‹ Physionomie et caractère, essai de physiognomonie scientifiqueChapitre 15 sur 37 · La Tristesse et la Joie, i vol. Paris, F. Alcan · texte numérisé non relu

La Tristesse et la Joie, i vol. Paris, F. Alcan

certains états affectifs (tristesse, gaîté, colère, etc.), notons les erreurs et leur sens. Miïnsterberg y découvre une loi très précise : Dans le chagrin, les mouvements d'extension (centrifuges) sont trop courts : erreur moyenne — 10 millimètres, et les mouvements de flexion (centripètes) sont trop grands : erreur moyenne -f- 12 millimètres. Dans la joie, au contraire, les mouvements centrifuges sont trop grands : erreur moyenne -}- 10 millimètres, et les mouvements centripètes trop courts : erreur moyenne — 20 millimètres. D'où il conclut que dans le plaisir les mouvements ont une tendance à l'augmentation, dans la douleur à la diminution1. »

C'est pourquoi l'examen de l'état musculaire nous fournira des renseignements précieux sur l'activité volontaire des individus. Si les muscles sont relâchés, si le corps se fléchit, si les traits tombent, si les gestes sont lents, pénibles, exigus, hésitants, vous pourrez conclure à l'aboulie. Si, au contraire, les muscles sont tendus, si le corps se redresse, si les traits se contractent, si les gestes sont vifs, aisés, larges, vous pourrez conclure à l'énergie d'action. <]'est pourquoi la contraction, visible sur la face, du masséter et du pariétal qui serre les dents et clôt fortement la bouche, me paraît un excellent signe physiognomonique de la volonté.

(1) Ribot. Psychologie des sentiments, F. Alcan, éclit., p. 53. Hartenbf.kg. — Physionomie. 3

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