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BAINS COMPOSÉS

Les procédés hydrothérapiques précédemment décrits empruntent à l'eau seule leurs effets ; mais il existe un assez grand nombre d'applications hydrothérapiques caractérisées par l'addition à l'eau, à l'état de solution ou de simple mélange, de substances capables d'ajouter leur action propre à celle de l'eau : tels sont les bains composés.

Bains carbo-gazeux. — Les bains carbo-gazeux sont appliqués avec de l'eau contenant naturellement ou par des moyens artificiels du gaz acide carbonique en bulles très fines. A l'état naturel, beaucoup d'eaux minérales contiennent une assez grande proportion d'acide carbonique, surtout les eaux froides, qui en permettent une dissolution plus abondante.

Mais on peut les réaliser artificiellement à l'aide d'appareils saturateurs ou par l'arrivée directe de l'acide carbonique dans le bain, par exemple dans une baignoire à double fond, percée de trous très fins, par lesquels arrive l'acide carbonique. On peut aussi les préparer chimiquement par deux procédés :

1° Premier procédé. — Mélange de carbonate de soude et d'acide chlorhydrique en proportion de une partie de bicarbonate de soude pour une partie un quart d'acide chlorhydrique. Pour avoir un bain équivalent aux bains forts de Nauheim, il faut 1 kilogramme de bicarbonate de soude plus l'^&,250 d'acide chlorhydrique dans un bain de 250 litres d'eau. Mais, au début d'un traitement, on se contente de quantités dix fois moindres.

Technique (d'après Max Mathes). — On fait d'abord dissoudre le bicarbonate de soude, puis on ajoute peu à peu l'acide chlorhydrique à l'aide d'une carafe à col étroit, dans laquelle on l'a versé dilué de deux fois son volume d'eau, et que l'on promène dans le bain lentement, pendant cinq à dix minutes, le temps qu'il lui faut habituellement pour se vider. Au lieu de la carafe, on peut employer

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