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CHAPITRE V

DE LA FORME OVALAIRE DES ETOILES PRODUIS ÀXT I.E I R COI LEIR ET LES ÉCLATS PÉRIODHtr ES.

... g 245. I .es corps célestes affectent tous, sans aucune exception, la forme ovalaire; l'aplatissement ne se montre que chez les planètes dont le plan équatorial prolongé passe dans le voisinage de la Terre ; cette forme se présente dans chaque corps ovalaire mis en rotation et observé du côté du prolongement du plan de rotation. Si le corps tournant est observé du côté des deux prolongements de l’axe, il cesse d’affecter une forme d’aplatissement, il apparaît sphérique. Parmi les planètes il n’y a qu’üranus qui n’affecte aucun aplatissement, et il est la seule planète qui tourne autour d’un axe dont le prolongement passe par le voisinage de la Terre.

L’aplalisseuienl manque aux corps qui ne tournent pas autour d’un axe; la Lune n’a aucun aplatissement; son disque est une périphérie parfaite qui sépare son hémisphère soulevé quatre à six fois supérieur à son hémisphère déprimé invisible. Dans le volume suivant de cet ouvrage, je prouve que cette forme ovalaire de la Lune est fidèlement obtenue dans les photographies des montagnes d’inégale latitude. L’axe de la Lune dirigé vers la Terre est environ cinq fois son diamètre apparent ; la hauteur de ses montagnes n’atteint que quelques centaines de mèlres. La Lune est un globe de glace épais, vide au milieu, et pour cela 1* d’un volume environ contre à cinq fois supérieur à celui

qn’on lui attribue et 2° d’on poids spécifique inférieur à celui de l’eau.

J’ai prouvé qu’autrefois cette masse était brûlante et que c’est par le refroidissement qu’elle a été réduite à l’état actuel. Parmi les corps solides, c’est la glace qui affecte la plus grande contraction. Une longueur de 1000 kilomètres de glace à zéro perd 374 mètres à — 6* ( Physique , t. III, p. 623). Le froid de l’espace étant de 160% la contraction de la glace est de ^ X375 pour 4000 kilomètres; c’est environ une contraction de 10 mètres par kilomètre.

Telle a été la contraction qu’éprouva le volume de glace de la Lune en s’abaissant du point de congélation à la température de l’espace. La diminution latérale du volume s’est conservée dans les crevasses dont la largeur ne dépasse pas 1600 mètres; ces crevasses, nommées reinules , m’ont servi de thermomètres indiquant les changements de température de la glace. Ainsi donc, connaissant leur nature et leur rapport avec les contours des montagnes, je prouve directement dans les photographies de la Lune sa forme ovalaire.

De même je prouve que les satellites affectent tous la forme ovalaire dont résultent tous les aspects des clartés et des couleurs observés. Les planétoïdes ne sont pas des corps massifs comme les planètes et les satellites, mais ce sont de gros météores vides et sans poids sensible. Leur forme ovalaire est perceptible dans les changements d’éclat observés lorsqu’ils sont en quadrature.

De même que les planètes et les satellites éteints de notre système, les planètes et les satellites lumineux des autres systèmes affectent la forme ovalaire, forme indépendante de la température de la masse contenue dans l'enveloppe de glace. A une époque cette masse est brûlante, et ses rayons se répandent en émergeant de chaque point de la surface S de l’hémisphère H soulevé et de chaque point de l’hémisphère h déprimé. A une époque

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postérieure, la même masse se trouve refroidie et éteinte en conservant la forme ovalaire précédente. C’est en cet état que se trouve actuellement cette masse dans la Lune et les satellites.

I. Cette forme ovalaire devient : 1° la cause des inégales quantités d'atomes de lumière 9 émergeant de l’hémisphère soulevé et desatomes 9 émergeant de l’hémisphère déprimé; 2° la cause de la réfraction des rayons et de la production des couleurs.

H. Au moyen des durées des périodes des éclats, j’ai obtenu celle de la révolution des corps lumineux, planètes et satellites.

III. Au moyen des durées de révolutions, j’ai constaté que les corps lumineux sont des satellites ou des planètes.

IV. Au moyen de ces durées et des éclats, j’ai reconnu quand le satellite ou la planète est seul, ou quand ils sont plusieurs vus comme une seule étoile irrésoluble.

V. Dans les cas où le corps est seul, j’ai reconnu que s’il est un satellite, il est toujours le premier, et qne s’il est une planète, elle e6t toujours Hermès.

VI. Dans les étoiles dont les éclats ne se succèdent pas régulièrement, et dont il n’y a que les durées des périodes qui persistent, j’ai reconnu qu’il y a deux satellites, le premier et le deuxième, ou deux planètes, Hermès et Aphrodite. En cas pareils les durées des périodes correspondent à celle de la révolution du deuxième satellite ou à celle de la révolution d’Aphrodite.

Vil. En combinant les périodes d’éclats de toutes les étoiles cherchées, j’ai recounu: 1" qu’en chaque système de satellites, c’est le premier qui devient visible avant les autres, et 2° qu’en chaque système de planètes, c’est Hermès qui apparaît avant les autres planètes.

VIII. En comparant cet ordre de l’apparition des corps périphériques de chaque système avec les durées néees-

saires pour que l’équilibre s’établisse entre les molécules de la masse pâteuse et brûlante, je trouvai que la pesanteur, étant en raison inverse des carrés des distances, fait s’établir l’équilibre d’abord aux masses les moins éloignées du corps central.

IX. Dès que cet équilibre est établi, la couche superficielle de masse pâteuse se congèle et devient une enveloppe solide de glace transparente, qui livre passage aux rayons, lesquels arrivent à l’œil pour faire apparaître l’étoile.

X. Ainsi donc la durée! de l’établissement de l’équilibre entre les molécules de masse brûlante des planètes et des satellites est en rapport inverse de la pesanteur P de cette masse vers le corps central.

XI. Dans chaque système planétaire , c’est le jet de masse brûlante expulsé le dernier qui obtjent avant tous les autres un établissement d’équilibre. Par son enveloppe solide et transparente, c’est elle qui devient visible la première ; de même que dans un système des satellites, c’est le moins éloigné de sa planète qui devient visible le premier.

XII. Je prouve dans notre système l’existence d’une inégalité d’âges entre les planètes ; la Terre a passé, jusqu’à présent, à des époques de plus en plus reculées, par tous les états auquels sont actuellement Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune, et dans l’avenir elle se trouvera, après n siècles, comme l’est à présent Vénus, et après n -f n' siècles, la Terre sera dans un état pareil à l’état actuel do Mercure, alors l’état actuel de la Terre sera à Mars et à Jupiter.

§ 256. Changements opérés dans les planètes lumineuses. Dans le principe, toutes les planètes ne possèdent que le mouvement orbiculaire; elles circulent autour de leur soleil ayant le sommet dirigé vers le centre de ce soleil, de même que la Lune circule autour de la Terre ayant toujours dirigé vers elle son hémisphère soulevée. Pendant la durée de cet état lumineux, il y a un accroissement de

température des molécules de la masse de la couche superficielle A qui est en contact avec l’enveloppe solide de glace. Cel accroissement de température est un effet physique de l’excédant 29 d’atomes de chaleur entre ceux 0 — 9 qui s’éloignent de la couche A et ceux de 0 -f- 0 qui y arrivent des couches inférieures. Lorsque la température de la couche A s’élève à un degré tel qu’elle peut briser l’enveloppe au point le plus faible, il s’opère une expulsion d’un nombre de jets de masse brûlante, dont chacun devient un satellite.

Jusqu’à cette expulsion, les planètes sont lipodoryphores ou privées de satellites; c’est à ce moment qu’elles obtiennent des corps périphériques, et que s’établit leur mouvement de rotation, chacune devenant un corps central.

§ 247. Changements opérés dans les planètes et leurs satellites. Les satellites obtiennent une enveloppe solide de même que les planètes; il y a élévation de température de la masse de la couche superficielle A. L’enveloppe étant moins solide que celle des planètes, se brise aux points faibles lorsque la répulsion expansive n’est pas encore arrivée à un degré sulfisant pour exercer sur la masse une poussée centrifuge capable de produire une contre-répulsion assez grande pour faire résulter un mouvement de rotation. Ainsi les masses expulsées, ne recevant aucun choc tangentiel, rebroussent chemin et retombent sur la surface de l’enveloppe des satellites en y formant des montagnes circulaires de glace et des remparts comme le sont ceux de la Lune.

Le refroidissement de la masse brûlante avance continuellement, et en un espace de temps comprenant des milliers de siècles, le froid de l’espace parvient à pénétrer et se répandre dans la masse qui se convertit toute en glace; ainsi se termine la longue période -astronomique des systèmes planétaires. Les planètes parcourent ensuite une autre période géologique à cause de leur mouvement de rotation; cette période manque chez les satellites.

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