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§ 441. Observations sur les mouvements des ÜPléiades. Parmi des centaines d’éloiles microscopiques» il n’y et» a que 1o qui présentent une vitesse séculaire su* périeure à 3". Ces étoiles mobiles exotiques 6e distinguent des étoiles mobiles indigènes :
I. Par la direction de leui* mouvement, qui n’est pal positif comme celui des étoiles indigènes ambiantes, car la direction de l’ensemble des mouvements fie se trouve pal sur té plan de l’orbite du Soleil qui passé par le point O» mais à une distance de 9", 96 de ce plan }
II. Par les vitesses qui varient entre 4" et 7", 5, sauf uné seule étoile (523) d’une vitesse de 9", 9 ;
III. Par la clarté qui est faible aux étoiles mobiles exoti* que», car huit seulement vont jusqu’à la 7* grandeur, et les sept autres sont de grandeurs plu* faibles;
IV. Par la région dans laquelle on les voit, car de même que les planètes inférieures sont dans le voisinage du Soleil* de même les étoiles exotiques sont dans le voisinage de la place occupée par le soleil central.
Observations sur le mouvement des Hyades. Entre les Pléiades et la place du soleil central, sont les Hyades. Le groupe des Pléiades est composé des étoiles du 3* espace annulaire A'" ayant la vitesse la plus faible qui est entre 4" et 7", 5 ; car l’étoile (323) ayant une vitesse de 9", 9, circule dans le 2e espace annulaire A". Le groupe des Hyades, an contraire, est composé des étoiles circulant avec les vitesses V, v, v, dans les trois espaces annulaires A"7, A", A' qui ont pour rayon 23A, 2*A, 2a, de môme que la Terre, Vénus et Mercure circulent avec des vitesses V', v', v\ sur des orbites de rayons 1 ; 0,7 et 0,4.
De môme que la hauteur H du 4* espace auuulaire A” est de 253, de môme les trois espaces annulaires A'", A77, A' sont de hauteurs proportionnelles, et les vitesses orbiculaircs des étoiles e"7, t", $! sont en raison inverse des distances 23A ±: d"7, 2? A ± t 1", 2a rt d! qui les séparent du soleil central. C’est donc au moyeu des vitesses qu’on a reconnu que les étoiles des Hyades circulent dans trois espaces annu laires, et c’est ainsi que se présente la direction de 44°, 9 de l’ensemble des mouvements.
I. Dans l’espace annulaire A777 de rayon moyen 23A, les étoiles circulent sur des orbites de rayons 23A ± d!" avec des vitesses séculaires entre 3" et 6", 5, auxquelles il faut ajouter celle p. du Soleil pour ea obteuir les vitesses réelles; étant environ jx= i, ces vitesses sont 7" et 1077, 5.
II. Dans le 2* espace annulaire de rayon moyeu 2*A, les étoiles circulent sur des orbites de rayons 22A ±. d" avec des vitesses apparentes entre 877,4 et H77,4, les vitesses réelles étant entre 1277,4 et I5'\4.
III. Dans le 1" espace annulaire de rayon moyen 2A, les étoiles circulent sur des orbites de rayon» ÎA du d avec
72û CHAP. II. — DE LA PLACE DD SOLEIL CENTRAL
des vitesses apparentes entre 12", 6 et 15", les vitesses réelles étant entre 1 6", 6 et 1 9".
Toutes les étoiles exotiques, de même que le Soleil et les étoiles indigènes, circulent autour du soleil central dans le même sens. Tant que les astronomes, d’après Herschel, admirent pour le Soleil un mouvement vers le point O, il leur fut absolument impossible de reconnaître le sens commun de tous les mouvements orbiculaires qui sert à déterminer directement la place du soleil central.
Toutes les vitesses observées des étoiles exotiques sont la différence V-p., v— p., t>-|x entre les vitesses réelles V, v, v, et la vitesse p. du Soleil, vitesse comparable à la plus faible vitesse observée dans les étoiles exotiques circulant dans le troisième espace annulaire A'". En prenant la moyenne 4", 75 de 3" et 6", 5 des vitesses inférieures des Hyades, on trouve une valeur qui diffère peu de la vitesse d’Alcyone admise par ftiaedler comme représentant la vitesse du Soleil. Cet astronome y est arrivé par une voie tout à fait différente. En admettant, d’après la loi de Képler, que les carrés des vitesses sont en rapport direct avec les cubes des distances, je trouvai pour le Soleil une vitesse séculaire de 2" environ. Nous donnons ici tous les détails propres à déduire approximativement la vitesse séculaire du Soleil, laquelle ne surpasse pas 5".
Aldebaran fait partie du groupe des Hyades de même qu’Alcyone fait partie de celui des Pléiades; cependant Alcyone se présente par son mouvement comme une étoile homogène avec les 1 4 autres étoiles mobiles, tandis que celte homogénéité n’est pas reconnue pour Aldebaran, et cela à cause de son mouvement, 1° se présentant en une direction inverse, 2* ayant une vitesse supérieure, et 3° s’arrangeant avec les autres mouvements pour faire naître de leur eusemble la direction du plan de l’orbite du Soleil.
§ 4t2. Groupes des étoiles exotiques considérées
comme nébuleuses. Dans chacun des trois espaces an-
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notaires circulent un grand nombre d’étoiles qui se présentent comme immobiles à cause de leurs positions en quadrature, car celles qui sont invisibles sont en opposition. Les amas d’étoiles sont admis par les astronomes d’après Ilerschel comme amas de points lumineux ou de météores composant des nébuleuses solifères. Nulle part dans la voûte céleste on ne trouve des amas d’étoiles comme on en voit autour de la place du soleil central, les Pléiades, les Hyades, le Præcepe ou Crèche du cancer et l’amas du Navire. Ces deux derniers amas sont du côté boréal du bord de la Galaxie et les deux précédents sont du côté du bord austral. On voit des amas d’étoiles dans les régions polaires de la Voie lactée comme celui de la chevelure de Bérénice; ils sont également produits par des superpositions des étoiles. Cependant les densités observées dans les susdits groupes surpassent toutes les autres; les clartés des étoiles vont en s’affaiblissant pour dépasser toutes les limites des télescopes les plus puissants. C’est dans ces amas d’étoiles exotiques que l’abîme stellaire se présenta à Herschel ainsi qu’à lord Rosse, armés de leurs plus puissants télescopes.
On apprit ainsi que de môme que dans le système planétaire circulent un grand nombre de planétoïdes dans un même espace annulaire placé entre l’orbite de Mars et celui de Jupiter, de même dans le système stellaire circulent les étoiles dans quatre espaces annulaires correspondant aux orbites de quatre planètes intérieures. Le Soleil circule avec des millions d’autres dans le 4* espace annulaire, et les étoiles exotiques circulent dans trois espaces annulaires inférieurs; c’est pourquoi on ne les voit que du côté du soleil central, de même que les planètes intérieures ne se voient que du côté de la place occupée par le Soleil. De sorte que comme le système dePtolémése trouva simplifié par le remplacement des distributions apparentes, par les distributions réelles de planètes, de même se trouve ici simplifié le sys-
tème stellaire par le remplacement des distributions appa rentes des étoiles par leur distribution réelle.
lit. DE U DISTRIBUTION DES ÉTOILES MOBILES PAR RAPPORT A L'ÉQUATEUR