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SAUTS

ou demi-losange ; 4'' légère flexion du corps en avant ou quart salutation; 5° saut. Au moment du saut, les bras se portent vivement d'arrière en avant et au-dessus de la tête [invocation) pour retomber le long du corps dans la chute du saut.

Ils servent ainsi à soulever le corps dans sa détente brusque.

Fig. 49. — Saut d'obstacle en Suède. Saut suédois éducatif, sportif et rationnel.

Dans le saut suédois, les bras sont tendus en arrière et projetés fortement en avant dans le sens de la flèche. Puis ils sont projetés en haut au-dessus de la téte ; dans ce mouvement, les bras soulagent le corps détendu en ressort par les jambes. Ainsi soulevé au-dessus de l'obstacle à franchir, les bras revenant à la^position horizontale retombent le long du corps dans la chute pour y être tendus fortement au moment du contact de la pointe des pieds sur le sol. Ce mouvement réclame une forte extension des muscles lombaires, qui fixent ainsi la colonne vertébrale dans le plan vertical. L'équilibre devient stable, le sauteur est maître de sa tète et de son tronc ; il ne tombe ni en avant, ni en arrière, ni latéralement, grâce à la base de sustentation plus large donnée par les jambes entr'ouvertes, en forme de losange. Cet exercice agit beaucoup sur le massif dorso-lombaire et surtout sur le grand dorsal, en même temps que sur le quadriceps fémoral.

Dans la chute du saut, le buste doit tomber verticalement, la tête droite, les reins creusés, les bras tendus le long du corps, les jambes demi-pliées en losange, les pieds en pointé. On s'équilibre ainsi avant de se relever; le maintien de l'équilibre constitue un exercice excellent pour l'entraînement des muscles dorso-lombaires. Cela lait, on se redresse en fixe.

Physiothérapie, IV. 9

PH. TISSIÉ. — JEUX ET SPORTS

Jusqu'à ce moment, on n'a déplacé le centre de gravité du corps que de bas en haut par le saut sur place, en hauteur;

5° On procède au saut en longueur d'arrière en avant de la façon suivante :

On prend les mêmes positions que précédemment : pointé, tendu arrière, quart ou demi-losange, quart ou demi-salutation. On lance ensuite en avant le centre de gravité du corps. On projette alors for-

levier du premier genre, à équilibre instable, d'où les chutes en avant, en arrière ou latéralement. Il faut que le corps tombe dans le plan vertical et qu'il y reste fixé, ce qui est impossible avec les bras tendus en avant. Il faut offrir le moins de prise possible aux obstacles environnants sur les parties du corps. Un sauteur doit pouvoir sauter devant un mur, à quelques centimètres, et se relever parallèlement à l'axe de ce mur, sans tomber, ce qui est impossible dans le saut français, car les bras butteraient de toute leur longueur contre le mur, à l'arrivée.

tement les bras au-dessus de la tête; ainsi on soulève le corps par la détente brusque des articulations du cou-de-pied et des genoux, pour déplacer le centre de gravité de bas en haut et d'arrière en avant. Cela fait, au cours même du saut, on ramène vivement les bras le long du corps; cette manœuvre a pour effet de faire cambrer les reins et de fixer la colonne vertébrale dans le plan vertical, par les muscles du massif dorso-lombaire et par le grand dorsal, qui fixe l'angle inférieur de l'omoplate ; or c'est à l'angle inférieur face interne que s'insère le grand dentelé élévateur des côtés. L'entraînement du grand dorsal, par le saut suédois éducatif, a pour effet de mieux fixer l'angle inférieur de l'omoplate, d'arrière en avant, sur

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