‹ Physionomie et caractère, essai de physiognomonie scientifiqueChapitre 33 sur 37 · DIAGNOSTIC HUMAIN · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC HUMAIN

Lorsque nous nous trouvons en présence d'une personne inconnue, d'un premier regard nous l'enveloppons tout entière : et déjà le résultat de ce sommaire examen nous fournit sur elle quelques données que nous enregistronspresque automatiquement. Par son costume plus ou moins riche, sa tenue plus ou moins correcte, nous voyons à quelle catégorie sociale elle appartient. Nous distinguons aisément la grande dame du trottin, la vieille fille de la demimondaine, le gentleman du manœuvre, le citadin du paysan. La profession se devine souvent aussi du premier coup. La tenue raide et le visage basané signalent l'officier; le teint pâle et les épaules courbées, le bureaucrate; les cheveux longs et la cravate flottante, le rapin, etc., etc.

En même temps que les avantages esthétiques de Ymi et l'autre sexe, nous apprécions également la structure physique de la personne, si elle est grande

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ou petite, forte ou maigre, bien portante ou malade; et par l'expression de son visage nous jugeons si elle est gaie ou triste, aimable ou revêche, comme par ses gestes nous devinons si elle est agitée ou calme, nerveuse ou apathique.

Le plus souvent, de cette première rencontre naît un sentiment de sympathie ou d'antipathie qui se confirmera dans la suite. C'est en général à cette première impression toute superficielle et intuitive que s'en tient le public. Plus ou moins exacte, selon le degré de pénétration de l'observateur, elle ne saurait en tous cas suffire au physiognomoniste qui se soucie d'appuyer ses opinions sur des motifs et de justifier ses jugements par des preuves. Il lui faudra donc procéder à un examen méthodique pour poser son diagnostic humain.

La marche à suivre pratiquement pour les diagnostics humains est celle que j'ai précédemment adoptée dans l'exposé de ce livre. D'abord, analyse des divers éléments de la physionomie, puis reconstitution du caractère.

APPLICATION PRATIQUE iq3

A. — Analyse de la physionomie.

i° Détermination du Tempérament. — Le premier soin est de déterminer le tempérament qui forme la base physiologique du caractère.

D'après les signes connus, on notera si le sujet est sanguin, lymphatique, bilieux, nerveux, hypo- ou hypersthénique. Le coloris de la peau, l'état des tissus, la mimique faciale, la gesticulation, la voix, nous renseigneront à cet égard. Parfois il est assez malaisé de préciser exactement le coloris delà peau. En effet, une congestion passagère du visage, une saison de vie en plein air peuvent colorer des joues de nerveux habituellement pâles ou au contraire une maladie, la fatigue peuvent décolorer des joues de sanguin habituellement rouges. Pour éviter toute cause d'erreur, le Dr Encausse (Papus) recommande très judicieusement d'examiner la peau du cou, demeurée normale, dont le coloris sera encore plus facilement apprécié par contraste avec la blancheur du col1.

Ayant déterminé le tempérament, nous mettrons en regard ses correspondances de caractère. C'est-àdire que nous aurons suivant les cas :

!.. Traité de Magie Pratique, p. 34o.

Hartf.nuerg. — Physionomie.

T. sanguin.

Peau rouge, joues arrondies, traits ascendants, œil vif, gestes larges, main chaude, voix sonore.

T. lymphatique.

Peau rose, joues molles, traits ronds, œil humide et vague, gestes lents, main moite et molle, voix lente.

T. bilieux.

Peau jaune, traits anguleux, face osseuse, regard ardent, gestes brefs, voix nette, main sèche et chaude.

T. nerveux hyposthé nique.

Teint pâle, traits tombants, joues minces, menton pointu, regard mélancolique, gestes rétrécis, voix mal timbrée, main froide et inerte.

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