TECHNIQUE : PISCINE A EAU COURANTE
l'aide de crochets ou de vis en bois, comme celles qu'emploient tes menuisiers pour le collage du bois. Personnellement, nous proposons un moyen plus simple encore : un drap arrêté par une corde autour du rebord de la baignoire. On maintient la température du bain à un degré fixe, d'action neutre, à l'aide d'appareils de réglage plus ou moins compliqués; il en existe d'automatiques. Mais on peut plus simplement réaliser ce réglage par une lampe à alcool, qu'on place sous la baignoire et que l'on surveille.
Bains tièdes et tempérés (32 à 25°). — Ils sont rarement employés, n'ayant que peu d'action. On peut les appliquer comme début d'un traitement pour aider à Faccoutumance aux bains de plus en plus froids.
Cependant, sous le nom de bains froids, ils tiennent une grande place dans le traitement hydrothérapique des maladies fébriles, que nous étudierons plus loin.
4° Immersion dans l'eau courante.
L'immersion dans Feau courante se réalise artificiellement en piscine, en baignoire ou naturellement dans les bains de mer et de rivière.
Piscine à eau courante. — La piscine à eau courante est de la dimension d'une piscine individuelle, dans laquelle on établit un courant d'eau, en manœuvrant les appareils de telle sorte que la température de Feau y demeure invariable. La légère percussion produite par le courant et le renouvellement incessant du milieu qui entoure le malade facilitent sa réaction, quand la piscine est fraîche ou tiède, et donnent des effets sédatifs lorsque la durée de l'application est suffisamment longue, d'une demi-heure à une heure. Chaude, elle est un peu plus tonique que le bain chaud. Très chaude, elle a des effets sensiblement plus intenses que les bains très chauds, et ses indications sont les mêmes.
Dans la piscine à eau courante se donne la douche sous-marine^ que nous retrouverons à Fétude des applications locales^
Bains à eau courante. — Les bains artificiels à eau courante ont des effets comparables à ceux des piscines à eau courante. Dans beaucoup d'établissements thermaux, ils empruntent leurs effets à l'eau minérale qui les compose. Cette action thermo-minérale n'est pas de l'hydrothérapie proprement dite, mais plutôt une action médicamenteuse.
Bains de rivière. — Les bains de rivière agissent plus ou moins suivant la température de l'eau et la température extérieure, qui marchent parallèlement, au moins pour les rivières de plaine, les rivières de montagne restant toujours très fraîches, même l'été. On
P.ARISET. — HYDROTHÉRAPIE.
doit tenir compte également de la force du courant, des mouvements auxquels on se livre, éléments complexes qui constituent un résultat variable, et en somme peu intéressant, puisque ce ne sont pas des pratiques destinées à de vrais malades.
Affusion, — L'affusion est populairement connue sous le nom de tub, qui est le large bassin peu profond dans lequel le malade se place. On lui verse sur le dos d'abord, puis sur la poitrine, de l'eau froide, qui tombe doucement sans produire de percussion véritable.
Pendant ce temps, le malade se frictionne atin d'activer saréaction. Cette réaction, du moins à l'eau froide, n'est pas aussi vive qu'avec beaucoup d'autres procédés : douche froide, drap mouillé tonique avec friction.
Aussi les affusions sont-elles un procédé destiné le plus souvent à compléter une réaction déjà préparée par un exercice, par la chaleur de l'été, par la sudation, par l'enveloppement humide ou sec. Elles complètent le demi-bain. Elles seront suivies d'une friction sèche.
Les affusions font partie de l'hydrothérapie à domicile ; on les prend le matin au saut du lit, où le malade peut se remettre ensuite pendant un quart d'heure. Les rhumatisants devront s'en abstenir.
Quandles malades ne peuvent supporter les lotionsfroides, ils peuvent les commencer avec de l'eau tiède, que l'on refroidit progressivement. L'eau chaude est plus facile encore à supporter, mais il faut se défier du refroidissement de l'eau et de son évaporation à la surface du corps, qui la rend alors plus dangereuse que l'eau froide.
Chez les malades congestifs, on peut remplir le tub d'eau chaude,, afin de créer une dérivation sanguine aux membres inférieurs.
Lotions. — C'est encore dans le tub que se donnent les lotions^ avec des éponges, des linges épais, que l'on trempe dans l'eau froide et que l'on exprime sur les épaules. La réaction qu'elles produisent est plus lente et moins intense qu'avec la douche froide, dont elles ne possèdent pas la percussion.
Leur action est à peu près la même que celle des affusions.
Les lotions peuvent se faire au lit, dans les maladies fébriles, et remplacer les grands bains.
Les rhumatisants, les congestifs, les malades excitables recourront aux lotions chaudes et tièdes, mais avec les plus grands soins pour éviter tout refroidissement.
Enveloppements. — Les enveloppements sont destinés à remplacer à domicile les pratiques hydrothérapiques des établissements, spéciaux.