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PRÉCAUTIONS A PRENDRE. EXERCICES ET SÉANCES

3° Effets des appareils à massage.

Les effets obtenus sont les mêmes, moins bons, quelquefois (Voy. plus haut) que ceux fournis par le massage manuel. Ces effets ayant été décrits dans un autre arMcle de cet ouvrage, nous n'insisterons pas. Disons seulement, pour en montrer l'importance, que le pétrissage d'un muscle pendant dix minutes peut augmenter de moitié sa capacité motrice quand ses connexions avec les centres nerveux trophiques sont intactes.

Nous devons signaler cependant que les appareils à trépidations et à tapotements donnent de meilleurs résultats que les mêmes mouvements imprimés par la main du masseur.

Le massage agit par modification chimique (les échanges organiques du muscle massé sont accélérés, les combustions y sont plus actives) et par effets réflexes, en modifiant la nutrition des tissus (exemple : sécrétion des glandes intestinales, résorptions des exsudais). Le massage par trépidation lutte avec avantage contre la douleur.

IV. — PRÉCAUTIONS GÉNÉRALES A PRENDRE. — DOSAGE DES EXERCICES ET DES SÉANCES.

Ainsi que nous l indiquons plus haut, la mécanothérapie est le plus souvent un auxiliaire des autres méthodes thérapeutiques. C'est ainsi qu'elle s'allie très bien avec les autres méthodes de la physiothérapie : gymnastique, hydrothérapie, électricité. Par exemple, si nous avons à traiter une scoliose (Voy. le chapitre spécial), nous diviserons le traitement de la manière suivante : une partie de massage, une partie de gymnastique suédoise, une partie de mécanothérapie; puis l'électrisation et l'hydrothérapie. Il en serait de même dans le traitement d'une paralysie infantile ou d une neurasthénie.

Au cours d'une même séance, on doit avoir soin de varier les appareils mis en œuvre dans l'affection à traiter. Après plusieurs appareils actifs, on utilisera, à titre de « repos utile », un appareil passif; on calmera l'essoufflement par l'appareil respiratoire passif; on calmera ou on préviendra l'excitation cardiaque par la sismothérapie précordiale.

Comme règle générale : le traitement mécanique ne doit jamais fatiguer H faudra donc doser les exercices actifs et passifs de chaque séance, la durée des séances, leur répétition (tous les jours, à jour passé ou seulement deux fois par semaine), l'étendue plus ou moins grande du mouvement, suivant le malade et la maladie, suivant

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le moment de la maladie et V entraînement déjà acquis. Si, par exemple, nous avons à soigner un neurasthénique, nous ne commencerons pas par une longue séance d'appareils actifs. La première séance mettra en œuvre, pendant vingt minutes à une demi-heure, avec intervalles de repos allongé entre chaque exercice, les appareils passifs. Petit à petit, les séances augmenteront de force, de durée, de fréquence. De même dans une scoliose. 11 faut considérer l'âge du malade, sa constitution générale, l'état de ses grands viscères (cœur, poumon), sa profession, l'état de ses forces (enfants faibles, individus affaiblis, misère physiologique, vieillards). En général, on fait débuter chaque séance par des exercices passifs qui assouplissent la région ; on la termine par des exercices respiratoires.

Les séances ont lieu à distance des repas, deux heures ; pas à jeun. Le médecin, au cours des séances, doit s'assurer par l'examen du rythme respiratoire et des pulsations que le sujet n'est pas fatigué.

La mécanothérapie est un moyen thérapeutique. Elle doit être appliquée avec tact et doigté par un médecin spécialiste exercé ; elle doit être dosée comme un véritable médicament, si l'on en veut obtenir tous les bons effets.

Du reste, comme pour les autres médicaments, le traitement mécanique peut s'indiquer par une « ordonnance ». Ce que nous avons dit de la classification des appareils montre que le médecin peut indiquer à l'aide, par une note, les appareils à utiliser, la résistance graduée du levier, la vitesse, l'intensité du mouvement et la durée de la séance. Cela, d'ailleurs, ne doit pas l'empêcher de surveiller lui-même le traitement.

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