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CHAPITRE IV

PECOMKtëmOfl DE LA VOIE LACTÉE EN CINQ GALAJUBS DE CINQ PERIODES ASTUOGOMQUE*.

§ 399. Dans l’explication du mode de la production de l’état des étoiles par le précédent état de nébuleuse de la matière empyrée, j’ai, pour fixer les idées, exposé le système d’Herschel qui avait découvert cette succession, sans cependant pouvoir exposer les détails, car, pour y arriver, il fallait être conduit par la loi physique indiquant 1* le mode de l’expulsion des jets de masse empyrée de celle contenue dans un corps central, et 2° le mode de la subdivision de chaque jet en des millions de portions d’où devaient en résulter un grand nombre d’autres assez faibles et comparables à celles contenues dans notre Soleil. Pendant toute la durée de la subdivision de la masse empyrée les molécules sont en équilibre rompu, et pour cela à l’état de nébuleuse. L’équilibre ne se rétablit que dans les masses H pareilles à celle duSoleil ou deux à trois fois plus grandes. Il faut donc renoncer aux hypothèses de l’existence d’étoiles de grosseurs prodigieuses ; il n’y a que le seul corps central qui ait une grosseur pareille ; la masse contenue dans ce corps est des milliers de fois supérieure à la somme des portions composant les corps du système composé des soleils.

Dans les explications qu’ont données les astronomes modernes du mode de la distribution des corps de ce système solaire pour circuler suivant la loi newtonienne, nous distinguerons spécialement celle de Maedler. Pour fixer donc

les idées, j’expose le système de cet astronome, car en rectifiant ses erreurs, le lecteur me suivra plus facilement.

L Nous connaissons 4* le système planétaire où les planètes et les planétoïdes circulent autour du corps central, le Soleil ; 2* de même les satellites circulent autour de leur planète; 3’ de môme, dans les étoiles doubles, circulent également autour de leur soleil les planètes lumineuses; 4 de même Sirius, Procyon, l’Épi circulent autour d’un corps dont l'existence est reconnue malgré son invisibilité. Si quelque part, dans l’espace céleste, on voyait un eorps lumineux comparable au Soleil, il serait depuis longtemps reconnu comme oorps central. A défaut d’un corps pareil il ne reste qu’à chercher 1° par les mouvements des étoiles, 2* par leur distribution autour de la Voie lactée, si quelque part dans l’espace ne se trouvent pas les traces de l’existence d’un gros corps invisible, analogue à ceux autour desquels circulent Sirius, Procyon, l’Épi.

Bessel et après lui les autres astronomes reconnurent pour chacune des étoiles ci-dessus nommées l’existence d’un corps central ; Maedler l’a reconnue de même; au lieu donc de faire de même pour le corps central du système solaire, cet astronome admit que, pour un système de corps célestes, un corps central n’est pas indispensable, et qu’il pourrait être remplacé par un centre virtuel de la gravitation d’un grand nombre d’étoiles denses contenues dans les Pléiades ; Argelander n’y trouva pas un nombre d’étoiles exceptionnel.

Si Maedler eût su que la masse contenue dans les corps périphériques d’un système, faisait d’abord partie intégrante de la masse du corps central; il aurait renoncé dès le commencement à l’hypothèse indiquée; cependant l’existence de grand nombre d’étoiles dans les Pléiades ne cesse pas pour cela d’être véritable ; ce même nombre servira à prouver qu’une partie de celles-ci sont indigènes et paraissent immobiles à cause de leur vitesse orbiculaire égale à celle du Soleil; les étoiles qui sont considérées par Maedler

comme indiquant le mouvement du Soleil, telles qu’ Alcyon, sont les étoiles mobiles. Toutefois en principe Maedler n’a pas tort, car l’existence d’un corps central étant reconnue, la loi newtonienne serait vérifiée ; pour cette raison les conséquences que cet astronome en a tirées ne perdent rien de leur valeur.

II. De môme que les planètes et les planétoïdes circulent autour du Soleil dans neuf espaces orbiculaires, de même les corps du système solaire circulent dans plusieurs espaces annulaires. Un observateur placé dans le corps central ne verrait qu’un seul anneau formant un grand cercle et divisant la voûte céleste en deux hémisphères égaux.

Au lieu d’un seul anneau il y a 1 ' un arc de 1 20“ ; 2° deux anses (sacs de charbon), 3° séparation des anneaux dans le Navire. On a reconnu par là que nous ne nous trouvons ni dans le corps central, ni dans quelque point des deux prolongements de son axe, mais loin de cet axe et, du côté boréal du plan des anneaux concentriques dont deux sont visibles sans que l’on connaisse le nombre total des anneaux composant l’anneau extérieur le plus éloigné.

Il ne reste plus, en suivant les règles de la perspective, qu’à rendre évident pour chacun qu’en effet tous les détails observés 1° l’arc nommé paragalaxie ; 2* les deux sacs de charbon nommés ici anses, 3° les séparations qui se voient dans le Navire, sont autant de témoins ou monuments prouvant non-seulement le parallélisme des deux anneaux, et ladite position du Soleil, mais en même temps prouvant la posilion du corps central occupant le centre des auneaux. Soit UJ (ûg. 55) le rayon de l’orbite de Jupiter, HO celui de l’orbite de Saturne, T est l’orbite de Mars incliné sur les deux précédents; un observateur se trouvant sur cet orbite verra les deux extrémités;, i du diamètre de l’orbite de Jupiter éloignées du plan Oo de l’orbite de Saturne. L’éloignement sera plus grand du côté OJ ou OZ'" (ûg. 41), le moins distant, que du côté opposé

o, i' le plus éloigné; il y aura de plus deux anses Z^R" et ZOw (fig. 56) formées perspectivement par le prolongement d’une partie de l’orbite de Jupiter vers le côté de l’observateur en dépassant l’orbite de Saturne.

Si Maedler avait exposé de cette manière le parallélisme des deux anneaux, les autres astronomes auraient reconnu leur position véritable, de l’autre part Maedler même aurait corrigé son erreur; il aurait renoncé aux hypothèses, car il eût été conduit à trouver l’espace occupé par le corps central qui n’est pas invisible, comme le sont ceux des trois étoiles nommées de 1" grandeur.

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