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OU SYSTEMES DES PLANÈTES LUMINEUSES. m

La parallaxe de Sirius, obtenue de la formule, est y— 0,1 858; Henderson trouva, au moyen de l’observation, la parallaxe différente de0",ü3 à 0",1o. En admettant pour « du Centaure l’éloignement de 3, celui deSirius est presque quatre fois supérieur. De la durée de la révolution de Sirius résulte, 1* qu’il est un Chronos analogue à celui de Ç de la Grande-Ourse, et 2* que son éloignement diffère. La distance entre la Terre et Sirius est supérieure à l’éloignement de p d’Opbiuchus , et cependant Sirius, Procvon, l’Épi, sont de grandeur, tandis que les deux étoiles doubles ici nommées sont d’une clarté proportionnellement très-faible , et cette différence ne peut être attribuée qu’à l’absence d’une étoile oentrale visible, autour de laquelle circulent les étoiles de 1” grandeur; du manque d’une étoile centrale, au lieu d’un affaiblissement, résulte l’état de I" grandeur.

§ 324. Eclats des étoiles de première et de deuxième grandeur. Dans les étoiles doubles, les éléments n’atteignent pas des éclats comparables à ceux des étoiles de 1" ou de 2* grandeur; des durées de leur révolution qq induit que l’étoile périphérique est un Chronos, nn Ouronos ou un Poséidon, et que l’étoile centrale est composée de 5, 6 ou de 7 planètes. Lorsqu’il est possible de séparer les deux plus éloignées , l’étoile centrale est composée de 6 ou de 5, et lorsqu’il est possible de séparer les trois planètes extérieures, l’étoile se présenterait comme quadruple, ayant toujours pour étoile centrale l’ensemble de cinq planètes; malgré ce nombre d’éléments, les étoiles ainsi composées n’obtiennent pas la i” grandeur, et ce faible éclat est général pour toutes les étoiles doubles.

Nombre des étoiles doubles. De toutes les étoiles doubles, la centrale persiste seule, durant des milliers de siècles, à être composée d’une, de deux, de trois, de quatre ou de cinq planètes lumineuses, avant l’apparition successive des trois planètes les plus éloignées, séparables

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dans les étoiles doubles. C’est donc à cause de la trèslongue durée des étoiles centrales isolées qu’il y en a un très-grand nombre qui sont de chaque degré. L’éclat de ces étoiles centrales, sans étoiles périphériques visibles, se montre à tout degré; il est faible en quelques étoiles et variable jusqu’à sa disparition ; il croit jusqu'à atteindre, quoique rarement, la 2* grandeur, et cela pour peu de temps. 11 est ainsi prouvé que les étoiles de tw grandeur se distinguent des étoiles doubles, 4' par leur clarté, et 2° par leur mouvement orbiculaire autour d’une étoile centrale invisible. Ces deux faits, de nature différent n’ont pas une môme origine : 1* l’éclat a une cause physiologique, et 2' l’absence d’une étoile centrale résulte d’une cause physique.

§ 325. I. Mode d’accroissement de l’éclat par celui de la vitesse des corps lumineux. En faisant, comme font les enfants, tourner rapidement un charbon allumé, on voit une flamme affectant la forme d’un anneau. Si le charbon en tournant décrit, non pas une périphérie, mais une hélice, on voit s’élargir l’anneau de la flamme : sur cette propriété physiologique de l'œil est basée la construction de l’appareil nommé magalophoie (Phys., t. u, p. 540), qui doit servir comme phare.

Au moyen des observations , on reconnut la circulation de quelques étoiles autour d’autres visibles ou invisibles; cependant on n’avait pas pris en considération le cas particulier où les trois étoiles, circulant autour de corps invisibles, sont toutes de 1" grandeur, tandis que les étoiles qui circulent autour d’une étoile visible s’élèvent rarement à un éclat de 3* grandeur. La cause de cette différence des éclats ne pouvant être découverte ni par des observations ni par les calculs, a été considérée, ainsi que plusieurs autres faits, comme étant d’une nature qui dépassait l’intelligence humaine, tandis qu’iciildevienlévidentquel’éclatdes étoiles de 4" grandeur n’est qu’un effet physiologique.

§ 326. II. Disparition de l’étoile centrale. Après avoir établi (§ 282), 1° l’accroissement des éclals des doryphores proportionnellement à leur vitesse orbiculaire, et 2° après avoir prouvé |ç mode de la disparition de chaque corps central qui obtient des corps périphériques au moyen d’une expulsion des jets.de masse brûlante, lesquels deviennent de&çorps périphériques, on reconnut, \ * que dans les étoiles doubles les étoiles périphériques sont des planètes simples, et 2° que les étoiles isolées sont des polydoryphores. Goldschmid ne vit pas les doryphores dont est composé Sirius, majs les six planètes et leur soleil entourés de météores , Iesquels,.dispersent les rayons et n’en laissent arriver à l’œil qu’une quantité trop médiocre pour produire des sentiments isolés.

Le corps central est invisible dans les planètes aussi bien que dans le9 doryphores, car l’étoile centrale des étoiles doubles est combinée de cinq planètes trop rapprochées les unes des autres pour être aperçues séparées. Il ne devient possible d’opérer cette séparation qu’au moyen du trèsgrand intervalle qui sépare les quatre endoplanètes de Chronos dans le cas très-rare où cette planète est en opposition avec Zeus.

Dans les systèmes des polydoryphores la séparation des doryphores éloignés des endodoryphores est impossible, de sorte qu’il est également impossible qu’il y apparaisse des étoiles doubles dont l’extérieur circule autour de l’intérieur avec une vitesse analogue à celle des satellites.

Dans les étoiles doubles la centrale reste en place soutenue par la masse M de son soleil ; dans les étoiles isolées d’éclats supérieurs sont invisibles à la fois les planètes et leur soleil, et tout cela parce qu’est visible l’ensemble des doryphores amenés avec leur planète invisible qui circulo autour de son soleil également invisible. La durée de la révolution des doryphores est imperceptible, et l’on observe la durée de la révolution de la planète qui amène le sys- I. 30

CIJiVP. VI. - ÉTOI1.ES DOUBLES

lème de ses doryphores. C’est au moyeu de la durée T de la révolution qu’on connaît le nom de la planèle. Les durées de 44 à 50 ans obtenues par l’observation pour les révolutions de Sirius, Procyon, l’Épi, prouvent que les planètes invisibles sont des Chronos.

C’est dans l’avenir qu’on trouvera que <% d’Orion, qui est un polydoryphore, circule avec sa planète invisible autour de son soleil également iuvisible, le nom de la planète sera déterminé par la durée de sa révolution. Au moyen des périodes des éclats de 196 jours, on connaît que le polydoryphore est du système de Chrouos, dont la durée de la révolution est environ d’un siècle; pour cette raison la durée de la révolution do cette étoile polydoryphore est restée inconnue, de même que celle de plusieurs autres semblables.

Les changements des éclats ainsi que ceux des teintes ont leur cause dans la forme ovalaire : Sirius, qui est incolore actuellement, ne l’a pas toujours été, car sa couleur rouge d’autrefois était la cause qui le faisait comparer par les anciens à un charbon brûlant.

B. MOUVEMEKT ORB1CÜLAIRE DES PLANÈTES DES UOHODORYPHORES.

§ 327. De même que les polydoryphores, les monodoryphores sont amenés par leur planète invisible autour de leur soleil invisible. Celui des monodoryphores que l’on connaît le mieux est Algol, à cause de son amplitude entre les grandeurs 2, 5 et 4; X du Taureau a également une période des éclats d’une durée très-courte, mais son amplitude est entre les grandeurs de 4 et 4,5, cl c’est pour cela que la durée des périodes ne peut être aussi exactement évaluée comme celle des périodes d’ Algol.

Dans la description des étoiles d’éclats périodiques (§ 258), il a été prouvé que les changements des durées des périodes des éclats résultent des cordes des arcs parcourus

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par la planète invisible pendant chaque révolution des doryphores autour d’elle-même. Par les décroissements des durées des périodes des éclats d’Algol, on voit : que le

prolongement du plan de l’orbite de sa planète est incliné sur le plan de l’équateur de la Terre, et 2* que cette planète s’avance vers la Terre en parcourant son orbite autour de son soleil invisible comme l’est la planète.

Si l’axe de l’orbite de la planète et celui de l’orbite d’Algol passaient par là Terre, il manquerait à la fois et la périodicité des éclats et l’inégalité des durées de leurs périodes. Dans cette position de l’orbite de la planète on perçoit aisément l’inégalité Trfca des durées entre les passages consé- * cuti fs par le méridien, inégalités analogues à celles observées dans les trois étoiles polydoryphoresSirius, Procyon, l’Épi.

Dans le cas le plus favorable aux apparitions des périodes des éclats, il est presque impossible de percevoir l’inégalité T±a des durées entre les passages consécutifs par le méridien. Dans l’avenir on observera les déclinaisons variables d’Algol pour en tirer la durée de la révolution do sa planète. Faisant la comparaison des déclinaisons d’Algol à différentes époques indiquées par les observateurs, on y voit les déplacements :

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