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BAINS D'AIR CHAUD ET SEC

Bains d'air chaud complets. — Les bains d'air chaud complet se donnent dans des boites où le malade s'assied, la tête restant en dehors. On peut chauflTer l'air dans la boîte elle-même, avec un réchaud à gaz. Ce procédé est mauvais, car les gaz de combustion sont toxiques et constituent un mauvais milieu pour la peau, dont les fonctions sont à ce moment très actives. Mais il peut rendre des services, à défaut d'autre chose, et la sudation s'y produit facilement.

Un meilleur procédé est le chauffage par des radiateurs à travers lesquels passe la vapeur d'eau, comme on le fait pour le chauffage

Fig. 101. — Bains d'air ciiaud (Établissement thermal de Vichy).

des maisons. On obtient très rapidement depuis 40 jusqu'à 85 et 90° d'une chaleur sèche et saine, puisque c'est l'air même de la caisse qui est chauffé (fig. 101).

On] peut utiliser beaucoup d'autres sources de chaleur. A domicile, avec quelques couvertures de laine supportées par des tréteaux, des chaises et une ou deux fortes lampes à alcool, on réalise un bain d'air chaud très suffisant.

Si le malade est au lit et n'est pas transportable, on peut faire arriver de l'air chaud dans le lit, dont les draps sont soulevés par un arceau et forment cavité close, par un tuyau coudé dont l'autre extrémité est occupée par une forte lampe à alcool. Ce procédé est parfois un peu long, mais procure cependant une certaine sudation. Pour aider à la transpiration, on entoure le malade de cruchons d'eau chaude, de sacs de caoutchouc, de briques chaudes, etc. On lui fait prendre des

PARISET. — HYDROTHÉRAPIE

boissons chaudes. Le malade videra son rectum et sa vessie avant l'opération.

Bains d'air chaud locaux. — Les bains d'air chaud locaux utilisent les mêmes sources de chaleur que ci-dessus ; la forme et les dimensions seules diffèrent.

On a cherché à créer beaucoup de formes de bains locaux.

V appareil Tallerman se compose d'un manchon de cuivre chauffé extérieurement par une trentaine de becs à gaz; la cavité ainsi chauffée peut être portée à des températures très élevées, grâce à la ventilation parfaite de l'appareil.

Il est nécessaire d'envelopper le membre avec de la toile pour éviter la chaleur rayonnante, comme Mendelsohn l'a indiqué. Avec cet appareil, on faisait supporter au malade 140°. Mais il est à craindre que le membre introduit dans l'appareil et enveloppé de toile ne soit pas soumis vraiment à cette température. Les bains de lumière nous ont déjà fourni un exemple de ce fait : sous le linge, la température est sensiblement inférieure à celle de l'espace qui est immédiatement en rapport avec la source de chaleur.

L'appareil Gréville est analogue à l'appareil Tallerman, avec cette différence que la source de chaleur est fournie par des fils métalliques nus, placés dans la double paroi d'un appareil métallique et qu'un courant électrique vient traverser.

Pour les applications locales, Bier fait construire des appareils très simples, que tout le monde peut réaliser. Une caisse en bois, percée aux deux extrémités opposées l'une à l'autre pour permettre de placer le membre à soigner, de sorte qu'il puisse dépasser, aussi bien pour la main que pour le pied, est fermée sur le membre en question à chacune de ses ouvertures par une étoffe feutrée.

Par une ouverture dans la paroi inférieure ou dans une des parois latérales, on fait arriver un tuyau, à l'autre bout duquel on place une lampe à alcool. Par un orifice dans la paroi supérieure, on fait rentrer un thermomètre ordinaire à mercure. On choisit pour cela des caisses de bois peu résineux, aulne, peuplier, saule. On badigeonne la paroi intérieure avec du silicate ; on recouvre la paroi extérieure de toile d'emballage et de silicate. Au-dessus de l'arrivée du tuyau d'air chaud dans la boite, on met une planchette qui la dépasse largement et répartit l'air chaud, qui sans cela pourrait être trop brûlant.

Douche d'air chaud. — L'application locale d'air chaud peut revêtir la forme d'une douche, par projection de l'air chauffé sur le corps du malade. Ce procédé est réalisé à l'aide àe Vappareil Frey, qui consiste en une sorte de boîte ronde où sont disposées des résis-

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