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CONCLUSION

Nous avons vu un échange incessant de matière et de force s’établir entre l’ètre organisé et le monde extérieur. — Le végétal emprunte au règne minéral les matériaux avec lesquels il fabrique les substances organiques, et au soleil la force nécessaire pour l’accomplissement de son travail intérieur; sans rien perdre de son énergie, cette force devient affinité chimique dans ces substances organiques , toutes combustibles. — A son tour, l’animal emprunte à la plante des principes alimentaires qu’il brûle, et ramène «à l’état minéral avant de les rendre au monde extérieur. Les réactions chimiques effectuées au moment où s’opère la combustion de ces principes alimentaires, de ces substances organiques, dans la trame des capillaires généraux sont la véritable et unique source de toute la force dont l’animal peut disposer.

Nous avons vu que, dans l’animal, chaque élément histologique a une activité propre, et que ces diverses

activités, dont la spécialité dépend de la spécialité de composition et de texture de l’élément histologique considéré, dérivent toutes des réactions chimiques accomplies dans les profondeurs de l’organisme, au moment du conflit de l’oxygène et des matériaux combustibles du sang. — L’activité développée par un tissu, un organe, un appareil n’est en réalité que la résultante des activités pr.opres de ses éléments histologiques constituants.

Nous vu enfin que le travail de développement d’un organisme quelconque est profondément influencé par les conditions mécaniques, physiques et chimiques du milieu ambiant.

De ce point de vue qui nous permet d’embrasser le règne organique dans toute son étendue, la vie ne nous apparaît plus comme une force, comme une cause, mais comme un simple effet. A quelque période de son développement normal qu’on le considère, l’être vivant est un organisme complet dont l’activité s’exerce sous l’influence d’un milieu approprié.

DOCUMENTS

Sous la dénomination commune de Documents, nous réunissons ici des extraits des principaux Mémoires cités dans notre travail ; ces données expérimentales sont les pièces justificatives des considérations et des doctrines que nous avons développées.

CIRCULATION DE LA MATIÈRE (page 22).

A. Végétaux. — Nous avons dit que les plantes puisent dans l’air et dans le sol tous les éléments nécessaires à la constitution de leurs tissus et de leurs sucs propres.

Composition de l'air. Il résulte des recherches de MM. Dumas et Boussingault 1 que l’air atmosphérique contient :

1 Annales (le chimie et de physique. IIIe série, 1841. Tome III, page 257.

DOCUMENTS

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