celle qui concerne le vin rouge : l’importante quantité de tanin qu'il renferme. Alors que la moyenne du vin de France en contient 1 gr. 25 à 3 gr. 50 %, les vins de Bourgueil et de Chinon en sont extrêmement riches : 4 gr. 50a9 gr. C’est un puissant facteur de clarification et de conservation. Leur coloration particulière est due à des variations de colorants que chaque vin contient, de composition mal définie, appartenant sans doute à la série aromatique et prenant naïssance à la maturité du raisin par oxydation du tanin. Ce sont l’œnoline et l’œnocyanine que À. Gautier appelle acides œnoliques.
Si nous parlons de ces détails, c’est qu’une des principales falsifications parmi bien d’autres consiste à l’adjonction de carmin ammoniacal qui reproduit le
mieux la couleur habituelle des vins de Bourgueil et de Chinon.
Il n’entre pas dans notre sujet de faire l’examen des falsifications que subissent les vins de Touraine. Elles sont communes à tous les vins, en tenant compte de leurs qualités propres auxquelles on supplée d’infinies manières du mouillage à la gallisation, du tartrage au vinage, etc.
Bien souvent les intoxications dues aux produits chimiques surajoutés se superposent aux manifestations alcooliques et dégradant l’organisme, le mettent en état de plus-réceptivité aux maladies provoquées par les abus de boissons alcoolisées. Et cette question n'est peut-être pas étrangère au mot de Henry Sicard': « Le mauvais vin a fait plus de mal que l'alcool. »
Le vinisme est aussi dangereux que l'alcoolisme à proprement parler et nous verrons plus loin que les résultats auxquels parviennent nos détraqués régionaux sont aussi probants, quelle que soit la façon dont ils s’imbibent.