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LA BIÈRE

Contrairement à certaines contrées où la consommation actuelle de bière est en nette régression, la consommation en Indre-et-Loire est passée en trois

ans de 250.800 hectolitres à 279.795. Ceci est dû

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d’ailleurs vraisemblablement à des considérations d'ordre purement commercial. Il n'existait dans notre département qu'une brasserie monopolisant le débit de cette boisson. La bière qu'elle fabriquait était aux dires des grands amateurs de bière, imbuvable. Et ceux-ci se restreignaient, rattrapant par ailleurs leurs privations forcées. :

Les choses ont changé et, avec l'installation de nouveaux entrepôts de bière fabriquée en dehors du départernent et de qualité supérieure, les buveurs ont augmenté leur consommation, malheureusement, d’ailleurs, car ces boissons venues pour certaines de fort loin, ont un degré alcoolique plus élevé qui leur permet de résister davantage au transport et à l’entreposition.

Des autres boissons alcoolisées, nous ne dirons rien. Elles n'existent pour ainsi dire pas. La bouette, ou boisson Je prunelles, titrant de 6 à 8 degrés, se fabrique de plus en plus rarement et dans les régions ingrates de la basse vallée de l'Indre. Dans la région de Châteaurenault nous avons également vu quelques paysans faire de la boisson de coings, qu'ils pressent avec de petits pressoirs ad hoc et dont ils conservent le jus, le traitent, lui ajoutant, quand le degré n'est pas suffisamment élevé, un peu d’eau-de-vie blanche que distillent dans toute la France les alambiqueurs officiels, jusqu’à ce que cette honnête boisson arrive par ses quinze à vingt degrés à concurrencer les bouteilles vendues à grande publicité par nos plus magnifiques distillateurs.

C'est à dessein que nous n’avons par parlé de la consommation faite dans telle ou telle région, que nous n'avons pas opposé les régions à vin rouge aux régions à vin blanc. Nous allons, en étudiant dans la suite de ce chapitre les temples officiels du buveur : les débits, et tout de suite après le buveur de notre région, rapporter des chiffres, citer les coutumes, parler des influences que subissent les alcooliques et les pré-alcooliques.

Quant aux grandes querelles nées du vin blanc et du

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vin rouge, comme elles naissent surtout des résultats 7e L4

qu'ils engendrent, nous les développerons dans la se-

conde partie de notre travail.

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