APPAREILS A MOUVEMENTS ACTIFS
servir k mobiliser les articulations, ce qui est si souvent nécessaire en chirurgie pour le traitement des ankyloses, des arthrites, etc.
Supposons, par exemple, Fappareil pour la flexion active de la jambe sur la cuisse ; en renversant le poids, il change de rôle et sert à V extension active de la jambe sur la cuisse. 11 nous servira non seulement à lutter contre la parésie des groupes musculaires
Fig. 3. — Appareil B9 : (] ex ion des genoux.
antérieurs ou postérieurs de la cuisse, mais encore contre les troubles de fonction de l'articulation fémoro-tibiale. Bien plus, il nous permettra d'obtenir des mouvements purement passifs; il suffira de faire soulever le levier et le contrepoids par un aide dans le temps qui correspond à la phase active du mouvement (ce qui annihile l'effet du contrepoids et par suite évite tout effort au muscle, l'action du levier manié par l'aide servant simplement à mobiliser la jointure) et de le laisser redescendre par l'action du contrepoids dans le temps de la phase passive.
10 FRAIKIN ET GRENIER DE CARDENAL. — MÉCANOTHÉRAPIE.
Cette transformation d'appareils actifs en appareils passifs peut être obtenue dans nombre d'appareils Zander.
2° Appareils à mouvements passifs.
Principe de leur construction. — Ces appareils sont mus par une force extérieure : vapeur, gaz, électricité; ils communiquent au tronc ou aux segments des membres visés des mouvements de formes diverses ; le sujet est passif, il ne fait aucun efîort volontaire.
Classification. — 1° Les uns déplacent le corps en totalité, dans un sens vertical (exemple : l'appareil à équitation), o.sci//rtfot?^e (appareil à balancement), ou c«rcî^/aï?'e (appareil pourcircumduction de la cuisse) ;
2° D'autres n'agissent que sur un segment de membre (appareils à mouvements passifs pour les mains, les pieds, les membres inférieurs, les bras) ;
3'^ D'autres enfin ont pour but le massage mécanique {vibrations, tapotement, pétrissage, frictions).
I. Appareils à mouvements passifs proprement dits. — Us déplacent le tronc ou les segments des membres dans la même direction que le feraient les muscles affectés au mouvement.
Ces appareils sont compris dans la série E. Cette lettre est suivie d'un chiffre indiquant les membres ou le segment du corps mobilisés, ou bien le sens dans lequel se fait la mobilisation. On en compte huit : les quatre premiers pour les doigts et les poignets; le cinquième provoque la respiration passive, la dilatation de la poitrine, par l'extension forcée de la colonne vertébrale et l'élévation passive des épaules. C'est l'un des plus ingénieusement construits (E*^) (fig. 4) ; le sixième pour la torsion passive du tronc (V^oy. fig. 2, appareil E^) ; le septième pour l'élévation du bassin, mobilisé soit de bas en haut, soit en avant, soit à gauche, soit à droite, soit en arrière (Voy. fig. 20, appareil E^j ; le huitième pour la circumduction passive de la cuisse sur le bassin (Voy. fig. 16, appareil E^).
II. Appareils de balancement. — Au nombre de trois, ils représentent des sièges, où le sujet s'assied soit ayant lesjambes pendantes, soit dans la position du cavalier. Ils sont compris dans la série D : l'un fait subir au corps des oscillations régulières, unilatérales ou bilatérales ; un autre provoque la circumduction et le déplacement latéral du bassin; le dernier (position du cavaliei') imprime un mouvement de roulement comparable au trot doux d'un cheval.
m. Appareils de massage. — Ces appareils sont aussi très habilement construits. Certains, comme les appareils de vibration et de tapotement, sont des plus utiles.
Quant aux autres (pétrissage, friction), nous avouons que leur