A. MO 1)K DK L’EXPULSION DB LA MASSE PLANÉTAIRE DU SOLEIL
§ 34. La masse brûlante qui constitue le Soleil n’est pas en contact immédiat avec l’espace, elle se trouve renfermée dans une enveloppe solide de glace transparente formée par le refroidissement de la couche superficielle de la même masse. Avant de passer à l’état solide, cette couche était à l’état vaporeux; alors la lumière provenant de la masse brûlante doit éprouver une dispersion, comme cela s’opère dans les nuages. La lumière est propagée en des directions centrifuges rectilignes de la masse brûlante ; mais elle n’éprouve pas cette dispersion lorsque manque l’enveloppe vaporeuse, eteelaalieu : i°au moment de l’expulsion de la masse brûlante, et a0 après que cette enveloppe vaporeuse s’est congelée pour devenir une enveloppe de glace transparente, comme l’est
cellequi renferme lamassebrûlantequi constitue le Soleil.
Les taches solaires que nous observons sont de petites portions de masses brûlantes expulsées à travers des cratères; leur surface se couvre de vapeur opaque qui disperse les rayons, et c’est ainsi que diminue la quantité de lumière propagée dans des directions centrifuges reclilignes. C’est donc cette diminution de lumière ainsi occasionnée, qui produit les sentiments correspondants aux taches. La masse brûlante expulsée s’élève à une hauteur H en forme d’une haute pyramide ayant sa base dans le cratère, ensuite la couche superficielle se dilate au delà des bords du cratère et la forme de cbampiguon apparaît. Enfin, toute la masse gelée est précipitée par la pesanteur et ferme le cratère en se transformant en une plaque de glace, qui livre passage aux rayons pour se propager dans des directions rectilignes centrifuges. C’est ainsi que s’éclaircit l’espace qui paraissait opaque, de même que par la disparition des nuages le ciel s’éclaircit et le Soleil apparaît. Je reviendrai sur les détails des taches solaires, ici je n’indique que leurs gros détails pour rendre plus évident le mode de l’expulsion d’une masse plus grande que celles dont résultent les taches.
Il y a une longue série de faits liés entre eux comme causes et effets par la loi physique. Les actions ont eu lieu il y a des millions de siècles; elles se reproduisent pour les autres soleils, précisément comme cela a lieu dans les séries de faits physiologiques qui ne sont pas fausses, lorsque les faits observés par les individus actuels sont considérés comme identiques à ceux qui ont eu lieu il y a des siècles et à ceux qui seront produits dans l’avenir. 11 s’agit ici de prouver :
1. L’existence d’une répulsion R exercée entre les molécules de la masse M qui resta et celle m qui a été expulsée.
II. Comment cette répulsion R ou le mouvement emmagasiné dans la masse a été converti en mouvement de rotation de la masse M qui resta et en mouvement orbiculairc de la masse m expulsée.
III. Comment cette même répulsion R a fait se subdiviser la bande de la masse m expulsée en neuf portions dont huit restèrent dans l’espace pour former huit grosses planètes, tandis qu’une de ces portions ne resta pas dans l’espace qu’elle devait occuper.
IV. Pourquoi les cubes des distances entre les planètes et le Soleil sont comme les carrés des durées de leur révolution.
V. Pourquoi le plan équatorial du Soleil coïncide presque avec les plans orbiculaires des planètes.
VI. Pourquoi la rotation équatoriale du corps central s’opère dans le même sens que les révolutions orbiculaires des corps périphériques.
A. origine de la répulsion expansive de la masse brûlante.
§ 35. La couche superficielle de la masse brûlante étant en contact avec l’enveloppe solide de glace et avec les couches inférieures de cette masse brûlante, perd d’un côté une quantité de sa chaleur brûlante et en reçoit de l’autre. Si les deux quantités étaient égales, il n’existerait aucune répulsion, comme cela a lieu poulies chaudières faiblement chauffées. Une répulsion expansive d’une masse renfermée ne se produit dans la couche superficielle que dans le cas où la quantité inférieure 9 — 6 de chaleur s’éloigne et où arrive des couches inférieures une quantité supérieure 0.
Le mouvement est emmagasiné dans les éléments de la chaleur composés des molécules d’électre, et il se communique avec la chaleur à la masse A de la couche superficielle de la masse brûlante. C’est donc ce mouvement qui se manifeste comme une répulsion R et qui ne