V. MONDE MÉTAPHYSIQUE (I
§ 370. Dans le monde physique l’espace et le temps sont limités à leurs deux extrémités H’ La fin de l’action suprême est l’époque du commencement; à l’époque e‘ actuelle est la fin du temps. 2* Les deux espaces e, t (fig, 2) des électrosphères sont les extrémités de l’espace; la dis* tance qui les sépare est limitée, de même que l’est l’espace énastre ; en dehors des deux électrosphères l’espace est illimité, de même qu’est illimité le temps en dehors des deux époques e , e'.
Les faits physiques ne vont pas au delà des limites de l’os pace énastre, c’est au delà de ces limites qu’il faut cherche les faits composant la métaphysique. Après avoir découver un nombre de faits au moyen des observations, Aristote reconnut dans leur production certaines règles qui régissent ces productions, règles qui n’étaient pas dans les limites des faits physiques découverts au moyen de l’observation. Ainsi Aristote, comme chacun des observateurs anciens e modernes, pressentit l’existence d’un mouvement emmagasiné pareil à celui des ressorts qui se manifeste dans la production de faits cosmiques. Cependant ni Aristote, ni aucun autre n’a pu parvenir à la découverte de la cause phyr sique opérant la combinaison des deux corps pour en produire un troisième entièrement différent de chacun de ces éléments; encore moins pouvait-on découvrir les combinaisons qui ont lieu dans les deux fluides impondérables pour en produire un troisième.
(I) Le mot métaphysique est compose de patà , préposition, et çuiuti, faits physiques; mais ches Aristote péri ne signifiait pas après, comme le croient les hellénistes actuels : péri correspond A la préposition Irons et signifie au delà; ptOéserr. an delà des limites; psTnieuaixà, au delà dea faits physiques.