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MODE DE LA PRODUCTION DES COU LEURS DES ETOILES

§ '218. La lumière est incolore dans la masse brillante; en cet état, elle ne se répand directement dans l’espace que pendant les trois premiers mois des étoiles nouvelles ; car cette masse se recouvre de météores, et puis devient renfermée dans une enveloppe, de sorte que ses rayons n’arrivent plus directement ; ainsi, 1° dans leur émergence des nébuleuses, ils se croisent d’abord dans les foyers des météores, et i° dans les planètes , ils émergent en traversant l’épaisseur de leur enveloppe glaciale, de forme ovalaire.

Les nébuleuses sont vues incolores par les rayons partant des fovers des météores; le Soleil est incolore à cause de sa rotation autour de son axe, de même que les planètes lumineuses dont les rayons de sept couleurs se mêlent. Pour qu’une étoile soit colorée, il ne suffit pas qu’elle ait la forme ovalaire, mais en même temps elle ne doit pas tourner autour de son axe, ou s’il y a un satellite, il ne doit pas terminer sa révolution en moins de trois jours; car du mélange des rayons des couleurs du spectre est reproduit le

blanc dont ces couleurs ont été obtenues.

Soit EO(fig.36) l’enveloppe glaciale d’une masse brûlante dont les rayons pénètrent obliquement l’épaisseur nm ', ac de la glace en y éprouvant des réfractions convergentes de toute la surface liEW vers le prolongement de l’axe oe; les rayons v de couleurs sombres ou les rayons bleus, s’approchent davantage de cet axe, tandis que les rayons r

Fi*. 3*.

rouges ou ceux de couleurs claires restent isolés du côté extérieur du disque hh' de l’étoile et sout sentis comme isolés, lorsque l’étoile est observée d’un point des prolongements de l’axe oe. *

Si la surface hOh' de l’bémispbère déprimé était sphérique, les rayonsen émergeraient sans éprouver aucune réfraction, mais la dépression surpassant cette courbure sphérique dans la région axiale O, la réfraction s’y opère en sens inverse; sans cependant l’étre dans toute son étendue de /, t. Connaissant par la physique la disposition des sept couleurs du spectre, et en môme temps i’ordrede leur succession, Dest déterminée l’espèce des rayons colorés lorsqu’on connaît l’angle r formé au centre c de l’étoile par l’axe A de son orbite et par le rayon visuel R; 2“ est déterminé l’aDgle r ou la position de l’axe A lorsque sont connues les espèces des rayons colorés qui arrivent d'une étoile.

La question sur les couleurs des étoiles se réduit aux problèmes suivants, qui ont trouvé ici leur solution, solution vérifiée au moyen des périodicités des éclats, car celles-ci sont également l’effet de la forme ovalaire des étoiles colorées.

Premier problème. A quelle distance est l’axe eo des étoiles de couleur rouge?

Réponse. Dans le cas où l'intensité de cette conteur au teint à son plus haut degré, on connaît que I ’axe o« passe tout près de 1’observateqr, de sorte que 1“ ('ensemble des rayons des couleurs entre t> et v produit sur le nerf optique le sentiment du blanc, eq môme temps que 2° les rayons dff rouge r et r arrivaul séparés produisent le sentiment du rouge. Il y a donc à la fois sentiment de blanq et sentiment de rouge, et non pas sentiment d’un mélange préalable des rayons du rouge avec ceux des autres couleurs, dont résulterait le blanc.

En s’éloignant des prolongements ne de l’axe du corps ovalaire, l’observateur commence à recevoir les rayons du

rouge isolés eu quantités successivement décroissantes ; le rouge de l’étoile se présente de plus en plus lavé. Cet affaiblissement de la teinte rouge fait connaître que l’angle r, qui était de 90% décroît, et l’axe de l’étoile oe passe loin de l’observateur.

Deuxième problème. A quelle distance est l’axe oe des étoiles de couleur bleue ?

Réponse. Dans le cas où la teinte de l’étoile est violette ou pourpre, l’angle T est= 0% l’observateur se trouve en un poiot du prolongement de l’axe A de l’orbite ou dans uu des diamètres hh' de l’horizon séparant les deux hémisphères. L’ensemble de toutes les autres espèces de rayons produit sur le nerf un sentiment du blanc, tandis que les rayons du violet et du pourpre, arrivant séparément, produisent le sentiment de ces couleurs. Ce sont donc ces sentiments qui effacent celui du blanc, car le blanc n’est que le sentiment du manque de couleur.

Ces teintes paraissent lavées sous les angles T; dès que cet angle devient r = 90* — y — y', apparaît le bleu, qui disparait à son tour devant l’accroissement continu de cet angle devenu r = 90° — y.

Les sentiments des couleurs des deux extrémités du spectre se rapprochent, car le violet n’est pas un sentiment opposé du rouge, mais est précisément celui qui s’en approche plus que toute autre couleur ; sa cause physiologique est prouvée dans la Phys. , t. II, p. 444, 55, 587.

Troisième problème. A quelle distance sont les axes des orbites des étoiles de couleur jaune, verte ou orangée? • .

Réponse. En s’éloignant un peu plus de l’axe oe de l’étoile, après le rouge de 90’ — y, apparaît l’orangée, qui se soutient jusqu’à 90* — y — y', et alors apparaît le jaune, qui persiste jusqu’à 90° — y — y — y". D’autre part, en s’éloignant un peu plus de l’horizon hh' jusqu’à ce que l’angle devienne y + •/ -f- */, apparaît le vert ; c’est donc

enlre les angles y + y'-hy" et y +*/ que le bien se présente.

§ 249. Résumé Les couleurs des étoiles deviennent un moyen de connaître la position de leur plan orbiculaire : 1° le prolongement de ce plan doit passer par la Terre si l’étoile est rouge ; 2* ce plan est éloigné de 90* de la Terre si l’étoile est de couleur violette; 3° les plans qui passent sous des angles intermédiaires sont des étoiles de couleur jaune. Les petites quantités d’étoiles de couleur verte ou bleue, et surtout celle des étoiles de couleur orangée, correspondent aux espaces qu’occupent ces teintes dans le spectre solaire.

Les nombres des étoiles de chaque couleur sont en rapport direct avec les grandeurs des angles r, I'-f-a, et 90*, 90° — y, 90* — y', 90* — y — y' — y". Les couleurs claires du spectre sont les plus fréquentes dans les étoiles; celle supériorité des étoiles pareilles correspond, comme il a été dit, aux étendues angulaires qu’occupe chaque espèce de rayons colorés du spectre.

Si je ne possédais que cet arrangement de faits observés comme preuve de l’origine des couleurs des étoiles, il serait possible qu’on révoquât en doute la correspondance réelle, malgré toute la liaison des faits entre eux par la loi physique comme cause et effets. En dehors des preuves indiquées comme basées sur les couleurs provenant de la forme ovalaire, il existe encore la série de faits des éclats périodiques, faits qui s’arrangent de manière à ne permettre à personne de rien objecter ou de douter de la réalité de la forme ovalaire des étoiles. Enfin, pour avoir des éclats périodiques, les étoiles doivent avoir à la fois la couleur rouge et la forme ovalaire.

Ces liaisons entre la couleur rouge et la périodicité des éclats occupent depuis un siècle l’intelligence de tous les astronomes. Arago a en quelque sorte pressenti qu’il y a des mines très-riches à exploiter dans l’avenir. Cependant il ne

croyait pas que dans ces mines fût contenue toute la Cosrnogonie. ; mais pour les trouver, il a dù se décider à changer de voie et à en prendre une diamétralement opposée. U a fallu renoncer à l’existence d’une force d’attraction dopt résultent les corps de forme sphérique et reconnaître la véritable origine de la pesanteur, qui conduit, suivant la loi physique, à la production de la forme ovalaire commune à tous les corps célestes ; l’aplatissement apparent qu’offrent les planètes n’est que l’effet d’une illusion d’optique.

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