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SIMÊON ET ANNE LA PROPHÉTESSE

Quel aspect dut prendre aux yeux d'Anne et de Siméon l'enceinte de ce Temple où ils avaient tant prié, qui maintenant contenait Jésus et qui allait bientôt être détruit !

Cette fête s'appelle aussi la Chandeleur. Le pape Serge P' ordonna de faire, le 2 février, là procession avec les cierges. La Chandeleur est la fête des lumières. Cette procession, qui promène la lumière physique, symbolise ce qui se passa au temple de Jérusalem le jour où ces quatre personnes, Joseph, Marie, vSiméon, Anne, semblables à une procession, se passèrent tour à tour l'Enfant Jésus, lumière du monde.

La Chandeleur est peut-être le plus populaire des noms de cette fête, dont l'établissement se perd dans la nuit des temps.

L'institution première remonte aux premiers siècles de l'Eglise. Mais les premiers relâchements qui refroidirent les chrétiens la firent tomber en quelques endroits dans l'oubli. Cet oubli partiel et momentané se produisit peut-être vers l'an 5oo. Car, dans la grande peste de 54i, qui dépeupla l'Egypte et plusieurs provinces de l'empire, l'empereur Justinien, sous le pontificat de Vigile, eut recours à la protection de la Vierge Immaculée. L'empereur consulta le patriarche et le clergé de Constantinople ; et sur leur avis, il interdit sous des peines sévères la négligence que quelques-uns apportaient dans la célébration du 2 février.

La négligence cessa. La fête de la Purification

fut célébrée avec éclat. ConsLantinople lui rendit toute sa solennité ; et la pesté cessa à l'instant même.

Le commencement de février était marqué chez les païens par des saturnales épouvantables, qui s'appelaient les Lupercales.

Aux superstitions et aux débauches qui souillaient particulièrement cette époque de l'année, le pape Gélase opposa l'observation solennelle et fervente de la grande fête du 2 février.

Mais ce ne fut encore là très probablement que le rétablissement, et non l'institution première, de cette solennité. Le révérend père Combefis, de l'ordre de Saint-Dominique, dans sa Bibliothèque des Pères, rapporte une homélie de saint Mélhodius, évêque de Tyr. Saint Méthodius vivait au III» siècle.

Le cardinal de BéruUe fait, au sujet de la Présentation de Jésus au Temple, une remarque sur laquelle j'appelle l'attention du lecteur. La fête de Noël est, selon lui, la révélation publique de Dieu à l'humanité, La fête du 2 février est une manifestation particulière de Dieu aux Ames privilégiées. El\e serait, d'après ce cardinal, la fête des secrets de Dieu.

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