‹ Physique céleste contenant Le système du mondeChapitre 203 sur 259 · TERRESTRE · texte numérisé non relu

TERRESTRE

§ 443. Les détails exposés au § 432 sur les rapports entre les étoiles claires jusqu’à la 7* grandeur et les étoiles jusqu’à la 9* grandeur, s’appliquent aussi aux étoiles mobiles et aux étoiles jusqu'à la 9’ grandeur, et cela parce que les étoiles mobiles sont claires. En pariant des mouvements des étoiles exotiques par rapport au plan de la Voie lactée, il n’était pas nécessaire de déterminer la position de ce plan sur celui de l’équateur terrestre. Il en est tout autrement ici, parce que les distributions apparentes des étoiles sont déterminées par rapport à l’équateur terrestre, tandis que leurs distributions réelles sont symétriques des deux côtés du plan de la Voie lactée. Ce plan est incliné de 84° sur l'écliptique, sur laquelle l’équateur terrestre est incliné de 23° i. Il en résulte que l’équateur terrestre forme avec le plan de la Voie lactée

l'angle r= 84*+ 23°{ = t07*J d’un côté, et l’angle r'=t80* — 107“’ = 72“ J de l’autre côté.

Le Soleil se trouve du côté boréal du plan de la Voie lactée; ainsi le pian de son orbite étant éloigné de 3*ide celui de la Voie lactée, il formera avec l'équateur terrestre

l’angle A = t07<’J — 3“ J = 104* d’un côté, et l’angle A';= 72°4 + 3°î = 76* de l’autre.

§ 444. Rapport entre le9 angles A' A et les nombres des étoiles mobiles. Au nombre total 3047 d’étoiles mobiles, y compris les étoiles exotiques, il y en a 1230 au nord de l’équateur jusqu’à la latitude de 30*, et 903 au sud

de l’éqoatenr jusqu’à l’égale latitude de 80*. Celte distribution apparente des étoiles est déterminée perspectivement par les distances angulaires 104° et 76° entre l’équateur et l’orbite du Soleil. C’est pour cette raison que, guidé par les lois de la Perspective, j’ai trouvé exact le rapport suivant :

: 1235 au lieu de 1336.

Chacun pouvait arriver par hasard à ce résultat trèsfVappant sans en connaître l’origine, tandis qu’ici c’est la loi de l’Astrogonie et la loi de la Perspective qui conduisent à ce résultat; car à l’aide de ces lois on connaît la distribution symétrique des étoiles des deux côtés du plan do la Yoie lactée. Cette distribution réelle déjà reconnue par Argelander et d’autres astronomes au moyen des lois de la Perspective, rend manifeste la distribution apparente des étoiles; la distribution réelle des corps célestes et leur distribution apparente sont exposées dans les tables I et II.

De môme que les distributions des étoiles jusqu’à la 7e et la 9' grandeur 6ont symétriques des deux côtés du plan de la Voie lactée, de môme la distribution des étoiles mobiles est également symétrique; car celles-ci ne se présentent comme telles qu’à cause des inclinaisons des plans de leurs orbites sur celui de l’orbite du Soleil : autrement elles paraîtraient immobiles comme des millions d’autres étoiles indigènes. Ce sont donc les degrés de ces inclinaisons qui sont indiquées par les différentes vitesses observées dans les étoiles (§§ 420 et 423).

A. Dl LA DISTRIBUTION DBS KTOILBI MOBILES.

§ 448. Nous avons exposé dans le tableau H les distributions des étoiles jusqu’à la 7* et la 9' grandeur; nous donnons dans le tuhleau M ci-dessous la distribution des étoiles mobiles. Il y a correspondance entre toutes ces distributions

parce que c’est la loi de la Perspective qui fait résulter ces distributions apparentes de la distribution réelle.

M. — Tableau de la distribution des étoiles mobiles des deux côtés de l'équateur.

AU NORD

AU SUD

ASCENSION

AU NORD

AU SUD

ok

Liaisons entre les ascensions et les densités des étoiles mobiles. De même qu’il y a un rapport direct entre les inclinaisons de 104° et 76* avec les nombres 1236 et 903 des étoiles mobiles, de même il y a des rapports pareils entre les ascensions boréales et les nombres des étoiles.

Du cêté de l’hémisphère austral, le maximum de distance entre l’équateur et l’orbite du Soleil est de 76* et la distance entre l'équateur et l’extrême limite boréale de la Voie lactée de l’ascension de 23b est de 76 — 3“ 1/2 (planche I).

Du côté de l’hémisphère boréal, le maximum de distance entre l’équateur et l'orbite du Soleil est de 104" et la distance entre l’équateur et la même extrême limite boréale de la Voie lactée est de 104° 4-3" 1/2; cette limite se trouve sur le diamètre unissant les ascensions de 23k et de 11k.

§ 446. I. Distribution des étoiles dans les deux hémisphères inférieur et supérieur. Au nord de

l'équateur, dans l’hémisphère inférieur, la densité des étoiles est partout supérieure à celle des étoiles au sud de l’équateur.

On ne trouve pas cette régularité dans l’hémisphère supérieur; les étoiles y sont en densités supérieures du côté sud de l’équateur et en densités inférieures du côté nord, sauf les régions des deux quadratures de 1 5k et de 1 9k, dans lesquelles se voient les densités supérieures du côte nord.

Au milieu ou au pôle de l’hémisphère inférieur, en 5k les nombres 73 et 52 diffèrent, tandis qu’ils sont presque égaux (35 et 37) en I7h au pôle de l’hémisphère supérieur diamétralement opposé. La différence de21 = 73 — 52, résulte d’un nombre d’étoiles exotiques qui n’existent ni du côté sud de l’équateur en 5k ni au pôle de l’hémisphère supérieur en 17\

Il n’y a que de légères différences entre les trois rapports des densités du^ud et du nord de l’équateur, des ascensions 22k, 21 \ 20k et des trois rapports correspondants des ascensions 13k, 14\ 15k; ces rapports sont d’un côté, et —, — de l’autre.

Les maxima || et “ des rapports entre les étoiles des deux côtes de l’équateur, sont égaux et sont placés aux limites des deux hémisphères.

§ 447. II. Distribution des étoiles dans les deux hémisphères austral et boréal. Au nord de l’équateur, dans l’hémisphère austral, le nombre des étoiles est de 392+ 279 = 671, et au sud de 194 + 316 = 510.

Dans l’hémisphère boréal, le nombre des étoiles est de 332 + 233 = 565 au nord de l’équateur, et au sud de 166 + 257 = 403.

Il y a donc une symétrie de distribution qui se manifeste dans l’égalité entre les rapports de et jff qui expriment une relation presque égale entre la distribution des étoiles mobiles dans les deux hémisphères relativement au plau de la Voie lactée du côté austral et du côté boréal.

780 f.IIAP. n. — DE LA PLACE DP SOLEIL CENTRAL

Le nombre de 1236 étoiles au nord de l’équateur est donc en réalité du côté boréal de la Voie lactée ou du côté de l’orbite du Soleil, et celui de 913 étoiles au sud de l’équateur e6t en réalité du côté austral de la Voie lactée. C’est un résultat contraire à la distribution des étoiles télescopiques par rapport au plan de la Voie lactée, parce que les mouvements ou leurs vitesses ne 60nt que des indices des inclinaisons des orbites des étoiles sur l’orbite du Soleil. Ces inclinaisons en degrés 6ont donc du côté de la Voie lactée le plus éloigné de l’équateur du côté boréal, supérieures au côté austral de l’orbite du Soleil le moins éloigné de cet équateur terrestre.

Cette différence n’existerait pas si le Soleil se trouvait sur le plan de la Voie lactée sur lequel sont inclinés les couples des orbites des deux côtes de la Voie lactée. Maintenant, du côté boréal de la Voie lactée où est le Soleil, se projettent dans l’hémisphère austral les étoiles d’orbites d’inclinaisons égales à celles des orbites des étoiles de l’hémisphère boréal qui, se déplaçant perspectivement moins, se présentent avec une quantité de mouvements qui diffèrent très-peu de la quantité des mouvements des étoiles de l’autre hémisphère. N, n étant les nombres des étoiles des deux côtés de l’équateur v, V sont les vitesses ou les mouvements qui sont les produits N x(t>=st>X v-Hjr); car dans le nombre N des étoiles, il entre une quantité q' d’étoiles exotiques.

B. Di légalité des mouvements apparents dis didx côtés DE If’ORElTI DU SOLEIL.

§ 44 8. Nous avons déterminé par les observations les plus exactes les vitesses séculaires des étoiles contenues dans le tableau N. La découverte d’Herschel sur la direction vers le point O de l’ensemble des mouvements trouve ici son application comme pour la direction de chaque ensemble

particulier des mouvements. Il n’y a à cette règle générale d’autre exception que celle des étoiles exotiques.

N. — Tableau des vitesses et des directions des étoiles des deux côtés

de l'équateur.

ASCENSION

AU NORD

AU SUD

ascension.

AU NORD

AU SUD

ok

JC

Moyenne des vitesses des milieux des mouvements positifs de 1230 étoiles du nord

Moyenne des vitesses des milieux des mouvements négatifc de 903 étoile» du sud

— o",jito.

§ 449. Discussion de la direction de l’ensemble des mouvements. La quantité moyenne de l’ensemble des mouvements des 1236 étoiles situées au nord de l’équateur est de -+- 0",1566. Parmi ces étoiles, on compte un nombre q1 d’étoiles mobiles exotiques, trouvées dans la distance entre l’équateur et la latitude nord de 30° autour de la place du Soleil central; de sorte que le nombre véritable des étoiles indigènes au nord de l’équateur est 1236 — q'i la quantité totale des mouvements est de O", 1566 Xt 236.

On a trouvé que la quantité moyenne de l’ensemble des mouvements des 903 étoiles au sud de l’équateur était de — 0",217ü. Il n'y a parmi ces étoiles aucune étoile exotique ; la quantité totale des mouvements est donc de — <r,ani xpon.

Pour trouver la direction passant par le point O, direction qui n’est autre que celle de la position du plan de l’orbite du Soleil, il faut qu’il y ail égalité de mouvements des deux côtés ou

(1236 - q) X 0 ",1566 — 0%2I71 X 903 = 0; c’est donc ÿ = 16.

Au nord de l’équateur, la direction des étoiles indigènes est positive dans les régions des étoiles exotiques; elle n’arrive à être négative qu’en 7\ et se maintient en cet état jusqu’à 16h. La vitesse atteint deux maxima aux deux limites des changements des signes, limites diamétralement opposées. Entre ces limites, du côté de l’hémisphère austral, sont les directions positives.

C’est au sud de l’équateur que se présente plus fréquemment la direction négative, et cela dans les régions de l'hémisphère inférieur les plus éloignées du point O, placé sur le plan de l’orbite du Soleil.

Régions des maxima de vitesse négative. Notre Soleil se trouve entre la place du Soleil central H (fig. 58) et le point O diamétralement opposé, par lequel passe le prolongement du plan de l’orbite du Soleil. Dans la direction du pôle de la Voie lactée, passe le méridien galaxiaque qui est celui de notre Soleil. Ce même méridien passe par les étoiles qui circulent sur des orbites inclinés des deux côtés sur celui du Soleil.

Les orbites des étoiles étant symétriquement inclinés des deux côtés de la Galaxie, arrivent à des inclinaisons inégales des deux côtés de l’orbite du Soleil : ce sont les inclinaisons qui se présentent comme vitesses des mouvements orbiculaires (§ i20). Dans la latitude boréale galaxiaque se rencontre dans la région polaire, de 13b, un maximum absolu de — 12", 91. Tout près de cette région, se trouve l’étoile télescopique du maximum absolu de vitesse séculaire de 701".

Pour arriver à l’autre pôle galaxiaque, le méridien passe

en 12k au sud de l’équatenr, et c’est dans cette région qne se présente également un maximum de vitesse négative de

— 9", 35. On trouve dans cette même direction un maximum de — 6", 18 en 14k dans le voisinage du méridien.

Les maxima négatifs de — 6", 92; — 5", 01; — 4", 92 en 8h, 9k, 10k, sont diamétralement opposés aux trois maxima positifs + 6", 60; 4- 9", 46; 4- 5", 46 en 21 k, 22k, 23k.

Positions des maxima de vitesse positive. Le pôle austral de la Voie lactée est dans l’Atelier du sculpteur. Pour arriver à ce pôle éloigné, le méridien galaxiaque du Soleil doit passer en 22k là où se voit le maximum de 9", 46, maximum correspondant à la région dans laquelle se trouvent les étoiles circulant sur des orbites de grandes inclinaisons sur celui du Soleil.

Positions des minima des vitesses ou des inclinaisons. Dans les deux extrémités du rayon vecteur, l’une au Soleil central en 6h et l’autre au point O en I7k, se trouvent les minima de 0",83 et de 0",48 indiquant les régions voisines du plan de la Voie lactée, régions dans lesquelles circulent les étoiles sur des orbites peu inclinés, sur ce plan et sur celui de l’orbite du Soleil.

Le minimum absolu de 0",29 est précisément dans la quadrature Q, au sud de l’équateur; le minimum de 0",81 est au nord. Les trois autres minima de 0",38;

— 0",27; — 0",34 se voient en 7k, 8k, 9b.

Deux causes font que les étoiles se présentent en repos ou en déplacements médiocres : 1° On voit en repos toutes les étoiles circulant sur des orbites peu inclinés, ou sur des orbites qui coïncident avec celui du Soleil, et sont de rayon p — a ou p + p. 2° On voit en repos les étoiles qui sont également peu rapprochées des deux nœuds comme le Soleil, sans que cette position ait la moindre influence sur l’inclinaison des orbites. Un plan perpendiculaire sur la Voie lactée passant par le rayon vecteur, par 6b et 17k, rencontre les étoiles qui circulent sur des orbites de chaque

inclinaison ; mais comme elles sont à des distances presque égales des deux nœuds, on les voit circuler parallèlement avec le Soleil, ainsi que le font les étoiles parcourant des orbites peu inclinés, qui se trouvent à chaque distance des nœuds. Prenons pour exemple deux Soleils circulant avec une égale vitesse, l’uu 6ur l’équateur et l’autre sur l’ôclip* tique, observés d’un point placé en dehors de leurs orbites.

Le jour de solstice, si l’observateur se trouvait sur le même méridien, il verrait les Soleils en repos et sous lé même méridien. Les soleils paraîtraient dans un repos sem* blable les jours de leurs superpositions perspectives, avant et après le solstice du Cancer, et les jours do leurs superpositions, avant ou après le solstice du Capricorne.

i. Co sont dono les deux solstices qui correspondent aux points opposés, 1° en 6k où est la place du Soleil contra], et î* ett 17b où ost le point O de l’orbite du Soleil.

IL Ce sont les quatre superpositions qui correspondent aux qualrequadrnlures.

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