I. Dans le cas où la Terre se trouve dans le prolongement
de ce plan, et encore dans le prolongement du rayon vecteur: a. Le mouvement apparentes! la différence d=D — D' entre 1* les distances parcourues par la Terre et la planète ou 2* par le Soleil et les étoiles, b. La direction est la véritable 1° si la vitesse de la planète est supérieure à celle de la Terre ou 2° si la vitesse des étoiles e', t", t'" l’est à celle du Soleil.
II. Dans les cas l'où la vitesse y. de la Terre est inférieure par rapport à celle V de la planète, et 2° où la vitesse g' du Soleil par rapport à celle V' de l’étoile, mais les plans des orbites se coupent pour former un angle y, la planète paraîtra s’éloigner de l’écliptique, ou l’étoile paraîtra s’éloigner de l’orbite solaire pour former un angle Les étoiles mobiles des Pléiades se présentent avec un mouvement sous une direction peu éloignée du plan de la Voie lactée, de même que les 21 étodes mobiles des Hyades. Les vitesses étant de 1 ; 1,9; 3,6, les directions sont dans le même sens; tandis que pour les étoiles indigènes les directions sont en tout sens et les vitesses de tout degré. Ces mouvements apparents correspondent à ceux des planètes qui se voient allant tantôt de l’Ouest à l’Est et tantôt en sens contraire; le mode de leur production est expliqué § 103 et suivants.
Accumulation des étoiles et des nébuleuses autour de la Voie lactée. De même que dans le système planétaire les planètes et les planétoïdes se voient accumulés des deux côtés de l’écliptique, de môme dans le système solaire les étoiles et les nébuleuses se voient accumulées des deux côtés du prolongement du plan équatorial du soleil central qui occupe le centre H (fig. 41) des neuf espaces annulaires. l'Dans les trois espaces annulaires inférieurs circulent seulement des étoiles; 2” dans les cinq espaces annulaires manquent les étoiles et circulent seulement des nébuleuses; 3° dans le 4* espace annulaire A" circule le Soleil avec des millions d’étoiles et avec des nébuleuses qui sont tous des corps indigènes par rapport à ceux qui cir-
calent dans les huit autres espaces annulaires qui sont nommés exotiques , étoiles ou nébuleuses.
Parmi les nébuleuses indigènes, ce sont les solifères ou les amas de points lumineux dont la masse empyrée doit devenir des soleils, car les planétaires en forme de meule deviendront des systèmes planétaires qni paraîtront comme étoiles visibles à l’oeil nu. Ces nébuleuses planétaires existent en toute direction, mais il n’y a de visibles que celles qui se présentent de face ou obliquement. Les nébuleuses solifères sont massives et de formes allongées et croisées; leur visibilité ne dépend pas de leur position.
Distribution des nébuleuses. De même que les nébuleuses solifères manquent dans les trois espaces annulaires inférieurs, de même elles manquent dans le 4* espace annulaire entre le Soleil et l’Bélipagèle; ces nébuleuses sont très-nombreuses dans le prolongement do rayon vecteur vers le Serpent austral. Le rapport entre l’état d’ér toiles ou des nébuleuses avec les degrés de la pesanteur se présente de deux manières :
I. 1” La pesanteur est supérieure aux corps qui circulent dans les trois espaces annulaires inférieurs, où manquent les nébuleuses, et où il n’existe que des étoiles qyanj dans leur mouvement prbiculaire trois vitesses différentes supérieures à celles du Soleil et à celle des étoiles indigènes, ka pesanteur est inférieure chez les corps qui circulent dans les cinq espaces annulaires supérieurs, où manquent les étoiles et où ne circulent que des nébuleuses visibles comme deux anneaux lumineux et encore comme nébun lenses exotiques; ces dernières occupent un 3* espace annulaire (voir tables I, II).
II. Dans le 4* espace annulaire, V la pesanteur est supérieure chez les corps de rayons orbiculairesp — «inférieurs à celui p de l’orbite solaire; parmi les corps circulant sur de tels orbites manquent les nébuleuses solifères; il n’y a que des astronéphélies et toutes les portious de masse ena-
632 ClUP. IV. — DÉCOMPOSITION DR LA VOIE LACTÉE
pyrée se trouvent à l’état d’étoiles; 2* la pesanteur est inférieure chez les corps de rayons p 4- (3 supérieurs à celui p de l’orbite solaire; c’est parmi les portions ayant de pareils rayons p (3 orbiculaires qu’il en existe encore plusieurs qui se trouvent à l’état de nébuleuses et ne sont pas encore réduites à l’état d’étoiles.
Pour coordonner ainsi les faits observés, il a fallu en même temps connaître leur existence et de plus la loi physique qui régit leur production; ces faits une fois exposés dans leur ordre physique, ceux qui connaissaient les faits par les observations ou par leurs descriptions, sont amenés à connaître le mode de leur production par les déplacements des molécules de la masse empyrée, déplacements opérés suivant la loi physique, 1° de la pesanteur vers le corps central, et 2“ de la pesanteur locale. Ces deux pesanteurs exercent sur les molécules deux poussées centripètes, lorsque ces molécules d’une densité excessive présentent entre elles une tendance à l’expansion et manifestent une poussée répulsive sollicitant une dilatation de la masse empyrée pâteuse et visqueuse.
Rapport entre les étoiles et les nébuléuses avec le corps central. Au' moyen des observations des étoiles et des nébuleuses, Herschel conçut l’idée que c’est la même masse qui est d’abord à l’état de nébuleuse, puis à l’état d’étoile; Herschel connaissait l’existence de la pesanteur comme propriété inséparable des corps; il ignorait 1° que la masse empyrée n’était pas dans le principe répandue, comme il l’admettait, dans l’espace, mais qu’elle était renfermée dans une enveloppe solide de glace du seul corps central; Herschel ignorait également que la masse empyrée des gros jets expulsés du corps central avait une densité correspondant à la pesanteur P sur la surface de ce corps, pesanteur qui est des millions de fois supérieure à celle p qu’éprouvaient les molécules sur la surface de chacun des neuf gros jets expulsés. Par suite on a jusqu’à présent ignoré entiè-
EN CINQ GALAXIES DE CINQ PÉRIODES ASTROGONiQUES. 633
rement 1* que le travail qui a lieu dans les nébuleuses n’est pas une condensation mais au contraire, une dilatation, 2“ on ignorait que les gros volumes de nébuleuses sont des météores composés de ballons vides produits en forme de vésicules de vapeur par les molécules de la masse empyrée.
Herschel reconnut l’existence d’une rapidité inégale des transformations des nébuleuses en étoiles, de sorte que chaque corps se trouve d’un âge ditférent non pas à cause d’une plus longue durée depuis sa naissance, mais à cause d’une plus grande rapidité des transformations opérées dans les arrangements des molécules.
Conformément à l’idée d’Herschel il est prouvé ici qu’à une seule-et même époque ont été expulsés les neuf jets de masse empyrée, et que c’est l’inégale rapidité de transformations qui occasionna les avancements différents par suite desquels des corps les uns sont à l’état d’étoiles, d’autres au dernier échelon qui se manifeste chez les étoiles nébuleuses, d’autres enfin sont des nébuleuses à noyau visible, et les plus faibles transformations se manifestent chez les nébuleuses vraies. Herschel attribuait l’inégale rapidité des transformations aux différents degrés de pesanteur; il ne lui manqua que d’opérer l’arrangement de ces rapidités pour faire ressortir leur rapport avec les distances d qui séparent le corps central des étoiles et les distances supérieures D qui séparent ce même corps des uébuleuses.
Du temps d’Herschel était inconnue l’existence de corps lumineux circulant autour d’un corps invisible; pour cette raison ce grand observateur n’a pas fixé son attention sur la constellation de la Licorne, car il n’eût pas manqué d’y reconnaître les indices qui ne permettent pas de confondre cette partie toute particulière avec les nébuleuses dont est composée la Voie lactée.
Depuis que Bessel et ses successeurs ont découvert que Sirius, Procyon et l’Épi circulent autour des corps invisibles, les astronomes conçurent l’idée qu’un tel corps cen-
Irai invisible ne peut pas manquer dans l’espace; pour celte raison ils combattirent l'hypothèse de Maedler, regardant commeabsurde de considérer Ponsembled’un grand nombre des corps comme un centre virtuel de la pesanteur. John Herschel coordonnant les faits n’hésita pas à reconnaître qu’un corps central, pas un centre virtuel, doit être dans le plan de la Voie lactée; Alcyon est dans ce plan sans que Maedler même l’ait su ; et cependant un centre virtuel de la pesanteur ne s'y trouve pas.
L’inégale rapidité des transformations s’arrange bien avec les inégalités des distances entre les corps périphériques et leur corps central, mais la cause des différents centres d’attractions restait problématique; Herschel se bornait à exposer l’existence d’un grand nombre des corps composés tous d’une même matière primitive. Il ignorait que celte matière, d’une densité excessive dans le corps central, a dû éprouver unedilatation quand elle s’en est trouvée éloignée. La poussée répulsive est donc la cause qui forée d’abord la masse de chaque jet à s'allonger dans la direction du corps central dont la poussée de la pesanteur est inférieure. C’est dans l’Astrogonie qu’a été exposé le mode de la subdivision de la masse empyrée des neuf jets expulsés de l’Hélioagète. La poussée répulsive étant égale dans tous les neuf jets, de même que la pesanteur locale, l’inégale rapidité des transformations se réduit à l’inégalité de la pesanteur vers l’IIôlioagète, qui est en raison inverse des carrés des distances.
Ht. DES CINQ PÉRIODES ASTROGONIQUES DES NÉBULEUSES COMPOSANT LA VOIE LACTÉE.
§ 404. Aucun objet n’a autant excité l’attention de l’homme que la Voie lactée ou la Galaxie; ce serait perdre son temps que d’enregistrer les opinions vagues et différentes des anciens et des modernes. Pour le lecteur il suffit de connaître l’aspect sons lequel se présente cet anneau lumineux et ses détails.
Détails de la Voie lactée et leur comparaison.
Herschel distingue 157 groupes circonscrits, et 18 autres situés sur les limites de la zone lumineuse. Ces groupes empêchent de croire que la Voie lactée soit une masse gazeuse uniforme; leur apparence fit naître toute sorte de fables. Pour les Grecs, ces groupes sont les gouttes de lait que Hercule enfant laissa tomber du sein de Junon; 2° pour les Thraces, ce sont des gerbes de paille tombées du char qui peut-être porta l’approvisionnement des chevaux de Phaéton; celte dernière fable était inconnue au monde savant.
Aristote dit que la Voie lactée est un météore lumineux situé dans la moyenne région, idée très-juste.
Démocrite attribua la Voie lactée à de grandes multitudes d’étoiles trop pressées pour être vues séparées à cause de leur très-grand éloignement.
Cette dernière opinion prédomina jusqu’à présent parmi les astronomes modernes; pour faire résulter les 175 groupes composant la Voie lactée il a fallu admettre qu’il y a dans l’espace des systèmes stellaires composés d’un grand nombre de systèmes de planètes lumineuses, et cependant notre Soleil n’entre pas dans la composition d’un système pareil, parce que de trop grandes distances le séparent des étoiles ambiantes pour croire qu’il fait partie d’un groupe quelconque.
En coordonnant la direction du mouvement du Soleil avec l’anneau de la Voie lactée, et avec sa branche, les astrenomes modernes, Herschel, Lambert, Arago, Maedler, etc., reconnurent, surtout le dernier, 1* que les étoiles circulent dans deux ou plusieurs espaces annulaires concentriques; 2* que la branche australe de la Voie lactée résulte de ce que le Soleil n’est pas dans le plan commun de deux ou plusieurs anneaux stellaires concentriques, mais en dehors.
Lorsqu’il s’agit de faits fournis parles observations, tout Je monde est d’accord ; mais il en est autrement lorsqu’il s’agit d’arranger ces faits de manière à les faire concorder
avec l’apparition de l’ensemble des objets observés, comme dans le cas présent, où les astronomes reconnaissent d’un commun accord : 1° que les anneaux lumineux sont concentriques ; 2* que le Soleil n’est pas dans le plan des anneaux mais du côté du pôle boréal; 3° que l’étendue delà voûte céleste est divisée en deux hémisphères inégaux dont l’un étaut 9 l’autre est 8 ; et 4° que la branche australe séparée de la Voie lactée résulte de la position indiquée du Soleil.
Je n’ai rien à objecter à tout ce que les astronomes ont exposé; je ne fais que compléter leur exposition ignorant si quelque savant n’a pas donné déjà ce supplément. De môme que la branche séparée résulte de la position du Soleil en dehors du plan des anneaux concentriques parallèles, de môme il en résulte 1° les deux Anses connues sous le nom vulgaire de sacs de charbon , et 2“ la branche peu nettement séparée qui se voit dans le Navire (planches I, II). Ces faits résultent de règles géométriques qui ne sont pas inconnues : c’est pourquoi personne n’a hésité à conveuir de son oubli dans l’explication de l’apparence des Anses, dont la symétrie frappa John Herschel, et cependant ce grand astronome s’arrêta à cette observation.
Le nombre des espaces annulaires pouvait être supérieur à celui des deux; cependant on manquait d’indices prouvant le nombre véritable. Les astronomes n'admettaient pas comme Aristote, que la Voie lactée fût composée de météores, mais, suivant l’opinion de Démocrite, ils croyaient qu’elle provient des espaces annulaires dans lesquels circulent des millions d’étoiles. Herschel changea d’avis et admit l’une et l’autre de ces deux opinions. Du reste on pouvait indifféremment admettre chacune des deux hypothèses en se bornant aux faits observés.
Tout changea ici où du système planétaire par comparaison il a été prouvé 1° qu’il y a trois espaces annulaires inférieurs dans lesquels circulent les étoilese'avec la vitesse V = 3,6 ; les étoiles t"avec la vitesse v' = 1 ,9 et les étoiles t'
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avec la vitesse »'=H ; 2° que notre Soleil avec des millions d’autres et avec un faible nombre de nébuleuses, circulent dans le 4' espace annulaire, et 3” qu’il y a cinq espaces annulaires séparés, dans lesquels circulent des amas composés non pas d’étoiles mais de nébuleuses. Connaissant que dans le système planétaire il y a neuf espaces orbiculaires, dont le 5* se distingue par le manque d’une grosse planète, on en déduit que dans le système stellaire les deux anneaux lumineux ne sont pas le 5* et le 6' espace annulaire, mais le 6* seul, et le 7* avec les 8* et 9e.
Pour connaître s’il y a dans le 5* espace annulaire des nébuleuses correspondantes aux planétoïdes, j’ai cherché dans cet espace, car sa position est du côté austral des nébuleuses du 6' espace annulaire, de même que celui-ci est du côté austral du 7° espace annulaire, et j’ai trouvé six nébuleuses toutes du côté austral de la Voie lactée. Les nébuleuses du 8* et du 9" espace annulaire se trouvèrent superposées dans le bord boréal du 7e espace annulaire.
Les rayons des espaces annulaires servirent à déterminer les degrés de rapidité de transformation, car ces degrés étant en rapport direct avec la pesanteur de même que celle-ci, de même ils sont en raison inverse des carrés des distances, et celles-ci sont entre elles comme les termes de la progression géométrique.
2a : 2aA : 2J a : 2* a : 25a : 26 a : 27a : 2»a : 29a.
De même qu’Herschel l’a reconnu les transformations de l’état de la masse empyrée, arrivée à l’espace commencèrent simultanément à une époque E et avancèrent inégalement à cause de l’inégale rapidité qui correspond aux degrés de la pesanteur, et celle-ci est en raison inverse des carrés des distances. Herschel reconnut dans les étoiles l’existence d’une grande rapidité, des degrés supérieurs de pesanteur et par suite des distances inférieures entre ces étoiles et le corps central; il reconnut en même temps dans
les nébuleuses vraies, l'existence d’une faible rapidité des transformations, une faible pesanteur et par suite de grandes distances entre elles et le corps central.
J’expose d’abord 1° que les étoiles circulent dans les trois espaces annulaires inférieurs des rayons 2A, 2aA, 23A; 2° que les nébuleuses circulent dans les cinq espaces annulaires supérieurs de rayons 25A, 26A, 27A, 2* A, 29A; 3° que dans le A* espace annulaire de rayon 24A circule notre Soleil avec des millions d’autres et avec un faible nombre de nébuleuses solifères.
Après avoir ainsi exposé la charpente A,x AŸ,U... A" A“ A" A1 H (fig. 41) du système solaire et après avoir prouvé que c’est la pesanteur qui est cause de la rapidité des transformations, il ne me reste plus qu’à rapporter, comme exemples, un nombre de faits pour rendre plus évident le mode de leur production. Nous savons, 1° qu’à une époque E, le corps central H expulsa neuf gros jets de masse empyrée dont chacun se trouva à des distances 2A, 22A,... 2®A; 2° nous savons aussi qu’à chacune de ces distances la pesanteur est en raison inverse des carrés des distances, et 3° qu’est d’égale intensité la poussée répulsive provenant de la densité des molécules de la masse empyrée de chacun des neuf jets expulsés à la fois du corps central.
A. Des faits phtsiqces produits de la pesanteur sur la masse empyrée