MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX
peu à peu à réveiller la fonction par la répétition des mouvements. Dès que ceux-ci auront réapparu, interviendront les mouvements actifs d'abord sans résistance, puis avec résistances progressives.
Dans les formes spasmodiques, il faudra d'abord chercher à vaincre la contracture; on y arrivera, si elle n'est pas trop ancienne, par les rriouvements passifs sous toutes les formes. H faudra user du mas-
Fig. 19. — Appareil : extension du tronc (position deltout).
sage avec grande prudence, car, mal dosé, il pourrait amener la contracture précoce dans les états flasques, ou exagérer celle qui existe déjà.
IV. Névrites périphériques. — Elles devront être traitées, de concert avec Félectrothérapie, par la gymnastique et la mécanothérapie. Ici encore on fera intervenir d'abord les mouvements passifs de chaque segment démembre, puis les mouvements actifs sans résistance et avec résistance. On arrive ainsi à accélérer une guérison qui a tendance à s'établir naturellement à la longue. Mais, dans ce cas, comme dans les paralysies centrales et périphériques, la mécano-
46 FRAIKIN ET GRENIER DE CARDENAL. — MÉCANOTHÉRAPIE.
thérapie n'agit pas seulement mécaniquement, elle agit aussi psychiquement sur le sens musculaire et les centres psychomoteurs. Le défaut de coordination disparaît à mesure que revient la mémoire motrice et que se fait l'éducation des suppléances : c'est là la base de la rééducation motrice si bien étudiée par Frenkel. Enfin, avec la confiance en lui qui renaît, le malade se suggestionne, et cette influence est très nette sur les hémiplégiques.
V. Paralysies hystériques. — Elle peut être tout le traitement quand les suggestions verbales ou médicamenteuses n'ont pas agi.
VI. Paralysie infantile. — Lorsque, par l'électricité, dans la paralysie infantile, on aura reconnu les groupes musculaires ou les fibres qui réagissent encore, la mécanothérapie devra intervenir pour leur faire recouvrer leur fonctionnement par les mouvements passifs aidés du massage (Voy. Pieds bots).
L'impotence paralytique due aux atrophies musculaires d'origine myopathique est encore plus grave, et, après l'intervention de l'électricité, il sera nécessaire d'essayer du massage et de la mécanothérapie passive, puis active, si la vigueur revient aux muscles.
La gymnastique mécanique rend aussi de grands services dans les maladies présentant des troubles de la coordination motrice.
VIL Chorée. — Indications. — Formulaire. — 11 faut appliquer le traitement aussi près du début que possible, et alors il suffit de mouvements rythmés, d'abord passifs, puis actifs, imprimés aux membres atteints. Plus tard, il faudra commencer par la trépidation générale ou locale et passer ensuite aux mouvements passifs pour les mains (appareils E^ et E^), les pieds (appareils B^^ et B^^, fig. 6), la jambe et la cuisse (appareil E% fig. 46), le tronc (appareil E^, fig. 2). Les mouvements actifs devront être exécutés aussi mécaniquement pour qu'ils s'effectuent d'une façon rythmée, condition essentielle du succès.
VIIL Paralysie agitante. — Indications. — Formulaire. — Le traitement mécanothérapique doit s'adresser aux trois grands symptômes de la maladie de Parkinson, et c'est le seul moyen de donner quelques soulagements aux malades. Contre le tremblement et la raideur musculaire, on emploiera la trépidation totale avec le grand appareil de Zander (Appareil F^, fig. 5), qui représente le fauteuil trépidant de Charcot. Les trépidations locales et les vibrations devront s'adresser surtout aux symptômes douloureux et aux sensations pénibles produites par la contracture. La lenteur initiale des mouvements qui caractérise les troubles de coordination de cette maladie sera combattue par des mouvements actifs très doux rythmés et mettant en œuvre les différents groupes musculaires du corps. Ainsi les muscles deviendront plus dociles à obéir à la volonté.