I. PARALLÉLISME ENTRE LE SYSTÈME PLANÉTAIRE ET LE SYSTÈME SÔLAIRE
§ 400. La loi newtonienne trouve son application complète à la fois dans le système solaire et dans le système planétaire.
I. Au Soleil correspond l’Hélioagète qui occupe le centre des anneaux orbiculaires et perspectivement se projette snr eux au point diamétralement opposé; de même que le Soleil se projette sur l’écliptique au point diamétralement opposé à celui sur lequel se projetterait la Terre pour un observateur placé sur le Soleil.
II. Aux neuf espaces planétaires correspondent, dans le système solaire, neuf espaces annulaires dans lesquels circulent les corps périphériques de l’Hélioagèto.
III. Dans le système planétaire la Terre occupe le 3* espace orbiculaire; tandis que dans le système solaire le Soleil se trouve avec des millions d’autres dans le 4* espace annulaire.
IV. Dans le système planétaire Mercure et Venus ne présentent aucun changement physique, de même dans le système solaire sont des étoiles d’état invariables qui circulent dans trois espaces annulaires inférieurs contenus dans
l’espace angulaire pSp' (fig. 41) l’Hélioagète H occupe le milieu de cet espace, que sépare CC' en deux moitiés.
V. Dans les planètes supérieures les moins éloignées, on observe des changements physiques notamment dans Saturne, dans Jupiter et mieux visibles encore dans Mars; il y a également des changements dans les corps périphériques qui circulent autour de l’Hélioagète dans cinq espaces annulaires supérieurs concentriques. Sont cependant dénaturé différente les changements opérés dans les planètes, et ceux opérés à la masse empyrée composant les portions de chaque espace annulaire supérieur. Ces changements ne consistent qu’en déplacements des molécules de la masse empyrée, dont résulte la production de météores qui l’entourent et font apparaître les espaces annulaires comme des anneaux lumineux concentriques.
VI. Dans le système planétaire un seul espace orbiculaire est occupé par un grand nombre do planétoïdes ; cbacnti des huit autres n’est occupé que par une seule planète; dans chaque espace annulaire du système solaire circulent dc« millions d’étoiles ou portions de masse empyrée en forme do nébuleuses et qui deviendront mitant d'étoiles, car pour arriver à l’état d’étoiles, il faut que les môlécolos de la masse empyrée se trouvent d’abord à l’état d’équilibre.
VII. Dans le système planétaire de chaque espace orbiculaire est seul visible le point occupé par la planète, au contraire le grand nombre de nébuleuses circulant dans le meme espace annulaire sous différentes longitudes, rondont visibles les espaces annulaires.
VIH. I)e môme que les plans dos orbites planétaires dévient pou des prolongements du plan équatorial du Soleil, et sont pour cela presque concentriques, de même les plans des anneaux concentriques dévient peu des prolongements du plan équatorial de l’Hélioagète.
IX, Un observateur du soleil verrait se superposer les neuf espaces orbiculaires d’où résulterait un grand cercle
divisant la voûte céleste en deux hémisphères égaux; de mémo un observateur de i’Héfioagète verrait se superposer les anneaux stellaires sur les anneaux des nébuleuses, d’où résulterait un composé d’étoiles parsemées sur uft fond do nébuleuses formant un grand cercle divisant la voûte céleste en deux hémisphères égaux.
X. Placé sur un point des deux prolongements de Taxe solaire, un observateur verrait de face les neuf espaces otbiculaires, de même placé sur un point des deux prolongements de l’axe de l’Hélioagète, un observateur Verrait de face les neuf espaces annulaires A', A", A*'... (fig. 41).
XI. Dans le systèmo planétaire la Terre circule sur le 3* orbite; dans le système solaire elle circule avec le Soleil dans le 4* espace annulaire A"; donc pour obtenir une comparaison complète entre les faits de la perspective, j'admets dans le système planétaire qu’après l’orbite dé la Ter'rc suit l’espace annulaire des orbites des planétoïdes et puis l’orbite de Jupiter, et enfin l’orbite de Saturne. C'est ainsi que devient évident le mode de la séparation deà anneaux et de la production des anses. Ici sont indiquées les oppositions, 1rs quadratures et les conjonctions des trois planètes Sa'i orne 0, Jupiter J et Mars ou planétoïde M (fig. 50), dont h s orbites correspondent aux espaces annulaires A*1', A”, A* du système solaire.
Fig. 56.
W.Xli
4" Les trois planètes O, J, M, étant en conjonction, J ap* paraît à tin Observateur sur la Terre en / et M en M'.
2* Étant en opposition i apparaît en i' èt m en tn.
3* Étant en quadratore, il y a superposition des g Z p et de p'Z'p'.
62ù CH AP. IV. — DÉCOMPOSITION DE LA VOIE LACTÉE
4' Au delà des quadratures se voit Saturne en R ou en R' et Jupiter en Z'" ou Z" à la gauche de Saturne R et non plus à sa droite ; Z'" est à la droite de R. Cela n’a lieu que dans les arcs ZirR" et Z'"R au-dessous des quadratures pp'.
5° En avançant vers l’opposition o, on rencontre en p" R" Z" une nouvelle superposition perspective pour l’observateur terrestre. C’est ainsi qu’il voit de nouveau Jupiter et Mars à droite de Saturne, comme cela se présente eDtre le point O de la conjonction et la quadrature p'.
Dans le système solaire la Terre se trouve en S' (fig. 41) dans le 4' espace annulaire; le 7' espace annulaire A’" est occupé par des nébuleuses dont l’ensemble forme un anneau ; de même il se forme un anneau dans le 6° espace annulaire. Dans le 5” espace annulaire circule un nombre médiocre de nébuleuses, aussi cet espace n’est-il pas désigné au ciel comme un anneau lumineux ; cependant cela n’empêche pas de connaître quelle serait la position perspective de cet anneau s’il existait. Connaissant donc cette position de l’espace annulaire, j’ai trouvé six nébuleuses entièrement différentes des nébuleuse» indigènes et toutes du côté austral par rapport à l’anneau A'1 qui est également du côté austral par rapport à l’anneau A™ le moins éloigné de nous perspectivement. Cet anneau A™ divise la voûte céleste en deux hémisphères inégaux, dont le boréal étant 9, l’austral est 8.
n. DES INDICES PHYSIQUES ET DES INDICES DYNAMIQUES DU CORPS CENTRAL.
§ 401. Dans les systèmes des satellites la planète centrale se distingue par son volume et par son éclat. De chaque planète le Soleil se voit projeté au point opposé de l’orbite planétaire. Dans le système solaire manque un corps d’un éclat particulier, cependant cela ne suffit pas pour prouver l’absence d’un corps volumineux, d’éclat médiocre, surtout depuis que Bessel et ses successeurs prouvèrent que Si-
rius, Procyon et l’Épi circulent autour de corps invisibles.
Connaissant que le corps central doit occuper le centre des anneaux concentriques pour se projeter perspectivement au point opposé le plus éloigné; pour trouver cette direction conformément avec les astronomes, nous nous orientons de la région où se voit le plus grand intervalle OZ'" entre la Galaxie et la Paragalaxie; cet intervalle est dans le Serpent austral. Diamétralement à l’opposé est la constellation de la Licorne. Guidé par les propriétés physiques et les propriétés dynamiques de chaque corps central, nous n’avons qu’à chercher ces propriétés dans un corps qui doit occuper un espace de ladite constellation.
A. Indices physiques dc corps central du système solaire.
§ 402. Entre le cou de la Licorne et la tête du Grand- Cbien, la Voie lactée présente les différences suivantes comparativement avec chaque autre partie de cet anneau :
1* Un éclat subit se présente ayant la forme d’un sommet d’ellipse de teinte moins blanchâtre que celle des parties voisines de la Voie lactée.
2° Toute la Voie lactée est composée de nébuleuses trèsétendues; Herschel en distingua 4 57 groupes circonscrits qu’il inséra dans le catalogue des nébuleuses; il n’y a que la grande étendue occupant le milieu de la Licorne où manque tout groupe pareil; au contraire il y a une uniformité d’éclat.
3° Nulle part les bords de la Galaxie ou de la Paragalaxie ne se voient unis; au contraire, dans toute l’étendue qu’occupe la Licorne, les bords se voient unis et la largeur considérable sans aucun rétrécissement ni aucune trace de subdivision.
Le corps central nommé Hélioagèie se trouve diamétralement opposé au Serpent austral où est la plus grande largeur de la tranche supérieure de la voûte céleste , séparant I. 50
la Galaxie de la Paragalaxie. Suivant la loi de la perspective ce corps, occupaut le centre des anneaux concentriques, ne peut paraître en aucun autre point de l’espace.
Différences physiques entre le Soleil et l'Hélioagète. I* La forme du Soleil est sphérique, tandis que celle de l’Hélioagèteesltrès-aplatie; sa longueur est presque double de sa largeur-, 2* la clarté du Soleil est grande et ^ celle de l’Helioagèle est médiocre; 3" en décrivant une périphérie avec un rayon ayant pour longueur la distance entre la Terre et le Soleil, celui-ci occupe 30' ; en décrivant , une périphérie ayant pour longuèur la distance entre la Terre et l’Helioagète, celui-ci occupe environ 20 degrés, distance 40 à 50 fois supérieure, malgré la grande différence entre les éloignements r et 2*A. CeB faits proviennent de différences physiques correspondantes.
1* Le Soleil a une enveloppe solide sphérique; c’est une étoile correspondant à celles de 7*, 8*, et 9e grandeur dont le diamètre a une longueur imperceptible, de même que le deviendrait celui du Soleil à une distance plusieurs millions de fois plus grande lorsque sa parallaxe serait 0",2 et son diamètre doit sous-tendre un arc de 0",0018. L’Hélioagète a également une enveloppe solide, mais il y a autour de sa région équatoriale une grosse ceinture de masse empyrée du 5* jet Bv, et c’est cette masse à l’état d’équilibre rompu qui produit les météores entourant la ceinture et formant une couche des millions de fois plus épaisse que le diamètre réel de l’enveloppe solide de PHelioagèle. Sans ces météores qui donnent à la masse empyrée l’aspect d’une nébuleuse, la grandeur de l’Hoiioagète ne serait pas très-différente de celle du Soleil observé de la planète Mars.
2° Si le Soleil était entouré des millions de météores qui se présentent quelquefois en forme de pluie d’étoiles, son volume serait des millions de fois plus grand et son éclat médiocre; c’est en cet état que se voient les nébuleuses solifères; leurs météores se sépareront plus tard et circn-
leront avec eux autour de l’Hélioagèle, de même que circulent avec notre Soleil les météores produits de sa masse empyrée il y a des millions d’années.
3* Placé sur le corps central H (fig. 41), un observateur verrait en chaque direction de la Voie lactée une quantité d’étoiles pas très-inégale, de même que du Soleil on verrait les planétoïdes également parsemées dans leur espace orbiculaire. Pour un observateur terrestre cette symétrie manquera. Le plan perpendiculaire sur le rayon vecteur de la Terre est l’horizon qui divise en deux hémisphères le globe optique ayant la Terre pour centre et pour rayon la distance entre la Terre et le Soleil. Dans l’un de ces hémisphères sera contenu un arc de 180’ — a et dans l’autre un arc de 180° -+• <x de l’espace orbiculaire des planétoïdes. La quantité q — B de celles-ci paraîtra dans l’arc 180° — a, et la quantité q •+■ B dans l’arc 1 80* -4- a.
Herschel savait bien que le Soleil n’est pas le corps centra 1 du système solaire, il trouva que son télescope embrasse en chaque direction dilférentes quantités d'étoiles; il en déduisit l’existence d’éloignements, différents entre la Terre et les différentes limites extérieures de l’espace occupé par les étoiles; il trouva par les nombres différents d’étoiles qu’il y a d'un côté cent fois plus d’étendue dans une direction que dans l’autre, car c’est l’illusion d’optique qui nous fait voir les corps sur une surface sphérique de la voûte céleste dont nous occupons le centre.
Les nombres d’étoiles diffèrent et ne présentent pas un accroissement proportionnel, lorsque les instruments faibles sont remplacés par d’autres plus puissants: tels ont été les résultats qui, au lieu de servir à mieux connaître les faits réels, produisirent l’effet contraire. On n’est pas parvenu à coordonner tous ces faits pour connaître que nou6 sommes en S, et la Voie lactée nous parait dans l’anneau HèC6'. La partie la plus éloignée de la Voie lactée se voit à côté des deux extrémités », n! de l’Héiioagète, lesquelles se pro-
jettent en LL', malgré l’énorme différence entre les distances Sn et SL ou Sn' et SL' ; c’est à peine si l’on perçoit la supériorité d’éclat de l’Hélioagète, de même que reste presque imperceptible la différence entre l’éclat de la Voie lactée et celui de sa branche. Grâce à l’explication donnée par Arago, le manque d’inégalité d’éclat analogue à celle des distances ne peut avoir aucune valeur, car l’œil reçoit la lumière à un pholocône dont la base croît proportionnellement avec les carrés des distances, de sorte que la lumière reste invariable au sommet de ce pbotocône lorsque sa base est à H ou à L. Maedler n’a pas compris cette explication.
B. Indices dynamiques de corps central du système solaire.
§ 403. Le corps central de chaque système fait, par son barogène, écran à ses corps périphériques en interceptant la propagation d’une quantité de barogène affluant des deux électrosphères (§32). Il en résulte une rupture d’équilibre qui est en raison inverse des carrés des distances. De cette rupture d’équilibre résultent 1° les vitesses angulaires des mouvements orbiculaires; 2* les vitesses des déplacements linéaires des molécules de la masse empyrée vers le corps central, et 3* les vitesses des déplacements de ces molécules vers le centre de chaque corps périphérique. Les faits qui en résultent servent d’indices de l’existence du corps central, lequel se trouve au centre de la Voie lactée.
De pareils indices se trouvent encore \° dans les vitesses des étoiles qui circulent dans des orbites entre le Soleil S (fig. 41) et l’Hélioagèle H; 2° dans l’accumulation des corps autour du plan de la Voie lactée, et 3* dans la distribution des nébuleuses solifères.
Vitesses des étoiles inférieures indiquant l’existence du corps central. De même que dans le système planétaire l’élongation de Mercure est de 29°, celle de Vénus de 48*, de même, dans le système solaire : 1° l’élongation
des étoiles e' circulant dans le 1" espace annulaire A', est d’environ 25e; 2e l’élongation des étoiles % circulant dans le 2* espaceannulaire A" est d’environ 30°; et 3°rélongaiion des étoiles t'" circulant dans le 3e espace annulaire A'" est d’environ 45e.
De même que les espaces annulaires AT1, Av et leurs nébuleuses se voient du côté austral de l’espace annulaire A™ qui est la chronogalaxie, de même les étoiles circulant dans les anneaux A' A" A'" se voient du côté austral de celte chronogalaxie. Ie Vers la tête du Taureau est l’espace annulaire A' et le peu d’étoiles qui y circulent ; 2e vers les Hyades est l’espace annulaire A" dans lequel circulent les étoiles e" avec une vitesse v inférieure à celle V des étoiles t et supérieure à celle v des étoiles e'"; 3e vers les Pléiades est l’espace annulaire A'" dans lequel circulent les étoiles t".
Comparaison entre les vitesses réelles des planètes inférieures et les vitesses apparentes des étoiles inferieures. Mercure teimine sa révolution en 88 jours, Vénus termine la sienne en 224 jours et la Terre en 365 jours. Les vitesses angulaires sont :
:22ï’ V = enVmmV = ‘M’ V=,’C’ V==L
Au moyen des observations directes on a trouvé dans les Hyades 21 étoiles mobiles (§ 95) parmi lesquelles 4 ont une vitesse séculaire de V'= 3,2; 6 une vitesse dev'=6", et les 11 autres une vitesse de 11",4 = i>; ces vitesses diffèrent peu entre elles de celles («) des planètes.
Comparaison entre les directions réelles et les directions apparentes des mouvements des planètes et des étoiles inférieures. La direction des mouvements orbiculaires est perpendiculaire sur le rayon vecteur restant sur le plan orbiculaire.