ÉQUITATION
peau sur la tète. 11 veut sortir parce qu'il a remarqué que le chapeau représente la rue. 11 agit comme le cheval; il juge d'effet à cause et non de cause à effet, parce que les causes pour lesquelles on met un chapeau sur la tète sont multiples.
Le cheval est un être impulsif; le cavalier doit être calme. « Qui monte à cheval monte la Mort, » dit un proverbe arabe.
Le cheval entre en communication avec son cavalier par le mouvement des rênes et surtout par celui des muscles adducteurs de la cuisse qui serrent ses flancs ; par le déplacement du tronc en avant ou en arrière, c'est-à-dire du poids entraîné par le déplacement du centre de gravité.
L'équitation demande beaucoup de souplesse articulaire. L assiette du cavalier sur la selle doit être solide par la fixation du bassin. Cette fixation facilite l'élasticité des autres articulations du corps, surtout l'élasticité des vertèbres, celle de la tète, des bras et des genoux.
La fixation du tronc sur la selle s'obtient par l'entraînement des muscles du massif lombaire, des fessiers et des adducteurs de la cuisse.
Ce système articulaire et musculaire doit faire bloc avec le dos du cheval.
Avant de commencer l'équitation, il est nécessaire de débourrer le cavalier en lui faisant exécuter des mouvements d'assouplissement s'adressant surtout aux muscles des reins et des jambes. Ces mouvements se trouvent dans la leçon type de la gymnastique suédoise. Celle-ci prépare excellemment à tous les sports, comme les gammes préparent à l'exécution des partitions musicales. Après l'entraînement des reins et des muscles extenseurs de la tète, vient l'entraînement des muscles de l'épaule et des bras, ceux qui travaillent dans l'effort antagoniste entre la direction à donner au cheval et les mouvements brusques et divers qu'il imprime à sa tête et à son cou.
L'équitation est donc un exercice complet au point de vue psychodynamique. Elle a ce privilège de n'être un sport violent qu'autant qu'on le veut. A une course au galop avec sauts d'obstacles peut succéder une marche au pas, les rênes flottantes.
La promenade calme dans la campagne, dans les sous-bois, au printemps ou en automne, avec des temps de galops sur les pelouses, constitue un délassement délicieux dans lequel la pensée flotte indécise et rêveuse, pour se préciser impérativement, aussitôt qu'on le veut, dans Facte violent à faire accomplir à la bête.
Au point de vue hygiénique, Féquitation est un exercice respiratoire. Au point de vue thérapeutique, elle peut donner d'excellents
PH. TISSIÉ. — JEUX ET SPORTS
résultats, à la condition que le développement de la cage thoracique et l'entraînement du diaphragme permettent cet exercice. Il ne faut pas oublier que la fonction diaphragmatique est toujours plus ou moins forcée dans tout exercice sportif. On peut la régler dans les exercices sportifs individuels, avec plus de facilité que dans les exercices sportifs où un autre facteur humain ou animal entre en jeu, comme le cheval dans l'équitation, avec sa volonté et son caractère.
La fonction respiratoire a également une grande valeur chez le cheval : « Un cheval de fond doit avoir du nez, » disent les gauchos de la pampa argentine. Pour savoir si un cheval a du fond ils enfoncent dans ses naseaux leur main rendue conique par les cinq doigts réunis à leur sommet. Plus la main s'enfonce dans les naseaux, plus le cheval peut mieux respirer, plus il a de fond, il en est de même pour l'homme, aux narines largement ouvertes : il respire mieux que l'homme au nez étroit et aux narines serrées. La fonction faisant l'organe, la cage thoracique se développe dès l'enfance, en raison même du plus large développement des narines, d'où nécessité absolue de surveiller de très près la respiration nasale chez l'homme, et chez le cheval, quand celui-ci doit servir l'homme.
La vitesse, en équitation, ne doit être permise qu'après une mise en train complète des poumons par une gymnastique respiratoire et comme fin d'application thérapeutique; sans cela, on peut faire du mal et provoquer des désordres respiratoires et circulatoires. L'équitation peut être pratiquée par les deux sexes et à tous les âges.
Pas de costume spécial pour l'homme, sauf des bottes ou des pantalons serrés à la partie inférieure, et pour la femme la robe amazone.
III. — JEUX OU SPORTS PRATIQUÉS SOIT INDIVIDUELLEMENT, SOIT COLLECTIVEMENT, EN PLEIN AIR, AVEC LE CONCOURS D'UN OBJET.
Foot-balL
S'il est un sport complet au point de vue social, éducatif et psychodynamique, c'est le foot-ball. Ce sport a soulevé bien des critiques par ks accidents qu'il a provoqués, accidents d'ailleurs relativement bénins, à grands effets sur la foule, tels que fractures, luxations ou entorses ; mais ce sport, du moins, n'atteint pas le cœur, comme les courses ou les marches forcées.
Si l'action est intense, elle ne durequequatre-vingts minutes, avec une succession de repos relatifsau cours du jeu même, pendant lesquels le cœur et les poumons peuvent se calmer.