I. DES MOUVEMENTS DES ÉTOILES EXOTIQUES
g 438. A cause de leurs particularités exceptionnelles les étoiles des Pléiades et des Hvades ont été observées tout spécialement par les astronomes modernes. Au lieu d’y voir un état comparable à celui des planètes inférieures pour corriger l’erreur d’Herschel et des autres astronomes, Maedler en commit une autre en voulant la conserver en plaçant dans le groupe des Pléiades, non pas un soleil central, mais un centre virtuel de gravitation; une troisième erreur était inévitable celle provenant de la distance angulaire 114° entre les Pléiades et le point O, erreur qui fit croire à Maedler que l’orbite du Soleil est une ellipse très-allongée.
En admettant un centre de gravitation dans Alcyon,
Maedler considère son mouvement apparent comme réflexe du mouvement réel du Soleil, car Alcyon était considéré comme un corps fixe ou d’un mouvement imperceptible.
Les mouvements des étoiles ambiantes doivent croître, d’après Maedler, avec les distances d’Alcyon ; ainsi , pour chaque fait, il fallait une hypothèse logique, car nulle part ne s’y présente une série des causes et des effets liés entre
eux par une loi connue. Les quaire preuves suivantes devaient répandre la plus grande clarté sur ce système considéré comme incontestable et qui cependant fit peu de prosélytes : on peut voir par là que ces preuves n’ont pas la valeur que leur auteur leur attribuait.
Première preuve, pétant la direction du mouvement do Soleil vers le point O opéré autour du point central C, admis en Alcyon, un observateur placé sur le Soleil croirait être en repos et croirait voir ce point C ou l’étoile Alcyon s’éloigner du point O avec une vitesse t> égale à- celle du Soleil.
Deuxième preuve. Les étoiles ambiantes autour du point central C doivent apparaître au moins jusqu’à la distance de 60° en mouvement avec une vitesse régulièrement croissante. Au delà de 90°, un accroissement pareil deviendrait imperceptible.
Troisième preuve. La direction du mouvement apparent du point C central coïnciderait avec celle q> du mouvement du Soleil ; les déviations des directions des mouvements des étoiles éloignées du centre C doivent croître avec les distances de ce point. <J, étant l’inclinaison du plan de l’orbite d’une étoile circulant autour du point C, ep — <J/ est l’inclinaison de l’orbite de cette étoile sur le plan de l’orbite du Soleil.
Quatrième preuve. De même que les vitesses, les déviations ou les éloignements q> — ^ des plans des orbites doivent croître avec les distances entre les étoiles et le point C central, dans lequel est impossible l’apparition d’uns déviation q, — <J;, car les plans orbiculaires doivent s’y présenter comme coïncidants.
Observations sur les preuves indiquées. La direction du milieu des mouvements vers le point O est ici 1° une fois admise comme position q, du plan de l’orbite du Soleil vers lequel sont inclinés les plans des orbites des étoiles déterminés par les directions des mouvements de ses étoiles; 2° une autre fois la même direction est consi-
dérée comme mouvement réel orbiculaire du Soleil déduit de l’ensemble des mouvements mobiles, lesquels ne sont qu’un millième des étoiles jusqu’à la 9* grandeur. Chacune de ces étoiles a une direction et une vitesse propre et trèsdifférente des autres. Toutes les quatre preuves rapportées sont logiques, et cependant il n’existe aucun centre virtuel de gravitation dans les Pléiades; donc les preuves ellesmêmes n’étant pas en mémo temps logiques et physiques, détruisent l’existence réelle du système basé surlesquatre preuves rapportées.