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DANSE

La faveur oW^enue par l'escrime lui vient de ce que cet exercice permet d'être appliqué dans une chambre, dans un salon de cercle; qu'il met en présence des gens de même milieu et du même monde, et qu'en somme il constitue, avec le bout du fleuret ou de Fépée, comme une suite aux causeries du cercle. A côté des salles d'escrime sont généralement installées des cabines de douche : ainsi par l'escrime on a double bénéfice. On peut pratiquer cet exercice jusqu'à la vieillesse.

Danse.

Si par la danse on entend les réunions nocturnes des deux sexes, dans un local fermé, surchauffé, mal ventilé, avec les mouvements gênés par le nombre des danseurs, il va sans dire que l'efl'et thérapeutique d'un tel exercice est plus que contestable.

Cette danse mondaine n'a rien à voir avec la physiologie, dont elle viole d'ailleurs les règles les plus élémentaires, puisqu'elle force à veiller toute une nuit, à respirer un air peu oxygéné et qu'elle provoque des affections des voies respiratoires.

La danse est un exercice d'équilibre sur le train inférieur : à ce titre, elle est excellente. Les danseurs de profession ont les jambes fortes, surtout les jumeaux et le quadriceps fémoral; les muscles extenseurs sont mis en fonction par leur rôle de fixateur des segments dans le plan vertical du corps.

Les muscles du train inférieur fournissent un grand travail, d'où échanges nutritifs plus intenses et hématose plus profonde. Les poumons jouent d'autant plus librement que les attitudes en élévation prises par les bras fixent les omoplates et permettent au grand dentelé de mieux soulever les côtes, d'élargir la cage thoracique et d'augmenter la superficie d'épandage pulmonaire. La danse agit également sur les muscles du massif dorso-lombaire fixateurs du tronc ; en cela elle les entraîne dans leur rôle de redresseurs de la colonne vertébrale. L'exercice de la danse se rapproche de celui du patinage, étant un exercice de souplesse et d'équilibre, surtout dans les mouvements exécutés sur la pointe des pieds et sur le gros orteil.

La danse mérite d'être mieux comprise et mieux appliquée au titre de « gymnastique dansée » (fig. 66). Elle a une action sur les fonctions digestives par l'action des jambes agissant sur les muscles de la ceinture gastro-abdominale et sur le muscle psoas iliaque, dont les contractions et les relâchements successifs dans les mouvements d'élévation, d'abaissement, de rotation, etc., des jambes agissent sur la masse gastro-intestinale. Chez la femme, la danse, par le psoas iUaque, agit sur Futérus et sur ses annexes. Comme tous les

PH. TISSIÉ. — JEUX ET SPORTS

Fig. 66. — La « gymnastique dansée ». — Temps d'adage sur les cinq positions.

Mouvements utiles c\ l'acquisition de l'équilibre et au développement des muscles extenseurs et fléchisseurs. Mouvements agissant surtout sur le psoas iliaque par la jambe tendue en avant et en arrière (4) (8) et sur les muscles de la ceinture abdominale dans la région latérale par le soulèvement de la jambe opposée. La résistance de la jambe droite (6) (9) met en fonction la puissance musculaire opposée de la partie latérale gauche, et vice versa pour la jambe gauche. Ce mouvement a une action digestive par l'action de la ceinture abdominale, à gauclie sur le côlon descendant, sur I S iliaque et sur la grande courbure de l'estomac ; à droite, sur le caecum, le côlon ascendant et l'estomac. Parle psoas iliaque, ce mouvement agit sur l'utérus et ses annexes chez la femme, par automassage de voisinage.

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