A. ÉTOILES UONOPLANÉTKS A ÉCLATS PÉRIODIQUES
§ 254. Une étoile monoplahèté ne peut être qu’Hermès; après qu’on a reconnu que la répétition des périodes est régulière, que la durée Jt de l’accroissement de son l’éclat est égale à celle { t de son décroissement , la durée de la période est entré 88 4- « et 3x88 jours pour une étoile monoplanèle, ou de 3 jours environ pour une étoile monoüoryphore.
Tableau des étoiles Hermès à éclats périodiques.
hrrmSs.
T des Poissons..
R du Bélier. . .
des Gémeaux., dé l'Hydre. . .
S du Lion T de la Graude-Ourse.
R de Ja Vierge. . i .
S de la Grande-Ourse U de la Vierge, n,
V de la Vierge. . . .
R de la Girafe. . . .
R du Bouvier. , . .
S d'OphiUcbil*. ; . .
T d'Hercule
T de l’Aiglb
T du Verseau. . . .
R du Renard
ASCENSION
r t iï
DÉCLINAISON
PÉRIODES
GRANDEUB-
124 ifc
iâ,5<
Observations. Les étoiles périodiques monoplanètes sont télescopiques; la diminution de l’amplitude de quelques-unes indique que le prolongement du plan de leur orbite ne passe pas très-près de la Terre. Les éclats des raaxima diminuent à cause de cet éloignement des plans orbiculaires ; sans un pareil éloignement des plans, la différence serait médiocre entre ces éclats des Hermès ; on connaît ainsi que les étoiles pareilles se trouvent à des distances de la Terre peu différentes.
Distribution des Hermès. Parmi les étoiles monoplanètes en petit nombre indiquées dans le tableau, cinq seulement sont dans l’hémisphère inférieur du ciel du côté de l’Hélioagète, où est la profondeur h de l’espace stellaire; toutes les autres, en nombre presque double, sont dans les ascensions entre 12h et 20b. Cette distribution d’Hermès correspond à celle des nébuleuses planétaires en forme de meule (§ 239).
§ 255. Rapport entre la distribution des Hermès et des nébuleuses. Chaque système planétaire a sa naissance marquée par une expulsion de neuf jets de masse brûlante de l’intérieur de l’enveloppe glaciale d’un soleil , expulsion qui se présente subitement sous forme d’étoile nouvelle.
La masse pâteuse de chaque jet ne peut recevoir une enveloppe solide de glace qu’après l’établissement d’un équilibre entre les molécules matérielles obéissant à la pesanteur ; cette pesanteur est en raison inverse des distances entre le soleil et chacun des jets.
11 est donc nécessaire que l’équilibre s’établisse d’abord entre les molécules du jet le moins éloigné du soleil, d’où résulte la planète Hermès. A cette époque, la masse des sept autres jets n’est plus en forme des bandes longues entourées de météores formant des traînées telles qu’on le voit dans le grand télescope (fig. 27, 28). Les masses, devenues de forme arrondie, laissent les météores circuler comme
précédemment sans les éclairer de leur intérieur pour faire apparaître les points lumineu* dans les foyers de ces météores qui sont de forme ovalaire.
Chaque jet reste entouré dans une couche de vapeur opaque qui rend invisible la masse brûlante, de même que les nuées épaisses obscurcissent le Soleil. Chacune des étoiles monoplanètes est donc un système planétaire, dont le soleil est entouré de météores et de vapeur opaque, de même que les masses des sept autres jets, lesquels restent invisibles. Nous recevons une grande quantité de rayons de la masse brûlante renfermée dans une enveloppe solide de glace transparente ; ces rayons ne sont plus interceptés ni de couche de vapeur opaque, ni de couche de météores; ils arrivent à l’œil au moyen d’une expansion indéfinie propagée en direction centrifuge.
Les surfaces sphériques d’atome n de lumière émergent à tout instant de l’enveloppe glaciale ayant, pour rayon celui r de l’enveloppe. Les atomes n en s’éloignant croissent en volume par l’expansion de leur éleclre, et lorsque après des dizaines d’années ils arrivent à notre œil , ils occupent une surface sphérique ayant pour rayon la distance nXo qui nous sépare de l’étoile.
Telle est la preuve physique de la nature de l’électre composé d’une infinité de molécules, lesquelles occupaient précédemment l’espace indéfini, et subirent par l’action suprême une compression indéfinie pour occuper un espace indéfiniment petit. L’expansion des atomes de lumière n’est donc qu’une manifestation de l’action suprême, laquelle emmagasina dans les molécules le. mouvement contenant leur expansion indéfinie observée dans la lumière.
§ 2oG. Étoile Hermès R de la Vierge. Les détails observés dans une étoile monopl'anèle ne diffèrent de ceux observés dans toutes les autres qu’en intensités de la teinte rouge et en amplitudes, car (vas deux genres de faits ont pour cause la distance angulaire I’ entre la Terre et le
prolongement dn plan de l’orbite - de chacune des étoiles Hermès.
La dorée de ^ 45 jours i 7 heures 23 minutes des périodes des éçlats ne diffère pas de celle de la révolution d’Hermès autour de son soleil, r étant la distance entre Mercure et le Soleil et t la durée de sa révolution autour du Soleil , R la distance entre la planète R de la Vierge et T la durée de sa révolution, la valeur de R est exposée dans la formule
R -= r x =0^387 y/5jp = ^ m.
An moyen des durées T de révolution des Hermès, il est prouvé qu’Ll y a des différences entre les distances R qui les séparent de leur soleil ; ces distances sont toutes supérieures à celle r qui sépare Mercure du Soleil, sans cependant aller trop au delà du triple. Les détails suivants montrent avec é vidence que l’étoile est seule et qu’il n’y a qu’une seule source de rayons.
1* La durée ~ T que met R de la Vierge pour monter de son plus faiblo éclat à son maximum est toujours égale à celle j T qu’il Jni faut pour descendre au minimum d’éclat.
2° Les éclats extrêmes, l’un atteignant la <6*, 5 grandeur, et l’autre allant jusqu’à disparition totale, se répètent exactement à chaque p ériode; de sorte qu’il n’y a jamais changement de Fampliti ide A.
3* A cause de la disparition, il n’est pas possible d’évaluer jusqu’à quel deg ré les amplitudes croissent, parce que la différence des éclai's extrêmes représente celle existant entre les surfaces S — s, dont S est la surface de l’hémisphère soulevé, et s ce lie de Phemisplière déprimé. Toutefois, il est possible d’in diquer en quantités de surface les faibles grandeurs comprise ’s entre la 6* et la i 4*.
4° Si la teinte ronge de*1' Hermès est faible, l’amplitude est médiocre, et les étoiles mt moplanètes qui ne disparaissent
pas dans leur minimum d’éclat sont entièrement pareilles; en pareil cas , l’éloignement du plan orbiculaire de l’étoile est considérable, et cela devra être pris en considération lorsqu’on exposera les grandeurs en étendues des surfaces visibles.