MALADIES CIRCULATOIRES : RÉACTION CIRCULATOIRE
malades, qui n'ont pas un système cardio-vasculaire normal, réagissent cependant normalement.
D'autres malades, au contraire, contredisent la loi de Marey : ce sont les hypertendus avec tachycardie, par exemple, dont on abaisse la pression artérielle en même temps que le chiffre du pouls, comme le démontrent deux des tracés précédents; ce sont les hypotendus par entéroptose, les malades porteurs d'insuffisance cardiaque avec œdèmes, avec stases viscérales qui forment obstacle au cours du sang ; ce sont les malades atteints d'hyperlension portale, d'hypertension rénale ; en un mot, des malades dont le trouble cardiovasculaire est provoqué soit par un ti'ouble primitif du cœur, trouble d'innervation le plus souvent, soit par un obstacle au cours du sang, limité à un territoire vasculaire isolé (veine porte, circulation du rein, œ^dèmes).
Signalons enfin une catégorie de malades qui, au début du traitement, ne confirment pas la loi de Marey et la confirment ensuite au bout de quelques jours. Ces malades tendaient vers un état cardiovasculaire qui ne permettait déjà plus une réaction normale, que l'hydrothérapie leur a permis rapidement de idéaliser.
De ces constatations, nous concluons que la loi de Marey peut, jusqu'à un certain point, servir à juger du bon fonctionnement du cœ*ur et des vaisseaux ; elle permet, en effet, de distinguer la cause d'une réaction circulatoire anormale, puisque seuls les troubles dus à une résistance limitée à un territoire sanguin et ceux dus à une excitation du cœur ne permettent pas que cette loi soit vérifiée.
Cependant l'examen des malades, fait à la lumière de la loi de Marey, ne donne pas toujours des renseignements aussi précis que ceux que nous avons indiqués en les schématisant. Plus précis, plus fidèle et aussi plus imagé est l'examen du tracé du pouls, avant et après l'application Jiydrothérapique.
En effet, le tracé du pouls indique la valeur relative des éléments de la pression artérielle. Le sommet du tracé correspond à la pression artérielle mesurée au sphygmomanomètre; la partie la plus basse correspond au chiffre de la pression constante, c'est-à-dire celle audessous de laquelle la pression sanguine ne s'abaisse jamais au moment de l'examen. Entre ces deux points, vient se placer la pression variable, qui correspond au tracé lui-même, et qui est l'expression de la systole cardiaque elle-même.
Si l'on s'astreint à ne pas perdre de vue ces trois éléments de la pression : pression constante ~\- pression variable = pression artérielle, on voit qu'il est possible d'établii- plusieurs grandes classes de tracés ;
PARI SET
1° Un trace de grande amplitude et, par conséquent, avec une pression VARIABLE élevée, indique :
a. Si l'i pression artérielle est faible ou moyenne et ^ par conséquent, la pression constante également basse, une vaso-dilatation artérielle, qui est l'indice d'un relâchement vasculaire fréquent chez les malades déprimés (neurasthéniques), mais qui est réalisée par l'exercice, la sudation.
Cet état vasculaire comporte un traitement par des applications toniques, et l'on voit alors le tracé diminuer d'amplitude (diminution de la pression variable) et la pression artérielle augmenter (augmentation nécessaire de la pression constante). Cette réaction est normale, car la pression variable diminue, en même temps que la pression constante et la pression artérielle augmentent.
b. Si la pression artérielle est élevée, la pression constante peut être également sinon élevée, du moins elle n'est pas basse, et la pression variable est élevée, du fait de l'amplitude du tracé; il s'agit alors d'une hypertension par excès de la force des systoles, comme on le constate dans les états d'excitation du nerf sympathique, soit primitifs (à moins que la tachycardie ne soit telle que les pulsations soient très petites), soit déterminés par un obstacle au cours du sang : hypertension portale, rénale, lorsque le cœur est encore vigoureux.
Les applications sédatives qui conviennent à ces cas provoquent une diminution de l'amplitude du pouls, avec diminution de la pression artérielle, de la pression variable, et parfois également de la pression constante, qui peut cependant ne pas être modifiée. Cette réaction est anormale ; la pression variable et la pression artérielle varient dans le même sens.
2° Le tracé est de faible amplitude ; la pression variable est donc