‹ PhysiothérapieChapitre 56 sur 211 · VIII.— Tics · texte numérisé non relu

VIII.— Tics

Nous croyons inutile de nous arrêter à discuter les indications, d'ailleurs peu précises, qui ont été données parles auteurs allemands concernant le traitement mécanique des mouvements anormaux surajoutés tels que chorées, tremblements, myoclonies, athétose. Ce sont là en effet des symptômes insuffisamment connus dans leur pathogénie, très différents suivant les cas, et pour lesquels il serait peu rationnel et d'ordinaire inutile de prétendre traiter isolément et en elle-même la réaction motrice.

La maladie des tics au contraire et les affections voisines^ telles que le torticolis mental, représentent des types morbides bien connus à la fois au point de vue clinique et au point de vue pathogénique et auxquels on peut maintenant opposer un traitement rationnel et précis. Rappelons que ce sont les travaux du professeur Brissaud et de ses élèves Meige et Feindel qui ont bien mis au point cette question et montré que le traitement des tics se résume dans le traitement rééducateur à la fois des mouvements et de l'attention qui les commande, d'où le nom de discipline psycho-motrice donné par ces auteurs à ces exercices.

Une double notion préside au traitement des tics : Les tics sont des mouvements parasites, anormaux non par euxmêmes, ni par l'état des muscles ni des nerfs qui en sont le siège, mais uniquement parce que, s'étant affranchis du contrôle psychique conscient, ils se répètent de façon désordonnée et inopportune.

Une pareille émancipation des mouvements n'est possible que chez les sujets dont les fonctions psychiques présentent un certain

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