A8 GHAP. I — ASTRONOMIE ET SA LIAISON AVEC L’ASTROGONIE
Les physiciens et les naturalistes modernes imitèrent Aristote dans la découverte de faits nouveaux devenus très - nombreux ; ils ne manquèrent pas de tenter mille moyens pour remonter au delà des limites de ces faits. A
l’époque d’Aristote manquaient les connaissances des faits découverts au moyen des télescopes, de même manquaient les connaissances des faits chimiques; il était donc impossible alors de composer un ouvrage contenant le mode de la production des corps célestes et le mode de la production des corps terrestres.
Pour y parvenir il a fallu renoncer à la recherche de faits nouveaux ; j'ai étudié ceux découverts par les autres, et au lieu d’une sëule science j’ai eu le temps d’étudier les faits de l’ensemble des sciences, lesquels se présentèrent à moi sous un aspect tel que j’ai pu y découvrir plusieurs liaisons indiquant une origine commune comme cause primitive.
Au lieu donc de me borner à la description des faits tels qu’ils apparaissent dans les observations ou dans les expériences, j’expose le mode de leur production. Chaque fait observé et décrit n’exige pas la connaissance d’autres faits également observés et décrits ; de même que le sont les descriptions des accidents. Ici tous les faits célestes s’arrangent de manière à former une longue série dans laquelle ils sont liés entre eux par la loi physique, de sorte que les précédents sont les causes des postérieurs. Il faut donc pour cet ouvrage une étude toute particulière et différente de celle que l’on apporte aux ouvrages composés des descriptions des faits et de quelques hypothèses logiques inventées pour donner une apparence d’explication, laquelle au fond n'est qu’une différente description.
CH AP. 11. - MODE DE LA SÜBD1VIS10M, ETC. 5i<J