MALADIES CIRCULATOIRES : INSUFFISANCE
A la période d'asystolie, l'hydrothérapie ne peut plus intervenir que par des frictions, des enveloppements, des compresses destinées
¥ig. IH. — Hypolension artérielle. Eiitéroplose. Pression artérielle, lo ; pouls avant la
douche IVoide.
à tonifier le malade, à calmer (compresses froides sur le cœur) Téréthisme cardiaque, à favoriser la circulation périphérique.
Vïg. 112. — Le même malade que précédeninieiit dix minutes après la douche froide. Pression artéiielle 15; pouls, 96.
Mais il est une période moins avancée, alors que les malades peuvent aller et venir, où Fhydrothérapie intervient utilement.
Vig. 113. — Hypotension artérielle. Entéroptose. Pression artérielle, 12; pouls, 80. Avant la
douche froide.
C'est alors qu'il faut les examiner avec le plus grand soin, mesurer la pression artérielle, qui est généralement basse, prendre le tracé
Vig. 114. — Même malade que figure 113, dix minutes après la douche froide. Pression artérielle, 13 ; poul-^, 84.
qui a peu d'amplitude, outre la recherche complète des signes cliniques d'auscultation habituels. On ne se pi'éoccupera pas outre mesure du caractère valvulaire des lésions ; mais il devra y avoir compensation pour permettre l'hydrothérapie.
PARISET. — HYDROTHÉRAPIE
Nous avons Fhabitude de donner à ces malades des douches progressives, tendant de plus en plus vers l'eau froide. Chez les sujets jeunes, chez ceux qui ont conservé une certaine souplesse vaso-motrice, on obtient assez rapidement une modification de la circulation, même avec des procédés doux ; eau tiède, et, quand on arrive à Feau froide, on a une grande amélioration. Chez les sujets plus âgés, dont Tappareil vasculaire est plus rigide, il vaut mieux commencer avec de Teau à 36°, pour la réchauffer peu à peu. Chez les uns comme chez les autres, on commencera par les parties basses du corps, en évitant de trop percuter les œdèmes lorsqu'il y en a ; puis, lorsque la peau des jambes et du bassin a été amenée à une réaction complète, on peut attaquer avec de Feau à température indifférente le thorax, sans insister outre mesure, si le réflexe respiratoire est provoqué. Des séances de mécanothérapie bien conduites préparent avantageusement à ces douches.
S'il n'est pas possible de faire appliquer ce traitement par un médecin dans un établissement bien organisé, il est préférable de recourir aux affusions tièdes dans un demi-bain chaud (36'^), aux enveloppements humides du tronc et des jambes, en surveillant le pouls et en plaçant des compresses fraîches sur le cœur, s'il s'accélère trop. On pourra, dans ces enveloppements, arriver jusqu'à la transpiration, chez les malades encore vigoureux, que cela n'affaiblit pas et qui ont les urines rares. L'albuminurie contreindique toute application froide ou très chaude, de peur d'action brusque sur le rein capable de le bloquer et de provoquer des symptômes urémiques; mais elle est compatible avec des sudations légères.
On peut donner des bains d'acide carbonique naturels ou artificiels (Voy. Bains carlo-gazeux), dont l'effet habituel est d'augmenter la pression artérielle. Pour obtenir de bons résultats avec les bains d'acide carbonique, il faut en formuler soigneusement la température, la durée et la proportion du gaz dans le bain. On a observé des résultats contradictoires sur la pression artérielle, qui serait abaissée dans certains cas, c'est qu'alors le bain aurait été trop long, trop chargé de gaz, trop froid et la réaction dépassée. La formule qui convient à chaque malade ne peut d'ailleurs être déterminée à l'avance; il faut les suivre, mesurer leur pression artérielle avant et après, prendre le tracé et modifier la formule selon ces observations. Habituellement, on commence par des bains de courte durée, huit à dix minutes, un tous les deux jours, puis un tous les jours; les premiei's sont tièdes, peu chargés en gaz; les suivants de plus en plus froids; on arrive ainsi à des bains de 25°, de 20°, qui