‹ PhysiothérapieChapitre 127 sur 211 · II. — INDICATIONS ET CONTRE-INDICATIONS EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

II. — INDICATIONS ET CONTRE-INDICATIONS EN GÉNÉRAL

La plupart des malades peuvent être soumis à l'hydrothérapie d'une façon plus ou moins active et répétée. Il n'est à peu près pas de symptôme pathologique qui ne soit une indications hydrothérapique à un titre plus ou moins éloigné. En chirurgie, en obstétrique, les applications chaudes ou froides dont l'eau est le véhicule sont innombrables; mais on ne pense pas toujours qu'en les employant on fait de l'hydrothérapie.

Dans les maladies aiguës, on ne saurait trop employer l'hydrothérapie, soit en vue de l'état général, soit pour combattre des symptômes locaux. Les processus inflammatoires sont en effet presque toujours modifiés, au moins dans les troubles vasculaires qu'ils créent, par les applications vaso-constrictives et vaso-dilatatrices. La fièvre est abaissée par la balnéation froide, dont le droit de cité n'a pas été conquis sans peine.

Mais c'est principalement dans les maladies chroniques que l'hydrothérapie intervient fréquemment. 11 suffit de se reporter à la description des effets qu'on peut réaliser avec les nombreux procédés décrits précédemment pour imaginer quelle variété de moyens d'action le médecin peut mettre en œuvre, soit à titre de soulagement d'un symptôme, soit à titre de modification de l'état général. Cette hydrothérapie, dans les maladies chroniques, est la plus et la mieux connue actuellement; c'est aussi celle que l'on redoute le moins, sans doute parce qu'elle est appliquée avec plus de discernement, dans des établissements organisés dans ce but. Cependant beaucoup de malades lui échappent, qu'elle pourrait améliorer, par la méconnaissance qu'on peut avoir de ses effets véritables et par les préventions qui régnent parfois contre elle et que ne justifient que des applications maladroites, faites par des ignorants, de cette

Page 1