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I. Il est une loi générale de la Perspective par laquelle

on se croit au repos tandis que l’on attribue aux corps ambiants le mouvement du corps qui nous porte; nous croyons voir circuler le Soleil autour de la Terre quoique nous sachions que c’est la Terre qui circule autour du Soleil. II n’est ni la direction de l’ensemble des mouvements des Pléiades ni exactement celle d’AIcvon dont le prolongement en arrière passe par le point O; même en l’admettant passant par ce point, on ne peut en déduire que la position du plan des orbites des étoiles des Pléiades, orbites qui passent par le point O. Si la direction de l’ensemble des étoiles passe à 9°, 95 loin du point O, c’est une preuve que les inclinaisons des orbites forment un angle de 9 — 9 et 9

étant leur inclinaison sur le plan de la Voie lactée.

II. On ne peut contester l’inégalité des vitesses des Pléiades et des Hyades; toutefois après avoir reconnu qu’Aldébaran, à cause de son mouvement, ne fait pas partie du groupe des Hyades, Maedler cherche une preuve dans la vitesse de l’ensemble du mouvement en y introduisant des étoiles d’une vitesse exceptionnelle, et il considère les résultats ainsi obtenus comme preuve directe de la place du centre de la gravitation.

III. Après avoir choisi parmi les 15 directions des plans orbiculaires des Pléiades celle d’Alcyone, parce qu’elle est moins éloignée du point O, Maedler considère ce cas comme

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une conséquence et comme une preuve de la place du cenlre de la gravitation. On est surpris de voir cet astronome introduire séparément dans les calculs de6 déviations les 15 étoiles des Pléiades et les 21 des Ilyades, tandis que dans le calcul des vitesses (tableau O) il introduit les nombres 45, 100, 189 d’étoiles, bien qu’il sache que, sauf les 36 étoiles des deux groupes, le milieu de tous les autres mouvements, parmi lesquels il faut compter celui d’Aldébaran, se trouve en une seule et même direction du point O.

Il y a plus de vingt ans que le système de Maedler fit son apparition; quelques astronomes firent plusieurs observations sur la clarté de la Voie lactée qui, selon Maedler, devait être faible au Persée du côté des Pléiades et grande dans la direction du Scorpion ; de Humboldt et d’autres observateurs, au contraire, virent un accroissement subit d'éclat dans le cou de la Licorne, région voisine des Pléiades.

Tous les astronomes trouvent que la longueur des deux branches de la Voie lactée est de 120°. Maedler en compte 1 44; il obtient ce résultat en comprenant l’Anse occidentale et en négligeant l’Anse orientale, et cela pour placer le milieu de ces branches diamétralement opposé aux Pléiades, en passant sous silence le maximum de distances entre les branches qui est dans le Serpent austral diamétralement opposé à la Licorne, place dans laquelle John Herscbd cherchait le soleil central. Cependant, cet astronome voulant, comme Maedler, conserver l’hypothèse de son père sur le mouvement orbiculaire du Soleil, ne pouvait ni admettre le système de Maedler ni le réfuter.

Bradley montra la différence entre la nature du mouvement des étoiles exotiques des Pléiades et des Hyades et la nature du mouvement des étoiles indigènes qui se présentent dans toutes les directions de la voûte céleste. Toutefois, ni cet astronome ni aucun autre no comprit en quoi consiste

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cette différence. Maedler en a voulu tirer parti pour trouver un centre de gravitation universel.

Au lieu de suivre les hypothèses admises, il suffirait, en combinant les faits apparents avec la loi de la Perspective, de se convaincre que la place du Soleil central ne peut être que diamétralement opposée au Serpent austral. Tous les astronomes se soulèveraient sans doute contre un système pareil ; pour les apaiser, il faudrait leur montrer 1° que la direction O indique, non pas le mouvement du Soleil sur son orbite, mais simplement la position du plan de cet orbite; 2° que les vitesses apparentes résultent des inclinaisons des orbites des étoiles mobiles sur celles du Soleil, et 3° que les étoiles exotiques sont les seules dont le mouvement soit comparable à celui des planètes inférieures, parce que ce sont les seules qui circulent sur leurs orbites avec les V, v, a en raison inverse des distances 2A, 22A, 23A qui les séparent du soleil central.

Maedler attribuait au Soleil une vitesse séculaire de 4", 7 égale à celle de l’étoile Alcyone ; cette valeur serait peu éloignée de celle p. qui résulte de la distance 24A entre notre Soleil et le soleil central qui est double de la distance 2* A entre ce soleil central et Alcyone; car ce doit être et 4,7; ainsi 2/* — p = 4",7est la différence entre

la vitesse observée de l’Alcyone et du Soleil.

II. DE Là DISTRIBUTION DES ÉTOILES MOBILES AUTOUR DK LA BLACK DU SOLEIL CENTRAL.

§ 439. Les étoiles mobiles sont claires, et l’on a trouvé (§ 332) que les étoiles claires circulent sur des orbites de grandes inclinaisons sur le plan de l’orbite du Soleil. C'est ainsi que s’établit le rapport entre les vitesses des étoiles et les inclinaisons de leurs orbites. Cependant, ce rapport n’a lieu que poar les étoiles indigènes qui circulent avec le

Soleil sur des orbites de rayons p — a ou p p étant le rayon de l’orbite du Soleil.

4", 7 étant la vitesse séculaire de notre Soleil dans la distance 2'A du soleil central, et 9", 4 celle d’Aloyone dans la distance 2JA du soleil central, la vitesse des étoiles des orbites de rayons p — a ne peut être supérieure à 5", 7, et la vitesse des étoiles des orbites de rayons p + j3 ne peut dire inférieure à 3", 7. De même que les rayons R -t-6 des orbites des planétoïdes les plus éloignés ne diffèrent des rayons R des orbites les moins éloignés du Soleil, que de r environ J qui est la distance entre la Terre et le Soleil ; de même la plus longue durée de révolution est de 2047 jours de Mnémosyne et la plus courte de 4198 jours d’Ariadne, ce qui fait une différence de 849 jours. Les vitesses m, M étant en raison inverse des durées de révolutions, on aura m= 7^ et M=,-^oa m : :*== 1 1 98 : 2047.

Entre notre Soleil et le soleil central se trouvent les étoiles indigènes de rayons p — «. Nous ne connaissons que la distance de 43 entre le Soleil et Sirius, distance presque égale à celle qui est entre le Soleil et Procyon. Parmi les étoiles des orbites de rayons p + (3, nous connaissons X et t d’Ophiuchus, distants de 213 du Soleil en indiquant par 3 la distance entre le Soleil et « du Centaure, que la lumière ne parcourt que dans l’espace de 5 ans. La lumière met donc au moins 125 ans à parcourir la hauteur de l’espace annulaire d’une limite à l’autre. On peut comparer celle hauteur à la distance 2aA qui est le rayon du 2* espace orbiculaire A", de même que r est la hauteur de l’espace annulaire dans lequel circulent les planétoïdes.

Nous sommes ainsi conduits à savoir qu’il faut à la lumière au moins 600 ans pour arriver du soleil central à la Terre; la distance entre le Soleil et Alcyone étant moitié moins grande, il en résulte qu’Alcyone est éloignée de nous 60 fois autant que « du Centaure, de sorte que la parallaxe d’ Alcyone serait de 0", 01 425 au lieu de 0", 05685.

DÉTEIt MINÉE I AU LES MOUVEMENTS UES ÉTOILES. 721

Maedler exposa les distributions des étoiles mobiles de trois manières différentes : 1’ les étoiles exotiques des Pléiades et des Hyades; 2° les étoiles exotiques et indigènes des deux côtés de l’équateur terrestre jusqu’à 30° de latitude; 3° les étoiles de la voûte céleste visible en Europe.

A. Mocvements, directions et vitesses des étoiles exotiques.

§ 440. Bradley reconnut le premier qu’il y avait une différence réelle entre les mouvements des étoiles des Pléiades et des Hyades et ceux des autres étoiles; les astronomes qui vinrent après Bradley trouvèrent aussi celte différence, mais ils ne flrent que l’annoncer après lui. Au lieu de considérer les mouvements observés comme une différence de la vitesse p du Soleil et de celles V, v, v des étoiles de trois espaces annulaires inférieurs A', A", A'", Maedler croyait que les mouvements observés dans les 15 étoiles des Pléiades sont presque tous le réflexe du mouvement du Soleil, comme on le voit daus la 6° colonne du tableau suivant.

I. — Tableau des étoiles exotiques des Pléiades d'après Bradley.

NOMS

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