CHAPITRE VIÎI
C'était au sixième siècle, du temps de Justinien I®*" et de Phocas. Je n'essayerai pas de tracer l'esquisse de la situation où se trouvait le monde, mais de saisir le caractère de saint Grégoire le Grand. Parmi les agitations terribles d'un siècle tn fureur, un homme se rencontra qui mit le bonheur de sa vie dans la méditation et l'interprétation de l'Ecriture sainte. La paix, cette source vive d'où coule la contemplation, la paix fut le don de cette âme si entourée d'agitations. Moine d'abord, il s'absorba dans la prière et la réflexion. Pendant la peste qui désola Rome, il fit faire pendant trois jours une procession générale où parurent pour la première fois tous les abbés avec tous leurs moines, toutes les abbesses avec toutes leurs religieuses. L'image de la sainte Vierge fut portée en cette solennité. Et l'on raconte que sur son passage l'air corrompu s'écartait pour lui faire place, et que, sur le sommet du mausolée de l'empereur Adrien, saint Grégoire aperçut un ange qui remettait son épée dans le fourreau. C'est à l'image de cet ange debout sur le monument que se rattache
lois PHYSIONOMIES DÉ SAINTS
le nom que ce monument porte encore aujourd'hui. C'est le château Saint-Ange. Cependant, Grégoire était menacé du souverain Pontificat. Pour échapper au péril, il s'enfuit déguisé. La fuite fut inutile. Il fut enlevé d'une caverne où il s'était caché, amené à Rome malgré sa résistance et couronné le '6 septembre 590.
Aux lettres de félicitations qui lui arrivèrent de tous côtés il répondit par des larmes et des gémissements. « J'ai perdu, écrivait-il à la sœur de l'empereur, tous les charmes du repos. Je parais monter au dehors, je suis tombé au dedans. Et d'ailleurs, je suis tellement accablé de douleur que je puis à peine parler. De quelle région tranquille je suis tombé, et dans quel abîme d'embarras ! »
Il écrivait à son ami André: « Pleure?, si vous m'aimez, car il y a tant ici d'occupations temporelle»s, que je me trouve, par cette dignité, presque séparé de l'amour de Dieu. » 11 disait au diacre Pierre : « Mon chagrin est toujours vieux par sa durée et toujours nouveau par sa croissance. Ma pauvre âme se rappelle ce qu'elle était autrefois au monastère, planant sur tout ce qui se passe et sur tout ce qui change, quand elle franchissait la prison du corps par la contemplation. Maintenant je supporte les mille affaires des hommes du siècle. Je suis souillé dans cette poussière, et quand je veux retrouver ma retraite intérieure, j'y reviens amoindri. »
Et en effet, quel labeur sur lui! Quel poids sur ses épaules 1 En Afrique, le donatisme ; en Espa-
gne, l'arianisme ; en Angleterre, l'idolâtrie ; en Gaaie, Frédégoiide et Brunehaut; en lialie, les Lombards*, en Orient, l'arrogance dis patriarches de Constautinople. La sol icitude de saint Grégoire s'étendit partout. Elle était large et profonde comme l'Océan. Elle allait d'un bout du monde à l'autre, soignant toutes les plaies. Les pauvres du monde entier étaient l'objet direct de ses soins continuels. II les recevait à table. Saint Grégoire le Grand dînait entouré de mendiants. Un jour qu'il allait lui-même chercher pour l'un d'entre eux ce qu'il faut pour se laver, pendant qu'il préparait le bassin, le pauvre disparut, mais la nuit suivante Jésus-Christ apparut à son Vicaire et lui dit : « Vous me recevez ordinairement en mes membres, mais hier c'est Moi-même que vous avez reçu. »
Saint Grégoire le Grand inaugura, pour signer ses lettres, Igi formule sublime : Serviteur des serviteurs de Dieu.
Pendant qu'il était moine, sa mère lui envoyait chaquii jour pour sa nourriture quelques légumes dans une écuelle d'argent. Arrive un pauvre marchand qui dit avoir fait naufrarjc, avoir tout perdu, et qui demande secours. Saint Grégoire lui donne six pièces d'argent, puis six autres. Puis, après bien des dons, le pauvre se représentant toujours, saint Grégoire donne l'écuelle d'argent, dernier débris de son ancienne argenterie.
Bien des années se passèrent; saint Grégoire était Pape. « Invitez aujourd'hui douze pauvres à
ma taWe, » avait-il dit à son intendant. Il entre dans la salle à manger; au lieu de douze pauvres, il V en voit treize. Il interroge l'intendant. «Pourquoi treize ? — Très-Saint Père, il n'y en a que douze. » Saint Grégoire en voyait treize. Mais l'un d'entre eux changea de visage pendant le repas : « Votre nom? lui dit Grégoire; je vous supplie de me dire votre nom, — Pourquoi me demandez-vous mon nom, qui est admirable? répond le pauvre. Je suis ce marchand à qui vous avez donné l'écuelle de votre mère. Pour cette écuelle d'argent que vous m'avez donnée, Dieu vous a donné le trône et la chaire de saint Pierre. Je suis l'ange que Dieu avait envoyé vers vous pour éprouver votre miséricorde. »
A travers cette quantité d'œuvres-et ces prodiges de vie active, saint Grégoire alimentait en lui, par l'Ecriture Sainte, la vie contemplative. J'arrive à ce qu'il a de particulier, d'intime, de spécial. C'est l'interprétation symbolique de l'Ecriture Sainte. Sans oublier, bien entendu, la réalité du sens historique, saint Grégoire approfondit le sens symbolique avec une profondeur et une audace vraiment extraordinaires. Il faut traduire et citer quelques passages de son interprétation relative à Job et à Ezéchiel :
« Est-ce toi qui lèves à ton heure l'étoile du matin, et qui fais venir le soir sur les fils de la terre ?
« Est-ce à toi que sont ouvertes les portes de la mort?
« Est-ce toi qui as vu les entrées ténébreuses?
« Est-ce toi qui as donné tes ordres à la première lueur du jour et qui as dit à l'aurore : Voici ta place?
« Qui donc peut ces choses, sinon le Seigneur?
« Et cependant l'homme est interrogé, afin que son impuissance lui devienne plus évidente. Celui qui a grandi par d'immenses vertus et qui ne voit plus d'hoiiime au-dessus de sa tête, il faut que celui-là, afin qu'il évite l'orgueil, soit comparé à Dieu pour être écrasé sous la comparaison. Mais, ô quelle puissante exaltation que cette humiliation qui tombe de si haut ! Quelle gloire pour cet homme, qui n'apparaît petit que quand Dieu provoque avec lui-même une comparaison ! Comme il écrase les hommes du poids de sa grandeur, celui à qui Dieu dit : « Voilà mes témoins; tu es moins grand que moi. » A quelle puissance il faut être arrivé, pour êlre convaincu de son impuissance par une sublime interrogation! »
Saint Grégoire parle de justice et de miséricorde. 11 s'interrompt tout à coup par une apparente digression!
« Voici, pendant que je vous parle, que Joseph frappe à la porte de mon esprit. II veut rendre témoignage à mes paroles. Quand il avait innocemment raconté à ses frères la vision de sa grandeur future, il avait excité leur envie. Vendu par ses mêmes frères aux Ismaélites et conduit en Egypte, il fut élevé au pouvoir par un effet merveilleux de la puissance divine. Ses frères,
poussés en Egypte par la famine, se prosternèrent devant lui, le front contre terre. Ils l'avaient vendu, de peur de se prosterner, et ils se prosternèrent parce qu'ils l'avaient vendu. »
Les mots mystérieux de l'Ecriture s'ouvrent mystérieusement à l'esprit de saint Grégoire.
« Tu sauras, dit Eliphaz à Job, tu sauras que ton tabernacle a la paix; et, visitant ton image tu ne pécheras pas. »
Le tabernacle, c'est le corps. « Mais, ajoute saint Grégoire, il n'est pas de chasteté sans douceur. L'image d'un homme, c'est un autre homme. Notre prochain est notre image; car îl nous montre ce que nous sommes. La visite corporelle se fait avec les pieds, la visite spirituelle se fait avec le cœur. L'homme visite son image quand, porté sur les ailes de la tendresse, il se considère dans autrui et tire des réflexions qu'il fait sur luimême la force de secourir le faible. La vérité a dit par la bouche de MoTse que la terre a produit une herbe et que chaque herbe se reproduit comme elle est, que le bois porte son fruit. »
« L'ar bre produit en effet une semence semblable à lui, quand notre pensée transporte sur un autre la considération qu'elle a tirée d'elle-même et produit la semence d'un bienfait : « Faites aux autres ce que vous voulez qu'ils vous fassent. »
Et ailleurs :
« Que le Seigneur, dit Job; exauce mou désir I Remarquez ce mot : mon désir. La vraie prière n'est pas dans le son de la voix, mais dans la
pensée du cœur. Ce ne sont pas nos paroles, ce sont nos désirs qui font, auprès des oreilles secrètes de Dieu, la force de nos cris. Si nous demandons de bouche la vie éternelle, sans la désirer du fond du cœur, notre cri est un silence. Si, sans parler, nous la désirons du fond du cœur, notre silence est un cri. »
Ecoulez saint Grégoire sur les paroles de Dieu aux amis de Job : « Vous n'avez pas parlé juste devant moi, comme mon serviteur Job. >
« 0 Seigneur, quelle distance de notre obscurité à votre lumière! Vous jugez que Job est vainqueur et bienheureux; et nous, nous avions cru qu'il avait blasphémé ! Vous jugez que ses amis sont coupables, et nous avions cru qu'ils avaient plaidé votre cause l Mais comment se fait-il donc que tout à l'heure Dieu a paru blâmer Job'? Maintenant il le glorifie. Il semble répéter la parole qu'il a dite à Satan : As-tu vu mon serviteur Job ? Je n'en ai pas de pareil sur la terre. Qu'est-ce que cela veut dire ? Dieu fait l'éloge de Job à Satan, Dieu fait l'éloge de Job à ses amis. Dieu reprend Job, quand il lui parle à lui-même. C'est que celui qui est excellent si on le compare aux autres, n'est pas sans tache aux yeux de Dieu. »
Saint Grégoire appuie sur ces noms et en tire de grandes lumières. Eliphaz signifie : mépris de Dieu. Il prend seulement la défense de Dieu, mais il le méprise, parce que, dit saint Grégoire, il le défend avec orgueil. Baldad veut dire : la vieillesse seule, parce que, dit saint Grégoire, le vieil
homme parle seul par sa bouche. Sophar veut dire : destruction du miroir, parce que, dit saint Grégoire, il est hostile à la contemplation de Job.
Pour saint Grégoire, tous les mots portent coup.
Il y avait sur la terre de Hus un homme nommé Job, simple et droit.
La lerre de Hus représente la gentiUté; et le mérite de Job est relevé aux yeux de saint Grégoire par cette circonstance : il était entouré de païens.
Simple et droit.
Il y en a qui sont simples et qui ne sont pas justes. Ceux-là abandonnent l'innocence de la simplicité, parce qu'ils ne s'élèvent pas à la puissance de la justice.
Saint Grégoire trouve tout dans l'Ecriture. Elle est pour lui, dit-il, la tour d'où pendent mille boucliers.
Il puise en elle ses hautes pensées sur la charité ; il recommande à l'homme de s'aimer luimême et d'avoir pilié de son âme, et d'aimer son prochain comme lui-même. Et comme il doit l'indignation à ses propres fautes, il la doit aux fautes de son prochain; s'il ne s'indigne pas contre son frère coupable, c'est qu'il ne l'aime pas.
Ainsi la colère de l'Amour, tant célébrée par de Maistre, était réclamée par saint Grégoire. De même, dit-il, nous pouvons sans aucune faute nous réjouir de la ruine de notre ennemi et nous affli-
ger de son triomphe ; si sa chute fait du bien, nous devons nous en réjouir. Si son triomphe est le triomphe de l'injustice, nous de\ons le déplorer. Dans ces cas, notre joie ou notre tristesse ne va pas droit à lui, mais se déploie autour de lui. Mais il faut examiner avec soin quel est alors le point de départ de notre sentiment.
Il est difficile de pousser plus loin que saint Grégoire l'esprit du symbolisme. Chaque per sonne, chaque chose nommée dans l'Ecriture lui présente une signification spirituelle qui s'adapte singulièrement et ingénieusement à la nature humaine et à l'histoire, à l'individu, à la société, au peuple juif, à la gentilité.
Très souvent même les crimes les plus énormes que raconte l'Ecriture se colorent pour lui d'rne couleur surprenante et inattendue. Il y voit la figure détournée des choses les plus divines. Saint Grégoire est d'une telle hardiesse dans ses aperçus, dans ses interprétations, dans ses contemplations, qu'on oserait à peine aujourd'hui traduire tout ce qu'il osait dire. On craint d'étonner le lecteur ; car la timidité est un des fléaux qui frappent une époque corrompue. L'extrême liberté du langage de saint Grégoire tient à l'innocence de ses pensées. Sa grande hardiesse vient de sa pureté. Tout est pur à ceux qm sont purs, et son regard plonge dans les abîmes pour y voir l'image renversée des choses qui sont sur les montagnes. Mais dans les intelligences misérables et abaissées, la suspicion règne en souveraine.
Saint Grégoife^ simple et grand, a confiance dans sa simplicité et dans la grandeur de ceux qui le lisent et qui l'écoutent. Non-seulement il ose tout dire, même dans un sermon, mais il remplit seé auditeurs des lumières qu'il croit leut- devoir; Il explique magnifiquemeut cette magnifique correspondance entre le peuple chrétien et l'orateur chrétien^ après s'être entouré lui-même des significations imprévues et profondes qu'il a trouvées dans Ezéchiel. «Très souvent, dit-il, quand je suis seul, je lis l'Ecriture sainte et je ne la comprends pas. J'arrive au milieu de vous, mes frères, et tout à coup je comprends. Cette intelligence Soudiainè m'en fait désirer une autre. Je voudrais savoir quels sont ceux par les mérites de qui l'intelligence me vient tout à coup. Elle m'est donnée pour ceux en présence de qui elle m'est donnée. Aussi, par la grâce de Dieu, pendant que l'intelligence grandit en moi, l'orgueil baisse. Car c'est au milieu de vous que j'apprends ce que je vous enseigne. Je vais vous l'avouer, mes enfants, la plupart du temps, j'entends à mon oreille de que je vous dis dans le moment où je vous le dis. Je ne fais que répéter. Quand je ne comprends pas Ezéchiel, alors je me reconnais ; c'est bien moi, c'est l'aveugle. Quand je comprends, voilà le don de Dieu qui me vient à cause de Vous. Quelquefois aussi je comprends l'Ecriture dans le secret. Dans ces moments-là, c'est que je pleure mes fail* les, les larmes seules me pbiisent. Alors je suis ravi sur les ailes de la coritemolation. »
Ainsi, seul ou entouré de ses chers auditeurs qu'il regarde comme ses inspirateurs, il scrute l'Écriture avec une audace qui épouvanterait nos misérables habitudes. Je cite des choses simples qui vont toutes seules; car je pense au lecteur; je supprime l'étonnant.
Les paroles de Dieu à Job retentissent aux oreilles de saint Grégoire dans tous les mondes; dans le monde physique, dans le monde intellectuel, dans le monde moral.
« Où étais-tUj dit le Seigneur, quand je posais les fondements de la terre ? »
Les fondements de la terre signifient, entre autres ôhoses, pour saint Grégoire, la crainte de Dieu.
Et alors Dieu parle à l'homme à peu près en ces termes : Pendant que tu ne pensais pas à moi, je posais ma crainte au fond de ton âme. Par là je posais la pierre angulaire de l'Église future^ de sa sainteté, de ton salut. Mais où étaistu dans ce moment? Tu ne pensais pas à moi. Ne t'attribue donc pas le mérite de ma grâce, puisque c'est moi qui t'ai prévenu.
As-tu pénétré dans les profondeurs de la vie?
La vie, c'est le cœur humain. Dieu entre dans ses profondeurs quand il lui révèle sa misère, quand il lui étale sa confusion. Il pénètre au profond de l'abîme quand il convertit les désespérés.
T'es-tu promené dans les derniers abîmes?
L'abîme c'est nous-mêmes, c'est notre cœur qui ne peut pas se comprendre, et qui est à lui-même
une nuit très profonde. Quand l'homme se repenl après de grands crimes, c'est qu'alors Dieu se promène dans les derniers abîmes. Il apaise les flots invisibles qui soulevaient l'océan profond du cœur.
Le prophète a vu cette promenade quand il a dit ; Les démarches de Dieu me sont apparues, les démarches de mon Dieu et de mon Roi.
Celui qui apaise les mouvements désordonnés de son âme par le souvenir des jugements de Dieu contemple la promenade du Seigneur au fond de lui.
« Connais-tu la route du tonnerre qui gronde?
« Souvent, dit saint Grégoire, c'est le Dieu incarné qui est signifié parle tonnerre. II sort, pour se faire entendre à nous, du fond des prophéties, comme le tonnerre du choc des nuages. C'est pourquoi les saints Apôtres, fils de sa grâce, ont été appelés fils du tonnerre.
« Le prédicateur, qui, lui aussi, est le tonnerre, peut bien faire retentir ses paroles à vos oreilles; mais il ne peut pas ouvrir vos cœurs. Si le Dieu Tout-Puissant ne lui en livre pas l'entrée, sa Parole retentit en vain. C'est pourquoi, le Seigneur, qu'il ouvre sa route à la foudre, parce que, pendant notre discours, il frappe vos âmes de sa terreur. Saint Paul le savait bien 4II connaissait son impuissance. Il demandait à ses disciples leurs prières, afin que le Seigneur lui ouvrît la porte du Verbe afin de porter le mystère du Christ. >
Il faudrait tout citer, A chaque mot du récit, saint Grégoire aperçoit une multitude immense de sens symboliques et moraux qui surgissent de tous côtés, « D'où viens-tu? dit Dieu à Satan, au commencement du livre de Job » — Dieu interroge, comme s'il ne savait pas, parce que, pour Dieu, ignorer c'est maudire. Je ne vous connais pas : voilà, dans la bouche de Dieu, une des for mules de malédiction.
Cet homme, immense par la pensée, s'occupait de chaque homme comme de lui-même et souffrait de toutes les souffrances du genre humain,
« Sachez, écrivait-il à un évêque, que ce n'est pas assez d'être retiré, studieux, homme d'oraison, si vous n*avcz la main ouverte pour subvenir aux nécessités des pauvres ! Un évêque doit regarder la pauvreté d'autrui comme la sienne propre. C'est à tort que vous portez le nom d'Evêque, si vous faites autrement. »
Quant à lui saint Grégoire, ayant appris qu'un pauvre était mort dans un village écarté, sans qu'on sût au juste comment il était mort, craignant qu'il ne fût mort faute de nourriture ou de soins, il tomba dans une telle douleur que, cherchant pour lui-même une pénitence égale à la faute dont il se croyait coupable, il se condamna à passer plusieurs jours sans dire la messe*