I. — Maladies du nez et de la gorge
Coryzas et laryngites. — Dans le coryza aigu et la laryngite aiguë, on combat Tétat inflammatoire par des applications dérivatives aux membres inférieurs; douches locales chaudes, bains de pieds sinapisés,et localement par des compresses chaudes fréquemment renouvelées. Quand on croit à un élat grippal général, une sudation est indiquée.
Le coryza chronique et la laryngite chronique des arthritiques exigent un traitement général: douches chaudes et froides, sudation et douche, et un traitement local, dont l'irrigation nasale et la pulvérisation chaudes sont la base.
Rhume des foins. — Les symptômes en sont combattus par des bains de pieds chauds sinapisés et par l'hydrothérapie froide. Cette maladie des arthritiques est très analogue à l'asthme, et l'hydrothérapie agit puissamment sur le terrain nerveux. La sudation est également un moyen précieux.
Épistaxis. — Le traitement de l'épistaxis exige des applications vaso-constrictives: compresses froides, irrigations nasales très froides ou très chaudes, et des moyens auxiliaires agissant par voie réflexe : applications froides dans la région dorsale, bains de pieds froids à eau courante d'une assez longue durée.
L'épistaxis supplémentaire des règles doit être respectée en ellemême ; mais on cherchera, si rien ne contre-indique cette conduite, à combattre l'aménorrhée par des applications dérivatives aux membres inférieurs.
Quand l'épistaxis est symptomatique de l'hypertension artérielle, on doit traiter ce symptôme en agissant avec des douches progressives, comme si l'on voulait traiter une hypertension par artériosclérose (Voy. Hijpertension artérielle). Quand l'épistaxis est due à un état congestif céphalique habituel, on a recours aux dérivatifs appliqués à la moitié inférieure du corps.
Quand elle est symptomatique d'anémie, on traite l'anémie par
PARISET. — HYDROTHÉRAPIE
des applications toniques, froides de préférence (Voy. Anémie), mais avec dérivation par des bains de siège chauds et froids, par des douches plantaires avant l'administration d'eau froide.
Coqueluche. — Bien que la coqueluche puisse s'accompagner de symptômes locahsés aux bronches, nous la considérons comme une affection nerveuse, dont la toux et les vomissements constituent les symptômes dominants.
Chez les très jeunes enfants, les enveloppements froids, les lotions froides et même les bains froids peuvent rendre de grands services. Quand les enfants atteignent cinq à six ans, on peut les soumettre aux douches progressivement froides. 11 ne s'agit ici que de l'état chronique de la coqueluche, les symptômes aigus du début et les complications trachéo-pulmonaires ayant leurs indications spéciales et exigeant des applications chaudes et révulsives autour du thorax.
Aphonie. — L'aphonie est un symptôme qui peut avoir diverses causes. Si elle est due à une lésion : tabès, compressions des récurrents, l'hydrothérapie ne peut intervenir. Mais, quand l'aphonie est un trouble fonctionnel nerveux (hystérie, neurasthénie), le traitement de l'état général peut modifier cet état local. On l'y aide par des applications locales chaudes et froides à la région antérieure du cou. Quand l'aphonie est le fait d'un état inflammatoire du larynx, les compresses chaudes peuvent également rendre des services.
Toux nerveuse. — La toux nerveuse se rencontre dans nombre d'états nerveux, dont le principal est l'hystérie. On la traite, comme l'hystérie elle-même, par l'hydrothérapie froide, de préférence ; mais, comme il est indiqué de provoquer une décongestion, on peut agir sur la moitié inférieure du corps avec de l'eau chaude en douches locales ou en bains de pieds. Dans le même but, on peut insister sur la région thoracique antérieure et postérieure par des applications froides, peu percutantes, des compresses froides.
Hoquet. — Comme la toux nerveuse, le hoquet, en tant que symptôme fréquent et persistant, est un trouble nerveux qu'on observe souvent chez les hystériques. On cherchera à combattre cette contraction spasmodique du diaphragme par des applications locales froides à l'épigastre et à la région dorsale, suivies de douches générales froides destinées à combattre l'état général. On a conseillé l'absoi'ption de glace pilée.