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MALADIES NERVEUSES : HYSTÉRIE

condition qu'«ille soit, selon l'état d'excitabilité du malade, tiède ou froide sédative.

Uangoisse préconiiale, comme les palpitations, est souvent un réflexe digestif apparaissant à certaines heures correspondant à des Stades différents de la digestion. On la combat par des applications locales chaudes qui intéressent la région précordiale et Tabdomen et soulagent les malades parfois immédiatement.

Cryesthcsie. — La cryesthésie est due généralement à un spasme vasculaire et combattue par la douchs chaude locale ; c'est une hypertension artérielle locale.

Troubles digestifs. — Les troubles digestifs ne sont pas rares chez les neurasthéniques. On ne peut cependant pas dire qu'ils soient constants. Leur traitement hydrothérapique est symptomatique, et l'on en trouvera tous les éléments au chapitre des maladies de l'estomac. Ce traitement est généralement très efficace, comme celui de tous les troubles fonctionnels des organes abdominaux ; la douche chaude abdominale y tient une large place. Rappelons encore que le préjugé de la douche trois heures après le repas est absurde, sinon pour la douche froide brutale, mais vis-à-vis de la douche locale chaude. A remarquer encore la nécessité, pour la plupart des neurasthéniques déprimés, de prendre leur premier déjeuner, toujours léger, avant la douche, pour qu'ils réagissent mieux.

Uentéroptose des neurasthéniques est une indication pour l'eau froide, mais subordonnée à celles que fournissent les autres symptômes.

La constipation des neurasthéniques se traite par des applications toniques, froides si elle est due à l'atonie, et par des applications chaudes sédatives, s'il s'agit d'un spasme intestinal.

Troubles génito-urinaires. — L'impuissance des neurasthéniques est combattue paroles moyens déjà étudiés aux maladies des organes génito-urinaires, et qui, chez eux, donnent d'assez bons résultats. L'état de certains neurasthéniques reconnaît pour cause une urétrite chronique, que l'on doit traiter avant tout.

Hystérie. — Les états hystériques sont souvent améliorés par l'hydrothérapie. Mais, avec ces malades, la suggestion est un moyen puissant dont il faut user dans la façon d'appliquer le traitement. Ce procédé psychique ne s'acquiert que par l'habitude des malades, et il est difficile de décrire la parole autoritaire sans brutalité et l'attitude énergique sans brusquerie qu'il convient d'adopter avec ces malades.

Le traitement lui-même est basé sur les effets énergiques de l'eau froide vivement appliquée, Au début du traitement, beaucoup d'hys-

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tériques craignent la douche : il faut les y amener et la leur donner dès leur entrée dans la salle de douche, sans tenter de se faire obéir par des raisonnements que les malades n'écoutent pas ; il faut agir et non parler. Au bout de peu de temps, les malades sont acclimatés.

Si l'état général est assez résistant, on appliquera l'eau froide, sinon on pourra commencer par des applications chaudes, mais à titre de début seulement. Les hystériques n'aimentpas l'eau chaude et sentent les bienfaits de 1 eau froide, qui plus d'une fois a dissipé leurs symptômes pénibles et qui convient à peu près à tous les états hystériques.

La piscine froide fait partie des procédés utilisables, ainsi que le drap mouillé. Dans les crises avec contracture, on pourra tenter les applications chaudes contre celles-ci ; mais, quand elles sont intenses, il est plus sûr de les décontracturer manuellemenL On joindra à ces procédés, pendant les crises, des lotions froides sur la tète.

Lorsque les hystériques sont vraiment rebelles à l'eau froide, ce qui arrive rarement, on essaiera Feau chaude, qui bien souvent n'aura pas davantage de succès et qui sera alors remplacée par la douche d'eau tiède. On cherchera toujours à obtenir l'accoutumance à l'eau froide.

Quand les attaques convulsives d'hystérie se renouvellent très fréquemment, cela constitue un état d'excitabilité qui contre-indique l'eau froide ; il faut recourir aux applications sédatives telles que les grands bains à 34°, les douches tièdes et longues. iMais, dès que la tendance aux crises répétées semble avoir disparu, il est bon de reprendre la médication froide habituelle.

Épilepsie. — Contre l'épilepsie, l'hydrothérapie n'a qu'une action indirecte ; en fortifiant l'état général, elle rend le malade plus résistant et contribue à lui faire tolérer le traitement bromuré; c'est du moins ce que la plupart des auteurs affirment.

Le traitement hydrothérapique de l'accès n'existe pas ; tout au plus peut-on parler des applications froides locales contre la céphalée qui suit l'attaque d'épilepsie.

Lorsqu'on soumetun épileptique à un traitement hydrothérapique, il est bon de connaître d'où part l'aura et d'éviter de provoquer ce phénomène initial par une application intempestive, localisée à la région habituelle de l'aura.

Convulsions. — Les convulsions font partie de la pathologie infantile ; on essayera de les combattre en plongeant l'enfant dans des bains tièdes ou en lui appliquant des enveloppements humides et chauds. Les lotions froides sur la tête complètent ces applications générales.

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