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III. - PRESCRIPTIONS EN HYDROTHÉRAPIE

11 n'est pas toujours facile à un médecin de prescrire une formule hydrothérapique répondant exactement aux indications qu'il rencontre. Trop souvent la douche est formulée d'une façon banale.

Le médecin doit surtout éviter de formuler des douches neutres, c'est-à-dire tièdes, quand l'indication ne s'en impose pas et quand il n'a, pour le faire, d'autre motif qu'une crainte exagérée de l'eau chaude et de l'eau froide.

La formule d'un traitement hydrothérapique est sujette à variation ; telle application, qui convient au début, ne convient pas au bout de deux ou trois jours.

11 est, en etfet, des malades qui réagissent mal au début et qui, réagissant mieux ensuite, ont besoin d'une application faite dans un autre sens. Beaucoup de mécomptes proviennent de ce qu'on ne suit pas suffisamment les malades pendant leur traitement. Le médecin devrait assister aux premières séances, afin de se rendre compte de la capacité réactive du malade, que rien ne peut faire prévoir exactement, et que les sensations éprouvées par le malade luimême n'expliquent pas toujours bien clairement. C'est cette difficulté de suivre un traitement qui ne donne de bons résultats que grâce à une exécution parfaite, qui a motivé la création d'établissements dirigés par les médecins appliquant les douches eux-mêmes et surveillant les séances oii leur intervention directe n'est pas nécessaire. Mais ce sont là des conditions optima que l'on ne peut réaliser partout.

Mieux vaut envisager d'abord le cas du praticien éloigné de toute ressource et qui pourra cependant rendre service à ses malades avec de l'eau froide ou chaude, des draps ou des couvertures. Nous avons décrit les moyens pratiques d'exécution de l'hydrothérapie à domicile. Le médecin qui les formule devra les décrire exactement

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