UNE ÉDUCATION A REBOURS
exercices physiques, la danse provoque une circulation plus rapide ; elle peut être pratiquée dès l'enfance et jusqu'à un âge avancé par les deux sexes. Elle donne la souplesse de tous les exercices d'équilibre; elle constitue un exercice respiratoire excellent, à condition d'être exécutée au grand air et dans la journée, et non pendant la nuit, dans un local fermé et surchaufîé.
Une Éducation à rebours.
La conclusion à tirer de cette étude est que l'éducation physique déborde le cadre thérapeutique pour entrer dans le cadre sociologique. Constituer des machines humaines à rendement puissant et prolongé, par une éducation physique rationnellement appliquée, tel doit être le souci de toute nation qui veut vivre et s'affirmer. « Être ou ne pas être, » telle est la question, à l'heure présente, où les compétitions mondiales réclament des activités fécondes, saines et fortes, à volonté tenace.
A pensée exacerbée, mouvements hystériques. Paris exacerbé atout gâté en éducation physique, d'où les abus elle blu/f. La France mérite mieuxque cela.
Le contingent des malingres augmente de jour en jour. La vie fiévreuse, le surmenage, les maladies constitutionnelles, le besoin de jouir vite et intensivement en usant des excito-moteurs, ébranlent les constitutions génératrices. Les exercices physiques sont un des puissants auxiliaires dans la lutte antialcoolique ; ils permettent à la jeunesse de constater, par expérience, que l'alcool est un prêteur à gage usuraire.
Notre éducation physique se pratique à rebours, d'où les excès. Elle remonte de l'enfant au père et de l'élève au maître. L'enfant, par la loi évolutive, a besoin d'air, de soleil et surtout de mouvement. Sa fonction est d'emmagasiner des mémoires, celles-ci lui serviront de terme de comparaison et démesure dans l'existence. Le père et le maître ont déjà acquis. Leur «moment» est différent, -d'où opposition d'autant plus accentuée avec la jeunesse actuelle que leur éducation physique est nulle ; mais progressivement la jeunesse impose ses besoins. C'est la Victoire de la Vie. Une mentalité nouvelle est à créer. Il faut éduquer. On ne peut éduquer que par la Méthode. Celle-ci doit être basée sur les principes de la gymnastique suédoise de Ling. Il faut les adopter sans éclectisme. Il faut créer, comme en Suède, une mentalité nationale, qui fera considérer le traitement physiothérapique à l'égal du traitement médical, chirurgical ou pharmaceutique. La solution de la question est au foyer, par l'école. Elle doit être imposée par le médecin et par le pédagogue, et dans le pédagogue je comprend l'officier. Le médecin doit prendre la direction du mouvement physique, éducatif et thérapeutique. C'est ce que je m'applique à faire depuis vingt ans dans l'académie de Bordeaux et, depuis six ans, par des cours que je donne bénévolement aux élèves-maîtresses, à l'école normale des institutrices, à Pau. Posséder l'école, c'est posséder l'avenir; posséder la femme, c'est posséder la race. Tout est là.