CHAP. III. — DE LA LIAISON PIJTSIQÜE DES CLARTÉS
gèto correspondant au Soleil du système planétaire, qui n’est qu’un modèle en miniature du système stellaire, Lampert et après lui les astronomes actuels, admettaient plusieurs centres de gravitation ; car on ne savait pas distinguer les étoiles exotiques des étoiles indigènes. Ainsi, au lieu de les reconnaître comme étoiles circulant autour du Soleil central dans des espaces annulaires inférieurs, les astronomes les considéraient comme des étoiles composant des systèmes intermédiaires entre ceux des planètes et le système universel stellaire. C’est ici que pour la première fois on fait connaître l’absence de systèmes intermédiaires et l’existence d’un seul système universel.
Herscliel ignorait : 1° l’existence d’étoiles claires composées de planètes et d’étoiles plus claires composées des systèmes de satellites, et 2° l’existence des soleils d’éclat égal. II croyait que de même que l’éclat des soleils décroît d’après les carrés des distances, de même les étoiles claires arrivent à un éclat différent par les décroissements des distances admises des milliers de fois inférieures aux distances des étoiles télescopiques.
Struve et les astronomes actuels surent qu’il y a une différence réelle entre les éclats des étoiles, et ils attribuèrent ces différences d’éclat à toutes les étoiles. Nous établissons ici la différence, 1° entre les étoiles composées d’éclats différents, et 2° entre les soleils d’égal éclat, mais de distances différentes. J’indique le nombre des étoiles qui résulte, î°des observations d’Herschel, de celles d’Argelander, 2° des calculs de Struve, de celui d’Arago, et 3° de la loi de l’Aslrogonie.
§ 458. Nombre des étoiles indigènes dédnit des observations d’Berschel. Faisant la comparaison entre les étoiles de 1 " grandeur et celles de G”, l’éclat est réduit à correspondant à une distance de 1 Od. Pour les étoiles de la 7' grandeur, la distance est de \ 4 d. Pour obtenir graduellement les distances des soleils admis d’un éclat
réel comme les étoiles composées, Herschel employa des télescopes de puissances croissantes; il trouvait des étoiles de distances plus grandes et dont le nombre croissait presque proportionnellement avec le volume de l’espace dans lequel les étoiles deviennent perceptibles.
En admettant la distance $ parcourue par la lumière en 3 ans comme étant celle qui sépare la Terre de l’étoile de 1" grandeur la moins éloignée, Herschel trouva par le calcul et par l’observation qu’il doit y avoir eu une distance 125 12 fois plus grande pour que la lumière en arrive en 36 ans et que la clarté 12’ = 144 fois s’affaiblisse par rapport à celle des étoiles de la 1'* grandeur.
§ 459. Distinction des étoiles. Les étoiles composées se distinguent des soleils simples non-seulement par leur éclat, mais encore par leurs déplacements. Ces déplacements n’ont pas lieu aux soleils on étoiles solaires, mais ils sc font en petit nombre aux étoiles de la 7* grandeur, car on en a trouvé 921. Cela fit connaître que de 14000 étoiles de 7* grandeur de l’hémisphère boréal, 1° une quantité q est composée d’étoiles claires, mais éloignées d’environ 245 et le reste 1 4000 — q est composé de soleils d’éclat faible, mais beaucoup moins éloignées. Ainsi !Me6 soleils de7* grandeur 6ont à une distance de 35, distance dans laquelle sont les étoiles composées de la 3* grandeur ; et 2° les soleils de 12* à 13* grandeur sont à une distance de 245, où se trouvent les étoiles composées mobiles et apparentes de 7e grandeur.
1* En distance de 245 nous voyons de la 7* graudeur 7000 étoiles composées trouvées par le calcul de Struve et 2* en distance de 35, nous voyons 7000 soleils touvés également par l’observation du même astronome et considérés comme un excédant dont il ne pouvait connaître la cause; c’est pourquoi il s’abstint de continuer le calcul en se basant sur l’égalité des clartés.
De son côté Herschel, en attribuant aux distances les