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TECHNIQUE

on serre un peu moins la bande, mais on doit faire surveiller le malade pour éviter quelques accidents que nous mentionnons plus loin. Notre pratique se rapproche, en somme, de celle de Bier, qui semble avoir abandonné les longues séances de vingt et vingt-deux heures par jour dans les cas ordinaires et qui les réserve pour certains cas exceptionnels d'infection aiguë.

Quand la séance est terminée, il suffit, pour enlever la bande, de défaire le nœud et de la dérouler. On voit alors la coloration violacée de la peau disparaître et faire place à une coloration rouge vif. L'engourdissement causé par la constriction disparaît, et le malade éprouve une sensation de bien-être qui dure quelquefois jusqu'à la séance suivante. Pour les doigts, on applique la petite bande de la même façon à la racine du doigt, en suivant absolument les mêmes règles. Enfin, avec la bande de 4 centimètres, on peut faire l'hyperhémie du cuir chevelu en enroulant la bande circulairement autour de la tête. Pour qu'elle ne glisse pas, il faut la faire passer exactement au-dessus des sourcils et des oreilles.

On conçoit que la bande ne puisse être appliquée partout. Les membres, la tête peuvent seuls en permettre l'application. On devait donc trouver un autre moyen pour les autres régions, telles que l'aisselle, le cou et le tronc, l'abdomen et le pli de l'aine. C'est alors qu'on eut recours aux appareils aspirateurs, dont la ventouse constitue le type le plus simple.

Les appareils que nous employons sont ceux mêmes qui sont en usage à Bonn. Ce sont des ventouses de formes et de dimensions très variables. On peut les diviser en trois groupes :

1° Ventouse simple «n verre, surmontée d'une poire en caoutchouc ;

2^ La même ventouse à laquelle est adaptée une poire en caoutchouc munie d'un long tube de caoutchouc ;

3° Appareils variés en verre dans lesquels on fait le vide au moyen d'un appareil aspirateur. Ces derniers peuvent avoir des dimensions assez considérables pour renfermer toute l'extrémité d'un membre à la manière de l'ancienne ventouse Junod.

Ces appareils s'appliquent comme des ventouses ordinaires; ou bien, si la cloche est munie d'un appareil aspirateur, on y fait progressivement le vide avec une petite pompe aspirante. Nous avons vu que ces appareils étaient en verre pour permettre déjuger le degré d'aspiration et d'hyperhémie. 11 ne faut pas que l'aspiration soit assez forte pour amener d'extravasation sanguine, ni d'ecchymose; elle ne doit pas non plus durer plus de cinq minutes, ainsi que l'a fait remarquer un élève de Bier, le D'^ Klapp. Il faut alors laisser rentrer

180 DELAGEiV/ÈfîE. — MÉTHODE DE BIER.

Fair dans la ventouse et laisser la peau se décongestionner. On refait une deuxième fois le vide, et ainsi de suite cinq ou six fois pendant cinq ou six minutes chaque fois. En même temps que les tissus se congestionnent, les liquides se trouvent aspirés par les trajets fistu-

Fig. 67. — Ventouse Fig. 68. — Ventouses de différents types,

appliquée sur le bras.

leux. 11 faut avoir soin d'enlever à chaque aspiration les liquides qui s'accumulent dans la ventouse. Si la ventouse s'applique mal, on facilitera l'accolement des bords sur la peau, en les enduisant de vaseline.

Pig. 69. Autres variétés de ventouses. Fig. 70. — Petites ventouses pour foUiculites.

Comme on le voit, la séance de ventouse est composée de cinq ou six applications de la ventouse, tandis que la bande est appliquée pour une heure consécutive sans interruption. Pratiquement, c'est ce qui paraît le plus avantageux, mais il faut reconnaître qu'il n'y a aucune raison théorique pour ne pas décomposer la séance de l'ap-

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